Un séjour de luxe à Shebara, au cœur de la mer rouge, en Arabie saoudite

La dernière station balnéaire du Royaume, Shebara, sur la mer Rouge, se démarque par son design futuriste. (Photo fournie)
La dernière station balnéaire du Royaume, Shebara, sur la mer Rouge, se démarque par son design futuriste. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 14 février 2025

Un séjour de luxe à Shebara, au cœur de la mer rouge, en Arabie saoudite

  • La dernière station balnéaire du Royaume est-elle à la hauteur de son prix exorbitant ?

MER ROUGE : Les villas sur l'eau continuent d'attirer les vacanciers du monde entier, mais la dernière station balnéaire du Royaume, Shebara, sur la mer Rouge, sort de l'ordinaire avec ses conceptions futuristes.

Il est rare que l'architecture d'une station balnéaire soit considérée comme son plus grand attrait, mais c'est exactement ce que Killa Design, le studio à l'origine de l'emblématique Musée du futur de Dubaï, a réussi à faire avec ses nacelles en acier inoxydable argenté qui parsèment l'océan dans une courbe en forme de collier, à 25 kilomètres des côtes de l'Arabie saoudite.

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Les nacelles en acier inoxydable argenté ponctuent l'océan dans une courbe en forme de collier, à 25 kilomètres des côtes de l'Arabie saoudite. (Photo fournie)

La plupart des visiteurs arriveront du reste du Royaume par l'aéroport international de la mer Rouge. Actuellement, il s'agit d'un aéroport efficace à deux salles - jusqu'à ce que les promoteurs construisent un aéroport plus grand destiné à accueillir des vols internationaux - les touristes prêts pour la plage arrivent à Shebara en 30 à 40 minutes de bateau ou en 30 minutes d'hydravion au départ de l'aéroport voisin, qui dessert actuellement les vols intérieurs de Djeddah et de Riyad.

La lumière du soleil se reflète sur les 73 villas orbitales du complexe lorsque les clients s'approchent, la surface miroitante de chaque module changeant de la lumière du soleil au coucher du soleil. Les Beach Villas et les Overwater Villas sont disponibles avec une ou deux chambres.

Le complexe, qui serait entièrement alimenté par une ferme solaire sur place, dispose de tous les équipements que l'on peut attendre pour le prix de 9 000 riyals saoudiens (un peu moins de 2 400 $) par nuit (pour une Beach Villa à une chambre), mais, comme nous l'avons dit, ce sont les spacieux espaces de vie eux-mêmes qui sont le clou du spectacle. Le spa de luxe, la salle de sport bien équipée et les offres de sports nautiques ne sont là que pour compléter les chambres, dont l'extérieur et l'intérieur sont dignes d'un film de Bond.

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Les espaces intérieurs, conçus par le Studio Paolo Ferrari, constituent un véritable chef-d'œuvre en matière d'expérience immersive. (Photo fournie)

Les espaces intérieurs, conçus par le Studio Paolo Ferrari, constituent un véritable chef-d'œuvre en matière d'expérience immersive : les courbes en acier, les touches d'orange brûlé et les murs incurvés revêtus de cuir ne sont peut-être pas du goût de tout le monde, mais il s'agit d'une expérience, qui s'accompagne d'un bar à boutons réfléchissants, semblable à un scarabée géant, situé près de l'espace de vie.

Une kitchenette entièrement équipée est un atout pour les clients désireux d'utiliser les différents gadgets Nespresso. Dans la salle de bains - même la villa Overwater à une chambre mesure 188 mètres carrés - vous trouverez une baignoire sur pied et une salle de douche séparée et incurvée.

De l'éclairage à la climatisation en passant par les portes-fenêtres, tout est commandé par écran tactile ou par bouton. Les portes-fenêtres s'ouvrent sur une mer d'un bleu infini, avec une petite piscine et deux places assises sur une terrasse en marbre. Pour les clients en quête de davantage d'intimité lors de leurs baignades, il est important de noter que la piscine sur la terrasse des villas sur l'eau et l'espace hamac flottant ne sont pas protégés des regards.

Les clients voyageant en groupes plus importants peuvent réserver un îlot entier - l'option Beachfront Crown Villas Ensemble, qui comprend une villa de trois chambres et trois villas d'une chambre. L'ensemble Beachfront Royal Villas, situé sur l'île séparée de Sheybarah et doté d'un quai privé, est également disponible. Cette option comprend une villa de quatre chambres et trois villas d'une chambre.

Promenez-vous ou optez pour un buggy pour traverser les dunes douces magnifiquement aménagées jusqu’au spa, où vous pourrez profiter d’un menu varié de massages, de soins du visage et d’un hammam. L’espace de relaxation après le soin, comprenant un sauna et un hammam, demeure toutefois un peu exigu.

Les options de restauration comprennent iki.roe, qui sert une cuisine japonaise-nikkei moderne; Ariamare, dirigé par le chef restaurateur Marco Garfagnini, dont le menu propose des saveurs méditerranéennes ; Lunara, une brasserie internationale ; et Saria Pool Bar & Grill, un établissement en bord de mer spécialisé dans la cuisine levantine. Solera, un bar de piscine réservé aux adultes, est l'endroit idéal pour admirer un spectaculaire coucher de soleil avec un mocktail à la main.

Dans l’ensemble, il s’agit d’un lieu d’un luxe absolu. Mais il faut dire que les stations balnéaires doivent faire face à plus que leur part d'usure en raison des conditions météorologiques auxquelles elles sont confrontées. Il est peut-être injuste de s'attendre à ce que les nombreuses surfaces en verre et en acier du complexe soient toujours claires et brillantes, mais si nous devions pinailler - et à ce niveau de prix, nous devons sûrement le faire - une plus grande attention pourrait être accordée aux détails dans les zones publiques, car tout cela contribue à l'expérience. Cela dit, les chambres elles-mêmes sont impeccables.

Si Mère Nature défie quotidiennement le personnel d'entretien de l'hôtel, elle demeure également à l'origine de l'un des plus beaux atouts de Shebara : la plongée avec masque et tuba, un incontournable, car la mer Rouge est renommée pour la richesse de sa faune et de sa flore marines, ses eaux cristallines aux nuances bleu-vert et ses coraux colorés.

Bien que des complexes similaires existent à travers le monde, l’architecture innovante et la nouvelle conception de la vie en bord de mer font de Shebara une destination incontournable.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
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  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.

 

 


A Tyr, dans le sud du Liban, des joyaux de l'antiquité sous les bombes israéliennes

Fumée s’élevant après une frappe aérienne israélienne, en arrière-plan du site archéologique des ruines de l’ancien port phénicien à Tyr, dans le sud du Liban, le 23 mars 2026. Au site d’Al-Bass, seul un symbole de l’UNESCO rappelle la protection des vestiges antiques, désormais menacés par les frappes. (AFP)
Fumée s’élevant après une frappe aérienne israélienne, en arrière-plan du site archéologique des ruines de l’ancien port phénicien à Tyr, dans le sud du Liban, le 23 mars 2026. Au site d’Al-Bass, seul un symbole de l’UNESCO rappelle la protection des vestiges antiques, désormais menacés par les frappes. (AFP)
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  • Le site antique de Tyr, classé à l’UNESCO, est protégé symboliquement par l’initiative « Boucliers bleus », mais reste exposé aux frappes israéliennes dans le contexte du conflit avec le Hezbollah
  • Les attaques ont déjà causé des victimes civiles à proximité des vestiges, suscitant des inquiétudes sur la protection du patrimoine archéologique du sud du Liban en pleine guerre

TYR: Le "bouclier" pourra-t-il arrêter la foudre? Sur le site archéologique d'Al-Bass, dans le sud du Liban, aucune présence militaire mais un panneau symbolique de l'Unesco flanqué d'un écusson bleu et blanc, unique rempart pour protéger les ruines antiques des bombes israéliennes.

Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah le 2 mars.

L'initiative "Boucliers bleus", lancée par un comité lié à l'Unesco, concerne une trentaine de sites au Liban, dont celui de Tyr. C'est d'abord un message adressé à l'armée israélienne: la convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Le 6 mars, une frappe israélienne s'est abattue à quelques mètres des poteries anciennes. Huit personnes, une famille entière, ont été tuées, selon les autorités. Leur maison, pulvérisée par l'explosion, n'est plus qu'un amas de gravats, à côté d'une voiture calcinée. 

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Un emblème de protection renforcée, symbole du droit international humanitaire, est affiché sur le site de l’hippodrome romain à Tyr, le 23 mars 2026. À Al-Bass, aucun dispositif militaire, seulement un signe censé protéger les ruines antiques, désormais touchées par les frappes. (AFP)

"C'était nos voisins, ils vivaient ici depuis des décennies (...) Ils pensaient que la proximité du site les protégerait parce qu'il est classé au patrimoine mondial de l'Unesco, qu'il ne serait pas touché", raconte Nader Saqlaoui, directeur des fouilles archéologiques dans le sud, rattaché au ministère de la Culture.

Détail macabre, l'équipe venue inspecter d'éventuels dégâts sur les monuments a, dit-il, "découvert des restes humains sur le toit du musée" encore en construction.

Celui-ci a subi quelques dommages, ses vitres ont volé en éclats, mais l'explosion n'a pas atteint la nécropole des IIe et IIIe siècles, ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, témoins d'une époque romaine prospère.

Beaucoup d'habitants de la ville ont fui, à la suite d'un appel à évacuer d'Israël, mais quelques milliers sont restés, avec des combattants du Hezbollah pro-iranien - et les précieux vestiges.

Durant l'Antiquité, la ville fut un important port phénicien, avant d'être conquise par Alexandre le Grand, puis l'Empire romain.

Le ministre de la Culture Ghassan Salamé a dénoncé une "agression" d'Israël.

"Il n'existe aucune présence militaire ou sécuritaire sur ces sites (archéologiques, NDLR) et un tel argument ne peut être utilisé pour les bombarder ou y porter atteinte", a-t-il fustigé dans un communiqué.

Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne, qui dit viser le Hezbollah, n'a pas commenté dans un premier temps.

- Transport risqué -

Les archéologues doivent encore examiner les vieilles pierres pour détecter d'éventuelles fissures ou altérations qui pourraient avoir été provoquées par l'onde de choc.

"Le Liban est plein de richesses archéologiques (...) et les dépôts de Beyrouth n'ont pas la capacité d'accueillir tous ces objets" menacés, raconte David Sassine, expert de l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine (Aliph), une fondation qui aide le gouvernement à aménager des lieux sécurisés pour les objets de valeur.

Le dilemme est double: rien ne garantit qu'ils seront davantage en sécurité dans la capitale, elle-même bombardée régulièrement par Israël, et le transport des objets depuis le sud du pays, même sous escorte militaire, "reste risqué", dit-il. 

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Caisses remplies de fragments de poteries antiques après une frappe israélienne près de l’hippodrome romain à Tyr, au sud du Liban, le 23 mars 2026. À Al-Bass, un simple emblème de protection marque un site archéologique désormais touché par les frappes. (AFP)

Lors du précédent conflit de 2023-2024, des pièces d'or, des amphores plurimillénaires et des sarcophages de grande valeur avaient ainsi été transférés à Beyrouth - où ils se trouvent encore.

Les environs immédiats de Tyr avaient déjà été touchés. Et la citadelle de Chamaa, une forteresse médiévale de la zone frontalière, a été à moitié détruite par l'armée israélienne.

Le directeur des fouilles ne se fait pas beaucoup d'illusion.

"Les Israéliens savent tout, même la pointure de vos chaussures (...) Ils savaient très bien où se trouvait le site", assure M. Saqlaoui. "Nous avons vécu au moins six guerres avec Israël (...) ça ne les a pas empêché d'attaquer des sites archéologiques". 

Mustafa Najdi, employé comme gardien, était présent à Al-Bass le jour du bombardement: "j'ai entendu un choc très violent et j'ai pris la fuite avant de prévenir les responsables", dit-il.

"Personne ne s'intéresse à nous", dénonce le trentenaire à la barbe épaisse, appelant "tous ceux qui le peuvent à faire pression pour mettre fin à cette barbarie".

"Cette civilisation représente l'histoire et elle nous représente tous, Libanais comme non Libanais".