Mise en lumière des découvertes archéologiques franco-saoudiennes à Djeddah

L'archéologue et chercheuse française Solene Marion de Proce a présenté une vue d'ensemble des efforts de collaboration dans le cadre de la mission archéologique franco-saoudienne sur les îles Farasan. (Photo Fournie)
L'archéologue et chercheuse française Solene Marion de Proce a présenté une vue d'ensemble des efforts de collaboration dans le cadre de la mission archéologique franco-saoudienne sur les îles Farasan. (Photo Fournie)
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Publié le Lundi 17 février 2025

Mise en lumière des découvertes archéologiques franco-saoudiennes à Djeddah

  • La conférence a exploré l'histoire et les récentes découvertes archéologiques de ces îles, mettant en lumière les résultats de la collaboration scientifique unique entre la France et l'Arabie saoudite.
  • « L'archipel est un laboratoire archéologique unique. Les sites sont bien préservés et offrent une fenêtre sur les caractéristiques culturelles de la région au fil du temps.

DJEDDAH : L'archéologue et chercheuse française Solène Marion de Proce a organisé une conférence intitulée « Le projet archéologique franco-saoudien dans les îles Farasan : passé et présent » à l'Alliance française d'Arabie saoudite à Hay Jameel, Jeddah, dimanche.

La conférence a exploré l'histoire et les récentes découvertes archéologiques de ces îles, mettant en lumière les résultats de la collaboration scientifique unique entre la France et l'Arabie saoudite.

Dans sa présentation, Marion de Proce a donné un aperçu complet des efforts de collaboration entre la Commission du patrimoine du ministère de la Culture et l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne dans le cadre de la mission archéologique franco-saoudienne sur ces îles.

« Nous avons discuté de l'histoire du projet, partagé les résultats passés et les découvertes les plus récentes, alors que notre équipe vient d'achever la saison d'hiver 2025 », a-t-elle déclaré.

 « L'intérêt pour les îles Farasan a commencé avec la découverte d'une inscription latine par l'érudit, l'écrivain et le poète farasani Ibrahim Miftah. Les implications de cette découverte pour la compréhension du commerce maritime antique et de l'histoire romaine ont changé la donne. »

Elle a ajouté que les études et fouilles qui ont suivi ont conduit à la création de la mission franco-saoudienne sur les îles Farasan.

« L'archipel est un laboratoire archéologique unique. Les sites sont bien préservés et offrent une fenêtre sur les caractéristiques culturelles de la région au fil du temps. C'est une capsule temporelle, un rêve pour tout archéologue ».

L'archéologue et chercheuse française Solene Marion de Proce a présenté une vue d'ensemble des efforts de collaboration dans le cadre de la mission archéologique franco-saoudienne sur les îles Farasan. (Photo Fournie)
L'archéologue et chercheuse française Solene Marion de Proce a présenté une vue d'ensemble des efforts de collaboration dans le cadre de la mission archéologique franco-saoudienne sur les îles Farasan. (Photo Fournie)

Le projet archéologique franco saoudien a permis de faire plusieurs découvertes importantes, dont Solene a souligné quelques-unes.

 

« L'archipel abrite de nombreux sites datant de la fin de l'âge du bronze jusqu'à la fin de l'Antiquité, ce qui est au cœur de notre projet. 

Dirigée par l'archéologue saoudien Mohammad Ali Al-Malki et moi-même, l'équipe a mis au jour un temple de style sud arabe, des établissements de longue durée et un camp militaire romain, le plus méridional jamais découvert.

Marion de Proce s'est montrée optimiste quant à l'avenir de la recherche archéologique dans la région. « Je suis convaincue que l'avenir de la recherche archéologique dans la région de Jazan/Farasan est prometteur. Elle regorge de choses à découvrir. Les habitants sont vraiment désireux d'en savoir plus sur leur passé. » 

Larry Lamartiniere, directeur général de l'Alliance française d'Arabie saoudite, a déclaré : « L'Alliance française, en collaboration avec le consulat de France à Djeddah, a lancé le mois dernier une série de conférences au cours desquelles des experts et des universitaires français ont partagé leurs recherches sur l'Arabie saoudite et le Moyen-Orient avec notre communauté.

« Cette conférence est un excellent exemple de l'excellence des relations franco-saoudiennes, notamment grâce au projet archéologique en cours sur les îles Farasan. L'objectif de ces conférences est de faire de notre espace un carrefour de connaissances et de discussions, en offrant aux experts une plateforme pour partager leurs travaux. Cette fois-ci, nous avons décidé de la traduire en anglais afin que même les non-francophones puissent y assister. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 

 


Iran: pas de levée de sanctions «tant que» Téhéran ne renonce pas à son programme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu'il n'y aurait "aucune levée de sanctions" européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu'il n'y aurait "aucune levée de sanctions" européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région. (AFP)
  • "Il n'y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien tant qu'il n'aura pas renoncé à son programme nucléaire, renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région, renoncé à son programme de missiles balistiques"
  • Interrogé sur le regain de tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, le ministre français s'est refusé à dire que la guerre avait repris

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères a assuré lundi qu'il n'y aurait "aucune levée de sanctions" européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région.

"Il n'y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien tant qu'il n'aura pas renoncé à son programme nucléaire, renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région, renoncé à son programme de missiles balistiques dont certains pourraient un jour être en capacité de viser l'Europe", a déclaré Jean-Noël Barrot sur BFM TV/RMC.

"Et tant qu'il n'aura pas rendu aux Iraniens la liberté de construire leur propre avenir", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le regain de tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, le ministre français s'est refusé à dire que la guerre avait repris.

"Le constat, c'est qu'il y a un accord qui a été trouvé et qui permet des choses très simples, c'est-à-dire l'arrêt des hostilités, la réouverture du détroit d'Ormuz et le démarrage d'une négociation pour encadrer strictement le programme nucléaire iranien", a-t-il dit.

Il a de nouveau appelé toutes les parties à revenir "au protocole de négociation qui a été fixé par cet accord parce que (...) elles n'ont aucun intérêt à l'escalade".

Les Etats-Unis ont encore bombardé l'Iran, Téhéran ripostant lundi en visant des pays de la région alliés de Washington, des frappes d'une ampleur sans précédent des deux côtés depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


14-Juillet et Coupe du monde: 7.000 policiers et gendarmes mardi à Paris et son agglomération

Le président français Emmanuel Macron et Charles Dreyfus, petit-fils d’Alfred Dreyfus, rendent hommage devant la statue en bronze de 3,5 mètres (12 pieds) réalisée en 1985 par l’artiste français Louis Mitelberg, alias Tim, représentant le capitaine Alfred Dreyfus, lors d’une cérémonie en son honneur organisée à l’occasion de la première journée nationale consacrée à la reconnaissance de son innocence par la Cour de cassation en 1906, et à la lutte contre la résurgence de l'antisémitisme, 120 ans plus tard, sur l'île de la Cité, près de la Cour de cassation à Paris, le 12 juillet 2026.  (AFP)
Le président français Emmanuel Macron et Charles Dreyfus, petit-fils d’Alfred Dreyfus, rendent hommage devant la statue en bronze de 3,5 mètres (12 pieds) réalisée en 1985 par l’artiste français Louis Mitelberg, alias Tim, représentant le capitaine Alfred Dreyfus, lors d’une cérémonie en son honneur organisée à l’occasion de la première journée nationale consacrée à la reconnaissance de son innocence par la Cour de cassation en 1906, et à la lutte contre la résurgence de l'antisémitisme, 120 ans plus tard, sur l'île de la Cité, près de la Cour de cassation à Paris, le 12 juillet 2026. (AFP)
  • Au total, sur l'ensemble du pays, 70.000 policiers et gendarmes seront déployés, comme l'a annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez
  • Pour ce faire, dans le détail, 5.000 effectifs de la PP, 2.000 policiers et gendarmes issus d'unités de force mobile et 2.000 pompiers  de la BSPP, seront mobilisés

PARIS: Un dispositif massif de 7.000 policiers et gendarmes et 2.000 sapeurs-pompiers sera déployé mardi à Paris et son agglomération pour assurer la sécurité des festivités du 14 juillet et prévenir tout débordement lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football qui opposera en soirée la France à l'Espagne.

Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris (PP) a précisé que ce lundi, déjà, 3.000 policiers de la PP renforcés par 1.000 effectifs issus d'unités de force mobile et 2.000 pompiers de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) seront mobilisés pour sécuriser le concert prévu sur le Champ-de-Mars et le spectacle de pyrotechnie et de drones dans la soirée.

Le lendemain, il s'agira de sécuriser le défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées, le dernier d'Emmanuel Macron en tant que chef de l'Etat, et de permettre, selon les termes de la PP, de faire en sorte que la demi-finale de la coupe du Monde "reste une fête pour le plus grand nombre".

Pour ce faire, dans le détail, 5.000 effectifs de la PP, 2.000 policiers et gendarmes issus d'unités de force mobile et 2.000 pompiers  de la BSPP, seront mobilisés.

Au total, sur l'ensemble du pays, 70.000 policiers et gendarmes seront déployés, comme l'a annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.


France : deux Canadair envoyés face à l'incendie hors norme de Fontainebleau, près de Paris

Deux avions bombardiers d'eau Canadair ont été déployés lundi matin dans l'emblématique forêt de Fontainebleau, au sud de la capitale française, pour lutter contre un incendie d'une "ampleur exceptionnelle" selon les autorités. (AFP)
Deux avions bombardiers d'eau Canadair ont été déployés lundi matin dans l'emblématique forêt de Fontainebleau, au sud de la capitale française, pour lutter contre un incendie d'une "ampleur exceptionnelle" selon les autorités. (AFP)
  • Quelque 800 hectares avaient été parcourus lundi matin dans le massif forestier de Fontainebleau, emblématique poumon vert d'un peu plus de 20.000 ha situé à 60 km au sud-est de Paris
  • "Huit cents hectares, ça va se voir de haut... On va pleurer notre forêt", soupirait dans la nuit le premier adjoint au maire du village de Vaudoué, Didier Buguinet, qui n'a "jamais vu ça"

ARBONNE-LA-FORET: Deux avions bombardiers d'eau Canadair ont été déployés lundi matin dans l'emblématique forêt de Fontainebleau, au sud de la capitale française, pour lutter contre un incendie d'une "ampleur exceptionnelle" selon les autorités.

Actuellement les deux Canadair sont en action, et plus de 500 pompiers sont attendus dans la journée avec l'ensemble des renforts, ont indiqué les pompiers à la presse, alors que la France traverse sa troisième vague de chaleur de l'année, un contexte qui favorise fortement le risque de départs de feux.

Face à l'incendie qui a débuté dimanche, deux Dash avaient été utilisés pour larguer au sol du produit retardant, un déploiement d'avions de lutte contre le feu inédit en région parisienne.

Quelque 800 hectares avaient été parcourus lundi matin dans le massif forestier de Fontainebleau, emblématique poumon vert d'un peu plus de 20.000 ha situé à 60 km au sud-est de Paris.

"Huit cents hectares, ça va se voir de haut... On va pleurer notre forêt", soupirait dans la nuit le premier adjoint au maire du village de Vaudoué, Didier Buguinet, qui n'a "jamais vu ça".

Vigilance rouge canicule 

Le département de Seine-et-Marne, où se trouve la forêt, fait face depuis le déclenchement de la vigilance canicule rouge samedi à plusieurs incendies d'ampleur, qui ont couvert près de 400 hectares au total avant d'être maîtrisés.

Les sinistres ont entraîné dimanche l'interruption de la circulation sur une portion de l'autoroute A6, la principale artère menant vers le sud-est de la France et qui traverse la forêt.

Ils ont aussi provoqué des retards de trains de plusieurs heures, en raison notamment de dommages sur des câbles. La circulation ferroviaire a repris à une "vitesse normale" sur la ligne à grande vitesse, a indiqué lundi matin la compagnie nationale SNCF Réseau à l'AFP.

Dès dimanche, un panache de fumée flottant sur la forêt était visible à 20 km de distance, tandis que des camions de sapeurs-pompiers se rendaient sur le sinistre par les petites routes forestières. Ils ont reçu le renfort d'agriculteurs qui arrimaient des citernes d'eau à l'arrière de leurs tracteurs.

Malgré les appels des secours à rester confinés pour ne pas s'exposer aux fumées, des habitants sortaient sur le pas de leur porte pour assister médusés à ce ballet de véhicules de secours et de police, dans l'âcre fumée qui flotte sur la zone.

Selon un point des autorités lundi matin, environ 200 personnes ont dû être mises en sécurité en raison de la propagation de l'incendie, qui mobilise environ 370 pompiers sur le terrain.

Situation "amenée à durer" 

Le ministre de l'Intérieur français Laurent Nuñez est arrivé sur place en début de matinée. "La situation est amenée à durer", selon les autorités.

Partout en France, les secours ont dû lutter contre les flammes: dans les Pyrénées-Orientales (sud), la Drôme (sud-est), le Lot (sud-ouest), en Savoie (sud-est), mais aussi dans des secteurs plus septentrionaux, comme l'Indre (centre) ou la Loire-Atlantique (ouest), preuve qu'aucune région n'est à l'abri de ces incendies estivaux, favorisés par les épisodes de canicule de plus en plus fréquents.

Selon Laurent Nuñez, une fois le bilan "consolidé", "on sera à 25.000 hectares brûlés" en France, soit "deux fois plus par rapport à la même période" de 2025. Les autorités ont prévenu que les responsables de tels sinistres, volontairement ou par imprudence, feraient l'objet de poursuites pénales.

Elles ne laisseront "rien passer", a prévenu le ministre, qui a indiqué samedi que 32 personnes avaient été placées en garde à vue depuis le début de l'été.