Le pape François hospitalisé à Rome pour une bronchite

Problèmes de hanche, douleurs au genou, opérations, infections respiratoires: le pape François, qui a eu 88 ans mi-décembre, a affiché ces dernières années une santé déclinante et subi plusieurs alertes, qui ne l'ont pas empêché de maintenir un agenda chargé au Vatican. (AFP)
Problèmes de hanche, douleurs au genou, opérations, infections respiratoires: le pape François, qui a eu 88 ans mi-décembre, a affiché ces dernières années une santé déclinante et subi plusieurs alertes, qui ne l'ont pas empêché de maintenir un agenda chargé au Vatican. (AFP)
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Publié le Vendredi 14 février 2025

Le pape François hospitalisé à Rome pour une bronchite

  • Le pape, qui souffre de cette bronchite depuis la semaine dernière, avait dû renoncer mercredi à lire sa catéchèse lors de son audience générale hebdomadaire en raison de ses difficultés respiratoires
  • "Je me permets maintenant de demander au prêtre de lire. Moi avec ma bronchite je ne peux pas", avait-il déclaré le pape après avoir lu quelques lignes

CITE DU VATICAN: Le pape François, qui a accumulé les problèmes de santé ces dernières années, a été hospitalisé vendredi dans un hôpital de Rome pour soigner une bronchite provoquant de fortes difficultés respiratoires.

A l'issue de ses audiences matinales, au cours desquelles il a notamment reçu le Premier ministre slovaque Robert Fico, le pontife argentin de 88 ans s'est rendu à l'hôpital Gemelli, annoncé le Vatican dans un bref communiqué.

L'établissement dispose d'un étage spécialement aménagé, avec notamment une chapelle, pour recevoir le pape.

Le pape, qui souffre de cette bronchite depuis la semaine dernière, avait dû renoncer mercredi à lire sa catéchèse lors de son audience générale hebdomadaire en raison de ses difficultés respiratoires.

"Je me permets maintenant de demander au prêtre de lire. Moi avec ma bronchite je ne peux pas", avait-il déclaré le pape après avoir lu quelques lignes.

Il y a une semaine, le pape avait déjà demandé au cours de l'audience générale à un assistant de lire la catéchèse, disant qu'il avait un "méchant rhume" qui lui donnait "des difficultés" à parler.

Le lendemain, le Vatican avait annoncé que François, élu en 2013, tiendrait à son domicile les audiences prévues lors des deux journées suivantes en raison de sa bronchite.

Problèmes de hanche, douleurs au genou, opérations, infections respiratoires: le pape François, qui a eu 88 ans mi-décembre, a affiché ces dernières années une santé déclinante et subi plusieurs alertes, qui ne l'ont pas empêché de maintenir un agenda chargé au Vatican.

Le chef de l'Eglise catholique se déplace depuis 2022 en fauteuil roulant en raison de douleurs persistantes au genou, et doit s'appuyer sur une canne lors des rares moments où il est debout.

Ces derniers mois, il a été contraint à plusieurs reprises de déléguer la lecture de ses discours voire d'annuler sa participation à des évènements pour raisons de santé.

En décembre 2023, François, qui a subi une ablation partielle d'un poumon dans sa jeunesse, avait ainsi dû annuler à cause d'une bronchite une visite à Dubaï pour participer à la COP28 de l'ONU sur le climat.

Fin mars, le jésuite argentin avait dû annuler à la dernière minute sa participation au Chemin de Croix au Colisée de Rome, avant de présider les célébrations de Pâques deux jours plus tard.

En juin 2023, Jorge Bergoglio avait été hospitalisé pendant 10 jours à l'hôpital Gemelli de Rome après une opération d'une hernie abdominale sous anesthésie générale.

Il y avait également été hospitalisé en mars 2023 pendant trois jours pour une bronchite et une dizaine de jours en juillet 2021 après une opération du côlon.

Malgré ces alertes médicales à répétition, François conserve un emploi du temps chargé, avec parfois une dizaine de rendez-vous dans la même matinée.

Il continue aussi de voyager et a même effectué en septembre le plus long voyage de son pontificat, un périple de 12 jours aux confins de l'Asie du sud-est et de l'Océanie.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.