Le PIF d'Arabie saoudite offre des opportunités d'investissement de 10,67 milliards de dollars pour renforcer les industries locales

Le gouverneur du PIF, Yasir al-Rumayyan, s'exprime lors du Forum du secteur privé du PIF à Riyad, mercredi (Photo AN, par Nadin Hassan)
Le gouverneur du PIF, Yasir al-Rumayyan, s'exprime lors du Forum du secteur privé du PIF à Riyad, mercredi (Photo AN, par Nadin Hassan)
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Publié le Jeudi 13 février 2025

Le PIF d'Arabie saoudite offre des opportunités d'investissement de 10,67 milliards de dollars pour renforcer les industries locales

  • Le Fonds d'investissement public de l'Arabie saoudite offre des opportunités d'investissement d'une valeur de 40 milliards de riyals saoudiens (10,67 milliards de dollars) par le biais de sa plateforme du secteur privé
  • Avec des actifs dépassant les 700 milliards de dollars, le PIF joue un rôle central dans la diversification économique de l'Arabie saoudite dans le cadre de la Vision 2030

RIYAD : Le Fonds d'investissement public de l'Arabie saoudite offre des opportunités d'investissement d'une valeur de 40 milliards de riyals saoudiens (10,67 milliards de dollars) par le biais de sa plateforme du secteur privé afin de renforcer les industries locales, les chaînes d'approvisionnement et la croissance des entreprises, a déclaré son gouverneur.

S'exprimant lors du troisième forum du secteur privé du PIF à Riyad, Yasir al-Rumayyan a souligné que le fonds souverain du Royaume et les entreprises de son portefeuille ont investi environ 400 milliards de RS dans le contenu local entre 2020 et 2023, avec le soutien du programme MUSAHAMA de développement du contenu local.

Avec des actifs dépassant les 700 milliards de dollars, le PIF joue un rôle central dans la diversification économique de l'Arabie saoudite dans le cadre de la Vision 2030. M. al-Rumayyan a souligné que la croissance durable est le fruit de réformes réglementaires et d'efforts de diversification économique, le PIF jouant un rôle clé à cet égard.

Le gouverneur du fonds a déclaré que les partenariats avec les entreprises privées restent essentiels à la stratégie du PIF, alors que l'Arabie saoudite poursuit ses réformes réglementaires pour favoriser la croissance économique à long terme.

Selon M. al-Rumayyan, les efforts du fonds ont permis d'augmenter de manière significative la contribution du contenu local, faisant passer sa part de 47% à 53% dans l'ensemble du PIF et de ses filiales.

Lors de son discours d'ouverture, Jerry Todd, chef de la division du développement national au PIF, s'est adressé aux 10 000 participants du secteur privé, soulignant que le forum est conçu pour fournir des informations essentielles et un accès à trois domaines d'opportunités majeurs.  

"Pour les fournisseurs, il y a 100 entreprises du portefeuille du PIF à côté dans le hall principal, prêtes à discuter de leurs priorités en matière d'approvisionnement et à vous montrer comment vous pouvez vous inscrire et vous qualifier en tant que fournisseur", a déclaré M. Todd.

« Pour les développeurs de la chaîne d'approvisionnement, nous aurons des sessions dédiées à l'automobile, au transport et à la logistique, et pour les investisseurs, 14 entreprises du portefeuille du FIP partageront des opportunités au cours des deux prochains jours », a-t-il ajouté.

M. Todd a également fait le point sur deux initiatives récemment lancées dans le but d'encourager les talents saoudiens.   

« La première, mentionnée par le gouverneur, est notre programme de fabrication accélérée. Treize petites et moyennes entreprises ont été sélectionnées parmi 350 candidats pour un programme intensif de six mois qui a débuté en septembre dernier », a-t-il déclaré.

« Elles obtiendront leur diplôme demain et ont déjà conclu 12 accords commerciaux et deux accords de développement de produits avec des entreprises du portefeuille du PIF. Sept protocoles d'accord avec le secteur privé seront signés au cours des deux prochains jours, et ils ont accédé à sept nouveaux marchés d'exportation », a-t-il expliqué.  

Lors de sa présentation du concours de design MUSAHAMA, M. Todd a souligné la deuxième initiative : « 373 étudiants en architecture saoudiens et 160 cabinets de design locaux émergents ont participé pour réimaginer un espace communautaire au sein de l'un de nos projets ROSHN, en mettant l'accent sur l'optimisation de l'utilisation de matériaux de construction locaux ». 

M. Todd a déclaré que le forum servait de plateforme aux entreprises pour explorer les opportunités dans trois domaines clés : la fourniture de biens et de services aux entreprises du portefeuille du PIF, le développement de chaînes d'approvisionnement locales basées sur la technologie pour soutenir les secteurs émergents, et l'investissement dans l'économie en expansion rapide de l'Arabie saoudite.  

"Je vous encourage à rencontrer les participants à ces deux programmes. Leurs progrès, leur potentiel et leur énergie sont une source d'inspiration et nous rappellent à tous nos jeunes, qui sont le plus grand atout de notre nation", a déclaré M. Todd.

Il a conclu en exhortant le secteur privé à collaborer à la stimulation de la demande locale, à l'expansion des chaînes d'approvisionnement nationales et à la création d'opportunités d'investissement dans tout le Royaume.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Talc et cancer : Johnson & Johnson propose 5,5 milliards de dollars pour clore la bataille judiciaire

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  • J&J récuse que ses produits à base de talc aient pu être à l'origine de cancers, mais a cessé de vendre sa poudre pour bébé à base de talc aux Etats-Unis et au Canada en 2020
  • J&J a déjà réglé la majorité des litiges accusant sa poudre de talc de contenir des traces d’amiante, jugées responsables de cancers

NEW YORK: Johnson & Johnson (J&J) est prêt à payer 5,5 milliards de dollars pour régler des dizaines de milliers de procédures judiciaires liées à des produits à base de talc accusés de provoquer des cancers ovariens, a annoncé le géant pharmaceutique américain lundi.

La proposition d'accord vise à mettre un terme à des années de bataille judiciaire en couvrant 76.000 plaintes, soit presque tous les recours liés à ces produits qui pèsent encore sur le groupe basé dans le New Jersey, selon la même source.

J&J récuse que ses produits à base de talc aient pu être à l'origine de cancers, mais a cessé de vendre sa poudre pour bébé à base de talc aux Etats-Unis et au Canada en 2020.

Pour Erik Haas, vice-président du groupe chargé du contentieux, les plaintes "manquent de fondement scientifique".

La proposition sur la table "permet à l’entreprise de tourner la page de cette affaire et de rester concentrée sur sa mission: développer des médicaments et des dispositifs qui sauvent des vies", a-t-il déclaré dans un communiqué.

J&J a déjà réglé la majorité des litiges accusant sa poudre de talc de contenir des traces d’amiante, jugées responsables de cancers.

Le géant américain est également visé par une plainte au Royaume-Uni, déposée en 2025 sur la base d'accusations similaires.

Le cabinet qui a engagé cette procédure devant la Haute Cour de Londres dit représenter plus de 3.000 plaignants et estime que le montant du dédommagement réclamé pourrait s'élever "à plus d'un milliard de livres" (1,3 milliard d'euros).

Les plaignants affirment qu’eux-mêmes ou un membre de leur famille ont développé différents types de cancer de la plèvre, du péritoine ou des ovaires après avoir utilisé la poudre pour bébé de J&J.

Le produit incriminé avait été retiré du marché britannique en 2023, trois ans après les Etats-Unis et le Canada

 

 


Devoir de vigilance : TotalEnergies fait appel de la décision lui enjoignant d'intégrer les émissions CO2 de ses clients

TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance. (AFP)
TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance. (AFP)
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  • Le tribunal judiciaire de Paris a estimé le 25 juin que le plan de vigilance actuel du géant pétrogazier était "incomplet", lui accordant six mois pour se mettre en conformité sous peine d'un nouveau contrôle judiciaire prévu début 2027
  • Le devoir de vigilance, introduit dans le droit français en 2017, impose aux grandes entreprises françaises de publier un document cartographiant les risques graves pour les droits humains, la santé et l'environnement

PARIS: TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance.

"Imposer à des entreprises du secteur de l'énergie ou de la défense, de l'aéronautique ou de l'automobile… un contrôle des risques résultant de l'utilisation de leurs produits par leurs clients n'apparaît pas conforme aux objectifs de la loi, ni aux principes de sécurité juridique et de liberté d'entreprendre", fait valoir le géant français de l'énergie dans son communiqué.

Le tribunal judiciaire de Paris a estimé le 25 juin que le plan de vigilance actuel du géant pétrogazier était "incomplet", lui accordant six mois pour se mettre en conformité sous peine d'un nouveau contrôle judiciaire prévu début 2027.

Le devoir de vigilance, introduit dans le droit français en 2017, impose aux grandes entreprises françaises de publier un document cartographiant les risques graves pour les droits humains, la santé et l'environnement liés à leurs activités et à celles de leurs partenaires commerciaux, et de mettre en oeuvre des "mesures de vigilance raisonnable" pour les prévenir.

L'injonction du tribunal a été assortie de l'exécution provisoire, ce qui signifie que le groupe doit s'y conformer immédiatement, et que son appel ne suspend pas la décision.

TotalEnergies précise avoir décidé de faire appel "après délibération de son conseil d'administration".

Dans son communiqué, le groupe s'appuie sur la décision du ministère public, qui a "estimé que le changement climatique est un phénomène mondial qui est +l'affaire de tous mais essentiellement une responsabilité de la communauté internationale des Etats+".

TotalEnergies argue également que "la loi sur le devoir de vigilance vise à responsabiliser les entreprises sur les risques d'atteinte résultant de leurs activités, de celles de leurs filiales et de leurs fournisseurs et sous-traitants, mais ne vise pas les activités de leurs clients sur lesquelles l'entreprise ne dispose pas de contrôle".

"Ce n'est pas TotalEnergies qui décide si un automobiliste choisit de rouler à l'essence, au biodiesel ou avec un véhicule électrique", ajoute le géant pétrogazier.

Ce dossier s'inscrit dans une vague mondiale de contentieux climatiques visant les multinationales.

Dans une affaire similaire, la Cour suprême des Pays-Bas doit notamment se prononcer en dernière instance sur le groupe Shell, après l'annulation en appel d'un jugement historique de 2021 qui lui ordonnait de réduire ses émissions de 45% d'ici 2030.

 


TotalEnergies double son bénéfice, porté par les prix élevés liés à la guerre au Moyen-Orient

Le logo de TotalEnergies dans une station-service à Genech, dans le nord de la France, le 5 octobre 2022. (AFP)
Le logo de TotalEnergies dans une station-service à Genech, dans le nord de la France, le 5 octobre 2022. (AFP)
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  • TotalEnergies double son bénéfice net trimestriel à 5,4 milliards de dollars grâce aux prix élevés des hydrocarbures
  • Ces profits relancent le débat sur une taxe des superprofits pétroliers en France

PARIS: Après un début d'année euphorique, le géant français pétro-gazier TotalEnergies est de nouveau dans le viseur des partisans d'une surtaxe des superprofits pétroliers après avoir annoncé jeudi un doublement en un an de son bénéfice net du 2e trimestre, à 5,4 milliards de dollars, dopé par les prix élevés des hydrocarbures liés au conflit au Moyen-Orient.

"Dans un environnement de prix élevé en lien avec le conflit au Moyen-Orient, TotalEnergies tire parti de son modèle intégré et de sa diversification pour afficher au deuxième trimestre un résultat net ajusté (indicateur suivi par les analystes) de 6 milliards de dollars", s'est félicité le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, dans un communiqué.

Avec un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars sur l'ensemble du premier semestre, en progression de 73% sur un an, TotalEnergies fait mieux que les 10,6 milliards de dollars enregistrés au premier semestre 2022, année du déclenchement de la guerre en Ukraine.

Son bénéfice net du 2e trimestre, en hausse de 100% (contre 2,7 milliards un an plus tôt), reste cependant en deçà des attentes des investisseurs. Le groupe a connu "une baisse significative" dans son secteur stratégique du gaz naturel liquéfié (GNL), "du fait d’une contreperformance" dans le négoce (achat-vente) dans un marché faible en Europe, a expliqué l'entreprise.

TotalEnergies avait déjà annoncé en avril un bond de 51% son bénéfice net pour les trois premiers mois de l'année, portés par l'envolée et la volatilité des prix du pétrole et du gaz, au début de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.

Cette performance exceptionnelle avait relancé les appels à la taxation des "super-profits" pétroliers, alors que le groupe est souvent critiqué pour la faiblesse, voire l'absence, de son impôt sur les sociétés en France au regard de ses énormes bénéfices mondiaux.

"TotalEnergies n’aura jamais aussi bien +capturé+ les bénéfices de guerre sur le dos des consommateurs", a ironisé jeudi sur X le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le député de gauche Eric Coquerel (LFI), tandis que la porte-parole du gouvernement français et ministre déléguée à l'Energie Maud Bregeon a répété qu'elle refuserait "toujours de rentrer dans le +Total bashing+".

"C'est une chance d'avoir en France un grand énergéticien mondial capable d'assurer l'approvisionnement des Français" et de "nous aider à tirer les prix vers le bas", a-t-elle dit sur RMC/BFMTV en référence au plafonnement des prix des carburants relancé mercredi par le groupe.

- "Faire payer les pollueurs" -

Au moment où "la France suffoque sous des canicules successives, causées par le changement climatique dont l’industrie du pétrole et du gaz est largement responsable, ces profits apparaissent particulièrement indécents", ont critiqué une coalition d'ONG (Greenpeace France, 350.org, CCFD-Terre Solidaire, Notre Affaire à Tous, Réseau Action Climat, Oxfam France), soulignant "l’urgence de taxer les profits des multinationales du pétrole et du gaz".

"Alors que les gouvernements se réuniront à New York en août pour négocier une Convention fiscale de l’ONU, ils ont une occasion historique de faire payer les pollueurs et de financer la protection dont les populations ont désespérément besoin", a commenté aussi Fanny Petitbon, directrice pays France de 350.org.

Entre avril et juin, la production de pétrole et de gaz de TotalEnergies a progressé de plus de 4% sur un an, grâce à la montée en puissance de projets au Brésil, aux Etats-Unis et en Libye, qui ont "compensé pour partie l’impact des pertes de production au Moyen-Orient" de l’ordre de 210.000 barils équivalent pétrole par jour, "en moyenne sur le trimestre".

Bien qu'une partie de cette production n'ait pas pu être expédiée, "compte tenu des difficultés d’accès au détroit d’Ormuz", la branche reine de l'exploration-production est restée en croissance, selon le groupe.

Son pôle de raffinage, pétrochimie et négoce a lui aussi profité de la hausse des prix des produits raffinés et des activités très rentables de négoce de brut, dans un contexte de forte instabilité des cours. Ce segment "aval" a ainsi dégagé un résultat opérationnel net ajusté à 2,3 milliards de dollars au 2e trimestre (+24%).

Le groupe a confirmé ses "priorités données au dividende et au désendettement de l’entreprise". Il distribuera à ses actionnaires un deuxième acompte sur le dividende de l'année 2026, d’un montant de 0,90 euro par action, en hausse de 5,9% par rapport à 2025.