Israël attend la libération samedi de trois otages à Gaza

Cette deuxième phase doit permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier gigantesque estimé par l'ONU à plus de 53 milliards de dollars. (AFP)
Cette deuxième phase doit permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier gigantesque estimé par l'ONU à plus de 53 milliards de dollars. (AFP)
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Publié le Vendredi 14 février 2025

Israël attend la libération samedi de trois otages à Gaza

  • Les otages sont Sacha Trupanov, ressortissant israélo-russe, Sagui Dekel-Chen, israélo-américain, et Yair Horn, israélo-argentin, précise le bureau dans un communiqué
  • La Croix-Rouge s'était dite peu avant "très inquiète" du sort des otages retenus depuis 16 mois dans la bande de Gaza

JERUSALEM: Le bureau du Premier ministre israélien a indiqué vendredi avoir reçu les identités de trois otages israéliens devant être libérés de le bande de Gaza samedi dans le cadre de l'accord de trêve avec le mouvement islamiste palestinien Hamas.

Les otages sont Sacha Trupanov, ressortissant israélo-russe, Sagui Dekel-Chen, israélo-américain, et Yair Horn, israélo-argentin, précise le bureau dans un communiqué.

La Croix-Rouge s'était dite peu avant "très inquiète" du sort des otages retenus depuis 16 mois dans la bande de Gaza.

L'un des ex-otages, Keith Siegel, un Israélo-américain de 65 ans, a raconté les "conditions inimaginables" dans lesquelles il a été détenu pendant 484 jours, avant sa libération le 1er février. "Je suis un survivant (...) chaque jour me semblait être le dernier", a-t-il raconté dans un message vidéo.

"Affamé et torturé" 

"Je vivais dans la peur constante (...) J'étais affamé et j'étais torturé, à la fois physiquement et émotionnellement. Quand la guerre s'est intensifiée, les terroristes qui me retenaient m'ont traité encore plus mal que d'habitude", a ajouté cet homme à la voix posée.

"Les terroristes m'ont donné des coups de pied, m'ont craché dessus et m'ont retenu sans eau, sans lumière et sans air à respirer."

Après une médiation menée par l'Egypte et le Qatar, le Hamas s'était dit prêt jeudi à respecter le calendrier prévu par l'accord de trêve, après avoir menacé de bloquer les libérations d'otages en accusant Israël de violations du cessez-le-feu, notamment d'entraver l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire en ruines.

La trêve, entrée en vigueur après 15 mois de guerre et pour une durée initiale de 42 jours, a déjà permis la libération de 16 otages israéliens contre 765 prisonniers palestiniens.

Mais lors du cinquième échange, le 8 février, le Hamas avait remis au CICR trois otages très affaiblis physiquement, lors d'une mise en scène qui avait provoqué la colère en Israël.

Le CICR, qui prône une neutralité absolue, avait alors demandé au Hamas de veiller à ce que les échanges à venir se déroulent dans un cadre plus privé et plus digne.

Le CICR s'est dit vendredi "très inquiet des conditions de vie des otages". "Les dernières opérations de libération renforcent la nécessité urgente pour le CICR d'avoir accès aux personnes retenues en otages", a-t-il déclaré sur X.

Deuxième phase incertaine 

Les otages ont été enlevés en Israël lors de l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre. Sur 251 personnes alors emmenées de force à Gaza, 73 s'y trouvent toujours, dont au moins 35 sont mortes, selon l'armée israélienne.

Durant la première phase de la trêve, 33 otages et 1.900 détenus doivent être libérés.

Mais la suite du cessez-le-feu reste incertaine, alors que les négociations sur la deuxième phase, censée prendre effet début mars, n'ont toujours pas commencé.

Cette deuxième phase doit permettre la libération de tous les otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza, un chantier gigantesque estimé par l'ONU à plus de 53 milliards de dollars.

L'attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.211 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité à Gaza.

L'offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.222 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Au pied de squelettes d'immeubles, entre les débris et les flaques d'eau boueuse, des habitants de Gaza veulent croire que la trêve se maintiendra.

"La guerre ne va pas reprendre, car personne n'y a intérêt", a affirmé à l'AFP l'un d'entre eux Abdel Nasser Abou al-Omrain, rentré comme des centaines de milliers de déplacés dans le nord du territoire. Mais pour lui, "Gaza est devenu un enfer insupportable, et nous ne pouvons pas y vivre".

Le président américain Donald Trump avait annoncé la semaine dernière un plan, décrié à travers le monde mais applaudi en Israël, visant à placer Gaza sous contrôle américain pour reconstruire le territoire, après avoir expulsé ses habitants vers l'Egypte et la Jordanie.

Un sommet de cinq pays arabes doit se tenir le 20 février à Ryad pour préparer une réponse commune à ce plan, avant un autre sommet une semaine plus tard en Egypte.

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, attendu au Moyen-Orient, a déclaré jeudi que les Etats-Unis étaient ouverts à toute autre proposition des pays arabes.

"Pour l'instant le seul plan - ils ne l'aiment pas - mais le seul plan, c'est celui de Trump. Donc s'ils en ont un meilleur, le moment est venu de le présenter", a-t-il dit.


Gaza: les discussions du Caire butent sur la question clef du désarmement

Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes. (AFP)
Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes. (AFP)
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  • Faisant état d'"avancées", un dirigeant de mouvement palestinien a confirmé le blocage, reconnaissant que "la question des armes est l'un des dossiers les plus sensibles qui ont été abordés" et que la balle était "dans le camp d'Israël et des médiateurs"
  • Les groupes palestiniens "restent attachés" au principe selon lequel la question du désarmement doit être liée à au "retrait total d'Israël de la bande de Gaza", a-t-il ajouté

LE CAIRE: Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes.

"Les consultations se poursuivent [...] dans un contexte de divergences nettes de vision [...] la question des armes restant le seul point de discorde", a déclaré à l'AFP une source politique palestinienne au fait des pourparlers.

Faisant état d'"avancées", un dirigeant de mouvement palestinien a confirmé le blocage, reconnaissant que "la question des armes est l'un des dossiers les plus sensibles qui ont été abordés" et que la balle était "dans le camp d'Israël et des médiateurs", soit l'Egypte, le Qatar et la Turquie.

Les groupes palestiniens "restent attachés" au principe selon lequel la question du désarmement doit être liée à au "retrait total d'Israël de la bande de Gaza", a-t-il ajouté.

Validé par l'ONU, le plan de paix par étapes du président américain Donald Trump en vue de mettre fin à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur Israël, n'entrevoit au contraire qu'à très long terme la possibilité d'un retrait total des troupes israéliennes, qui contrôlent aujourd'hui environ 60% de ce territoire.

Et Israël continue d'exiger un désarmement complet du Hamas et des autres groupes palestiniens avant toute progression dans la feuille de route fixée par M. Trump.

Plus tôt mardi, plusieurs sources palestiniennes impliquées dans les discussions avaient fait état d'un accord entre les différents mouvements pour que les groupes militarisés de la bande de Gaza remettent une partie de leurs armes à une instance palestinienne ad hoc, restant à créer.

Une telle proposition n'ayant a priori aucune chance d'être acceptée par Israël, "l'Egypte et les médiateurs travaillent à élaborer une nouvelle formule acceptable tenant compte de ce consensus", avait indiqué un des participants.

Parmi les mouvements présents au Caire figurent le Hamas, le Jihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) parmi les plus importants, mais pas le Fatah, la formation du président palestinien Mahmoud Abbas.

Les discussions du Caire se tiennent alors que les frappes israéliennes - visant, selon Israël, des membres de groupes armés - se poursuivent à un rythme quasi-quotidien en dépit du cessez-le-feu annoncé en octobre 2025.

Les parties se renvoient mutuellement la responsabilité de la situation, le Hamas accusant Israël de ne pas respecter ses engagements, notamment humanitaires.

Les pourparlers entre le Hamas et les médiateurs doivent reprendre mercredi, selon un dirigeant du mouvement islamiste.

Le Hamas a déjà plusieurs fois déclaré ne pas être opposé à rendre une partie de son arsenal, mais uniquement dans le cadre d'un processus politique palestinien.

Son ancien numéro un, Khaled Mechaal, a aussi évoqué un "gel" ou un "stockage" des armes, ce qui avait été immédiatement rejeté par Israël.


Mort d'un bébé palestinien: une ONG contredit la version de l'armée israélienne, vidéo à l'appui

Une capture d'écran montre Sam Abu Haikal, âgé de sept mois, porté par son père quelques instants après qu'un soldat israélien a tiré sur la voiture dans laquelle ils se trouvaient, à Hébron, le 5 juin 2026. (B’Tselem via Reuters)
Une capture d'écran montre Sam Abu Haikal, âgé de sept mois, porté par son père quelques instants après qu'un soldat israélien a tiré sur la voiture dans laquelle ils se trouvaient, à Hébron, le 5 juin 2026. (B’Tselem via Reuters)
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  • Dimanche, l'armée israélienne avait dit que "sur la base des conclusions de l'enquête préliminaire, il a(vait) été décidé d’ouvrir une enquête par la Division des enquêtes criminelles de la police militaire"
  • L'ONG a en outre accusé les soldats de ne pas être venus en aide aux blessés

JERUSALEM: L'organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem a diffusé mardi une vidéo contredisant, selon elle, la version de l'armée sur la mort d'un bébé palestinien, tué par des tirs israéliens en Cisjordanie occupée la semaine dernière.

Sam Fahd Abou Haikal, sept mois, est décédé et ses parents ont été légèrement blessés lorsque les forces israéliennes ont ouvert le feu vendredi sur la voiture de la famille dans la ville de Hébron, selon des sources palestiniennes.

L'armée avait indiqué, après une enquête préliminaire, qu'un de ses soldats avait ouvert le feu "sur des civils" non suspects, après que leur véhicule avait accéléré en direction de troupes.

Toutefois, selon une vidéo publiée par B'Tselem sur X, la voiture a ralenti et s'est arrêtée à l'approche de deux soldats israéliens. Les images ne montrent pas le moment des tirs, mais les instants d'après, la famille palestinienne se tenant près de leur voiture tandis que le bébé saigne dans les bras de son père.

Dimanche, l'armée israélienne avait dit que "sur la base des conclusions de l'enquête préliminaire, il a(vait) été décidé d’ouvrir une enquête par la Division des enquêtes criminelles de la police militaire".

L'ONG a en outre accusé les soldats de ne pas être venus en aide aux blessés.

"Après les tirs, le soldat qui avait ouvert le feu et un autre soldat qui l'accompagnait ont quitté les lieux sans vérifier le véhicule ni aider le bébé et sa mère, grièvement blessés", a affirmé B'Tselem, toujours sur X.

Sollicitée mardi soir, l'armée israélienne a indiqué à l'AFP qu'elle "vérifiait" la vidéo publiée par l'ONG.

Lors des funérailles du nourrisson samedi, son père a dit rejeter l'idée que les tirs résultaient d'une erreur: "quand plus d'une balle est tirée, qu'il n'y a pas de tir de sommation et aucun avertissement, ça ne peut pas être une erreur".

Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967.

Les violences liées au conflit israélo-palestinien ont explosé dans ce territoire en marge de la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël le 7 octobre 2023.

Depuis lors, au moins 1.080 Palestiniens, parmi lesquels de nombreux combattants, mais aussi beaucoup de civils, ont été tués en Cisjordanie par des soldats ou des colons israéliens, selon un décompte de l'AFP à partir de données de l'Autorité palestinienne.

Dans le même temps, d'après des données officielles israéliennes, au moins 46 Israéliens, parmi lesquels des civils et des soldats, y ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


Liban: frappes israéliennes dans le sud, au moins onze morts à Tyr

Rosette Tannous, l'épouse du capitaine de l'armée libanaise Elie Khoury, tué lors d'un bombardement israélien, salue les personnes en deuil qui portent le cercueil de son mari lors des funérailles organisées dans son village natal de Kfar Jarra, près de Jezzine, dans le sud du Liban, le 8 juin 2026. (AFP)
Rosette Tannous, l'épouse du capitaine de l'armée libanaise Elie Khoury, tué lors d'un bombardement israélien, salue les personnes en deuil qui portent le cercueil de son mari lors des funérailles organisées dans son village natal de Kfar Jarra, près de Jezzine, dans le sud du Liban, le 8 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir tué un assaillant qui avait ouvert le feu sur ses soldats dans la région de Kiryat Shmona, dans le nord d'Israël, après avoir franchi la frontière depuis le Liban
  • A Tyr, à environ 20 km de la frontière israélienne, des habitants ont fui massivement la ville, après un appel à évacuer lancé par l'armée israélienne

TYR: Les autorités libanaises ont indiqué dans la soirée que des frappes israéliennes sur la ville de Tyr et ses environs, dans le sud du Liban, avaient fait au moins 11 morts mardi.

L'armée israélienne a annoncé avoir tué un assaillant qui avait ouvert le feu sur ses soldats dans la région de Kiryat Shmona, dans le nord d'Israël, après avoir franchi la frontière depuis le Liban.

A Tyr, à environ 20 km de la frontière israélienne, des habitants ont fui massivement la ville, après un appel à évacuer lancé par l'armée israélienne.

Pour la première fois, le quartier chrétien a été inclus dans un appel à évacuer lancé par l'armée israélienne, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Le quartier chrétien est désormais vide à 99%", dit à l'AFP Walid al-Tawil, un membre du conseil municipal. "Il ne reste plus qu'un petit nombre de gens".

L'armée israélienne poursuit sa guerre au Liban, disant viser le Hezbollah pro-iranien, malgré la menace formulée la veille par Téhéran de mener de nouvelles représailles plus fortes contre Israël si les frappes de son armée devaient se poursuivre, y compris dans le sud du Liban.

Téhéran exige que tout accord avec Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient englobe la fin des hostilités sur le front libanais.

Le Hezbollah continue de refuser un cessez-le-feu sous conditions entre le Liban et Israël, et a revendiqué mardi de nouvelles attaques contre des forces israéliennes présentes dans le sud du Liban, y compris à Ras al-Naqoura, à la frontière, mais pas contre le nord d'Israël.

Exode vers le nord 

"Avertissement urgent aux habitants de la ville de Tyr, y compris le quartier chrétien, ainsi qu'aux camps (palestiniens) et aux quartiers environnants", a annoncé un message diffusé sur X par Avichay Adraee, un porte-parole arabophone de l'armée israélienne.

"Pour votre sécurité, nous vous demandons d'évacuer immédiatement vos domiciles (...) et de vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Une frappe avait visé les environs de la ville avant cet avertissement, faisant huit morts parmi lesquels une femme, et 35 blessés incluant trois enfants, selon un bilan définitif du ministère libanais de la Santé.

Il a fait en outre état de trois morts dans une autre frappe à El-Bass, zone abritant un site protégé de Tyr.

La ville semble quasi déserte, selon le correspondant de l'AFP.

Ces dernières semaines, des habitants de Tyr et des villages environnants s'étaient réfugiés dans le quartier chrétien exigu, le plus touristique de la ville, dormant dans leurs voitures ou sous des tentes.

A l'entrée de Saïda, la grande ville qui constitue la porte du sud du Liban, l'AFP a vu de longues files de voitures, chargées de bagages et de matelas, affluer en provenance de Tyr et de sa région.

"Derniers efforts" 

Tyr est pilonnée sans relâche par l'armée israélienne. Lundi soir, une frappe près d'un centre de la Croix-Rouge libanaise avait tué cinq personnes et blessé huit autres, dont quatre secouristes, d'après le ministère de la Santé.

La veille, des frappes avaient endommagé les ruines antiques de Tyr, inscrites au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, poussant le ministre libanais de la Culture à lancer un appel pour les protéger.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a fait état de frappes israéliennes jusque dans la soirée sur plusieurs autres localités dans le sud.

Le Hezbollah a appelé mardi les autorités libanaises à rétablir de bonnes relations avec l'Iran et à "tirer profit de son soutien", après les frappes lancées par Téhéran sur Israël en riposte à une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth.

Donald Trump a affirmé mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue de la conclusion d'un accord avec l'Iran.

Mais le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait soutenu la veille que son pays "continuera(it) d'agir" contre le Hezbollah.

L'armée israélienne avait mené une frappe dimanche sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, entraînant un échange de tirs entre l'Iran et Israël, pour la première fois depuis la trêve régionale conclue il y a deux mois.

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités mardi.