Emmanuel Macron à la télévision pour s'exprimer sur l'IA avant le Sommet de Paris

Le président Emmanuel Macron (Photo AFP)
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Publié le Dimanche 09 février 2025

Emmanuel Macron à la télévision pour s'exprimer sur l'IA avant le Sommet de Paris

  • Le président Emmanuel Macron prend à nouveau la parole dimanche soir à la télévision pour tenter d'affirmer la place de la France sur la carte mondiale de l'intelligence artificielle, à la veille du sommet de Paris sur cette technologie.
  • À cette occasion, des chefs d'État et de gouvernement, ainsi que des dirigeants du secteur, seront réunis pour débattre de multiples questions relatives aux intelligences artificielles.

PARIS : Le président Emmanuel Macron prend à nouveau la parole dimanche soir à la télévision pour tenter d'affirmer la place de la France sur la carte mondiale de l'intelligence artificielle, à la veille du sommet de Paris sur cette technologie qui doit réunir des dirigeants politiques et des chefs d'entreprise.

Le chef de l'État doit s'exprimer à 20 h 30 sur la chaîne France 2, deux jours après avoir présenté devant la presse régionale les grandes lignes de sa stratégie dans ce domaine, que le grand public a découvert il y a deux ans avec ChatGPT, le robot conversationnel de l'entreprise américaine OpenAI, capable de répondre à toutes sortes de questions posées par les utilisateurs.

Un autre outil développé par la même start-up, DALL-E, est capable de générer des images à partir de descriptions textuelles, tandis que d'autres modèles permettent de créer du son ou des vidéos.

L'IA a depuis bouleversé de nombreux pans de la société et la France — et plus largement l'Union européenne — tente de se faire une place dans la bataille face aux mastodontes américains et chinois.

« Si l'Europe se saisit de ce sujet, si elle simplifie et accélère les choses, elle a une carte à jouer. Aujourd'hui, tout est possible si nous avons une stratégie », a estimé vendredi Emmanuel Macron, tout en assurant vouloir rester vigilant face aux potentielles menaces que l'IA peut représenter.

L'entretien de dimanche soir sera donc une nouvelle occasion pour celui qui fut surnommé le président de la « startup nation » d'affirmer son soutien au développement de cette technologie, après l'annonce par l'exécutif de la création de 35 sites « prêts à l'emploi » pour accueillir des data centers, ces gigantesques bâtiments conçus notamment pour permettre l'entraînement des modèles d'IA.

Pour l'occasion, Emmanuel Macron sera également interrogé par le journaliste indien Matteo Giammarresi, l'Inde étant co-organisatrice du Sommet sur l'IA qui se tient lundi et mardi dans la capitale française.

- Régulation -

À cette occasion, des chefs d'État et de gouvernement, ainsi que des dirigeants du secteur, seront réunis pour débattre de multiples questions relatives aux intelligences artificielles, qu'elles soient diplomatiques, politiques, économiques, éthiques ou encore juridiques.

La participation d'une centaine de pays est annoncée, avec notamment le Premier ministre indien Narendra Modi, le vice-président des États-Unis J. D. Vance, le vice-Premier ministre chinois Zhang Guoqing, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le chancelier allemand Olaf Scholz.

Côté chefs d'entreprise, on attend notamment le fondateur de Mistral AI, Arthur Mensch, la pépite française du secteur, ainsi que le dirigeant d'OpenAI, Sam Altman.

Dans une tribune publiée samedi par le journal Le Monde, ce dernier a jugé que la France « est l'un des leaders mondiaux de cette technologie ».

« Ce succès français repose sur des politiques visant à encourager l'innovation et à créer les conditions permettant à nos entreprises de prospérer », a-t-il poursuivi.

Au-delà de l'enthousiasme qu'elle a pu faire naître, l'IA suscite aussi parfois des réserves en raison des menaces potentielles qui l'accompagnent.

Quels emplois va-t-elle détruire ? Quelles données personnelles récolte-t-elle et où vont-elles ? L'intelligence artificielle n'accroît-elle pas le risque de désinformation, d'arnaques en ligne et d'autres fléaux d'Internet ? Ne creuse-t-elle pas les inégalités culturelles, économiques ou générationnelles ?

Face à des acteurs privés très ambitieux, la demande de régulation est forte. Le président français a promis, pour la fin du sommet, mardi, une déclaration « avec des principes forts sur la protection des droits, l'environnement, l'intégrité de l'information, la propriété intellectuelle ».

Autant de sujets qui font écho aux inquiétudes manifestées samedi par une partie du monde culturel, réuni pour des débats liés à l'IA, et qui s'est notamment inquiété de l'utilisation de ses créations par ces outils sans rémunérer les ayants droit.


Liban: Macron appelle Israël à "renoncer à une offensive terrestre"

Le président français Emmanuel Macron préside une visioconférence des dirigeants du G7 pour discuter des répercussions de la guerre en Iran sur l’économie mondiale, dans le contexte du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, au palais de l’Élysée à Paris, le 11 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron préside une visioconférence des dirigeants du G7 pour discuter des répercussions de la guerre en Iran sur l’économie mondiale, dans le contexte du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, au palais de l’Élysée à Paris, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a appelé Israël à renoncer clairement à une offensive terrestre au Liban et le Hezbollah à cesser immédiatement ses attaques
  • La France soutient les efforts du Liban pour rétablir le contrôle total de l’État, tandis que la Syrie affirme désormais appuyer la souveraineté libanaise

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a appelé mercredi soir Israël à "clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban" et le Hezbollah à "immédiatement mettre fin à ses attaques", après s'être entretenu avec son homologue libanais Joseph Aoun.

"Le Hezbollah a commis une faute majeure en forçant le Liban à l’affrontement avec Israël. Il doit immédiatement mettre fin à ses attaques. De son côté, Israël doit clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban", a-t-il affirmé dans une publication sur le réseau social X.

Israël poursuit ses attaques visant le Hezbollah au Liban, entraîné le 2 mars dans la guerre au Moyen-Orient lorsque le mouvement pro-iranien a lancé une attaque sur Israël.

L'agence officielle Ani a fait état de nouvelles frappes mercredi soir dans le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, tandis que des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud.

Emmanuel Macron a également indiqué s'être entretenu avec son homologue syrien Ahmad al-Chareh, dont il assure qu'il "soutient les efforts des autorités libanaises pour restaurer le contrôle plein et entier de l’Etat sur leur territoire".

"Son soutien à la souveraineté libanaise marque une rupture nette avec le passé. C’est le gage de relations saines et constructives entre le Liban et la Syrie", a-t-il déclaré.

Les forces d'Ahmad al-Chareh, dont le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS) qu'il dirigeait et a depuis dissous, ont renversé en décembre 2024 l'ancien dirigeant syrien Bachar al-Assad, que le Hezbollah soutenait militairement.

Les présidents libanais et syrien ont convenu mardi de mieux "contrôler" leur frontière commune, au lendemain d'un incident, a annoncé Beyrouth.

Damas avait dénoncé dans la nuit précédente des tirs d'artillerie du Hezbollah vers son territoire, en pleine guerre entre Israël et le mouvement chiite libanais soutenu par l'Iran.


Liban: la France triple son soutien humanitaire et envoie 60 tonnes d'aide

Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
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  • "Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes"
  • Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français

PARIS: La France s'apprête à tripler son soutien humanitaire au Liban, en y dépêchant jeudi 60 tonnes d'aide pour les réfugiés quittant le sud du pays où Israël mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie française

"Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes, mais aussi un poste sanitaire mobile", a déclaré Jean-Noël Barrot sur TF1.

Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français, selon lui.

Paris s'apprête par ailleurs à fournir "plusieurs dizaines" de véhicules de l'avant-blindé (VAB) aux forces armées libanaises, "dont nous considérons qu'elles sont seules légitimes à assurer la sécurité du Liban", a rappelé le ministre, qui a à nouveau appelé le Hezbollah à "cesser ses attaques sur Israël" et "à rendre ses armes aux autorités libanaises".

Quelque 760.000 personnes ont été déplacées depuis le début de la campagne de frappes, lancée en réponse à des tirs du Hezbollah, selon des chiffres publiés mardi par le gouvernement libanais.

Depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël, près de 500 personnes ont été tuées.


Le Hezbollah doit se désarmer, Israël s'abstenir d'une opération d'envergure, selon Paris

 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
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  • La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises"
  • Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations"

PARIS: La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure".

Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations", selon une déclaration du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Elle appelle en outre Israël "à s'abstenir de toute intervention terrestre ou d'envergure durable au Liban, dont l'intégrité territoriale et la souveraineté doivent être respectées".

La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises", saluant leur décision le 2 mars dernier d'interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah.

La conférence du 5 mars, annulée en raison du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, était destinée à lever des fonds pour renforcer les forces de sécurité intérieures et l'armée libanaise, qui manquent cruellement de moyens financiers et d'équipements.

Cette aide était jugée fondamentale alors que l'armée libanaise était engagée dans un processus de désarmement du Hezbollah.

L'armée libanaise avait indiqué en janvier avoir achevé la première phase de ce plan de désarmement, couvrant la région située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. La deuxième phase, concernant une zone située au nord du fleuve, devait commencer.

En déplacement au Liban début février, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait jugé positif le processus de désarmement, estimant qu'au sud du fleuve Litani, il n'y avait plus de menaces vers le nord d'Israël.

Il avait aussi demandé à l'Iran de cesser d'être une force déstabilisatrice au Liban alors qu'Israël suspectait le Hezbollah de se réarmer avec l'aide de Téhéran.

Les autorités israéliennes ont constamment jugé insuffisants les progrès dans le désarmement du groupe pro-iranien qui a fini par entraîner le Liban dans la guerre début mars.