Le Forum des marchés des capitaux 2025 : Un catalyseur pour l'innovation et la croissance dans la finance mondiale

Le forum 2025 proposera trois jours de discussions, de présentations et d'opportunités de réseautage. (Shutterstock)
Le forum 2025 proposera trois jours de discussions, de présentations et d'opportunités de réseautage. (Shutterstock)
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Publié le Mardi 18 février 2025

Le Forum des marchés des capitaux 2025 : Un catalyseur pour l'innovation et la croissance dans la finance mondiale

  • L'Arabie saoudite s'apprête à accueillir la cinquième édition du Forum des marchés des capitaux (CMF) du 18 au 20 février à Riyad, réunissant d'éminents experts financiers dans la capitale et soulignant la position du Royaume en tant que centre économique
  • Axé sur l'évolution du paysage financier, l'événement se tiendra sous le thème "Powering Connections" et devrait débloquer de nouvelles opportunités d'investissement

RIYAD : L'Arabie saoudite s'apprête à accueillir la cinquième édition du Forum des marchés des capitaux (CMF) du 18 au 20 février à Riyad, réunissant d'éminents experts financiers dans la capitale et soulignant la position du Royaume en tant que centre économique clé.

Organisé par le Groupe « Saudi Tadawul » et placé sous le patronage du ministre des Finances et président du Comité du programme de développement du secteur financier, Mohammed al-Jadaan, le forum réunira les principaux décideurs politiques, chefs d'entreprise et experts de l'industrie pour discuter des principales tendances et évolutions qui façonnent les marchés de capitaux du pays.

Axé sur l'évolution du paysage financier, l'événement se tiendra sous le thème "Powering Connections" et devrait débloquer de nouvelles opportunités d'investissement, favoriser les partenariats stratégiques et positionner le Royaume comme un acteur clé dans l'écosystème des marchés de capitaux mondiaux.

L'économiste saoudien Talat Hafiz a déclaré à Arab News que le forum "offre une plateforme essentielle aux parties prenantes pour engager des discussions significatives, explorer les opportunités des marchés émergents et façonner l'avenir de la formation de capital".

« Le marché des capitaux de l'Arabie saoudite continue de faire preuve d'une forte dynamique, avec une participation croissante des investisseurs et un environnement réglementaire dynamique qui soutient la croissance durable du marché financier », a-t-il expliqué. 

« Le marché des capitaux de l'Arabie saoudite continue d'attirer la demande mondiale, grâce à la profondeur de son marché, à ses avancées réglementaires et à la forte participation des investisseurs », a signalé M. Hafiz, soulignant l'intérêt mondial croissant pour le marché du Royaume. 

Ordre du jour du Forum 2025

Le forum 2025 proposera trois jours de discussions, de présentations et d'opportunités de réseautage. 

La première journée débutera au centre de conférence du KAFD par une ouverture officielle et un discours de bienvenue, suivis de sessions telles que "The Annual Economic Sprint : Naviguer vers de nouvelles frontières économiques", au cours de laquelle des experts analyseront les tendances macroéconomiques et les trajectoires de croissance.

D'autres discussions clés porteront sur "L'horizon des capitaux : Le Moyen-Orient en tant que nouveau pôle des marchés de capitaux" et "La boule de cristal des capitaux : le paysage futur des marchés de capitaux".

La journée inaugurale s'achèvera par la remise des prix du marché des capitaux saoudiens 2024, qui récompensent les réalisations et les contributions des acteurs du marché dans diverses catégories.

Les deuxième et troisième jours auront lieu à l'hôtel Four Seasons et comprendront des sessions sur les systèmes de gestion des capitaux, les perspectives du marché et les stratégies d'investissement. Des chefs d'entreprise de DirectFN, Awqaf Investment, Nahdi Medical Co. et Sahm Capital discuteront de la manière dont les entreprises s'adaptent aux changements économiques.

Des projets clés tels que Liqaa et Edaa Connect seront mis en lumière, offrant aux participants un aperçu des technologies financières émergentes et des approches d'investissement basées sur les données.

Le dernier jour sera consacré à l'accès aux données, à l'analyse financière et à la transparence des marchés financiers, avec des présentations de Wamid et de S&P Global.

D'autres discussions porteront sur les perspectives économiques mondiales, les progrès de la fintech et l'importance croissante des considérations environnementales, sociales et de gouvernance dans les stratégies d'investissement.

Le rassemblement comprendra une liste d'orateurs distingués, y compris des hauts fonctionnaires, des cadres supérieurs et des leaders financiers mondiaux. Parmi les intervenants, Khalid al-Faleh, ministre de l'Investissement de l'Arabie saoudite, offrira un aperçu des stratégies économiques et des politiques monétaires du Royaume.

L'événement accueillera également Poppy Gustafsson, ministre britannique de l'investissement, et Sarah al-Suhaimi, présidente du Groupe « Saudi Tadawul », aux côtés de Khalid al-Hussan, PDG du groupe.

Des leaders financiers internationaux tels que Bonnie Y Chan, PDG de Hong Kong Exchanges and Clearing Limited, et Nandini Sukumar, PDG de la World Federation of Exchanges, apporteront leur expertise sur l'intégration des marchés mondiaux et les avancées réglementaires.

En outre, des personnalités de grandes institutions financières, dont Roland Chai, président des Services du marché européen au Nasdaq, et Scott O'Malia, PDG de l'International Swaps and Derivatives Association, partageront leurs points de vue sur les tendances des marchés de capitaux et les possibilités d'investissement.

Moments clés du Forum 2024

Le Forum des marchés des capitaux 2024 a été l'une des plus grandes conférences du secteur au niveau mondial, avec 4 200 participants et 640 investisseurs de 41 entreprises.

Avec pour thème "Powering Growth", ce forum a prôné le rôle de l'Arabie saoudite en tant que plaque tournante financière et a servi de plateforme pour des discussions et des annonces majeures dans le secteur.

L'événement a facilité 15 000 demandes de rendez-vous entre investisseurs, émetteurs et acteurs du marché, renforçant ainsi son rôle de première plateforme de réseautage et d'investissement.

Plusieurs protocoles d'accord ont été signés, notamment des collaborations visant à renforcer la sensibilisation à l'environnement, à promouvoir des initiatives de développement durable et à favoriser le développement culturel.

Une annonce importante a été faite concernant le lancement d'un indice de responsabilité sociale en collaboration avec le ministère des Ressources Humaines et du Développement social, renforçant ainsi l'engagement du Royaume en faveur de l'investissement responsable.

Les avancées réglementaires ont été au centre des débats, qui ont porté sur l'introduction potentielle d'un cadre pour les offres d'actions de suivi, signalant des réformes progressives dans l'écosystème financier du pays.

Le groupe « Saudi Tadawul » a également dévoilé la toute première édition internationale du forum, CONNECT Hong Kong, qui a eu lieu le 9 mai 2024. L'événement s'est concentré sur le renforcement des liens entre l'Arabie saoudite et les marchés de capitaux asiatiques, sur la promotion de la collaboration internationale et sur l'avancement de la connectivité des marchés.

Au cours des trois dernières années, l'événement a généré plus de 25 000 demandes de réunion, attiré plus de 10 000 participants et plus de 4 000 investisseurs.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'économie du premier État saoudien a jeté les bases de la stabilité moderne

Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenue un centre économique dynamique. (SPA)
Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenue un centre économique dynamique. (SPA)
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  • Le commerce a repris dans la péninsule arabique, selon un historien
  • La ville de Diriyah est considérée comme un centre politique et commercial de premier plan

RIYAD: L'économie du premier État saoudien a servi de pilier fondamental à la construction de la nation, à la consolidation de son influence et à la garantie de sa stabilité, a récemment rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les principales caractéristiques de cette économie sont décrites dans le livre "Diriyah : Origins and Development during the First Saudi State", du Dr Abdullah Al-Saleh Al-Othaimeen, a rapporté la SPA.

Les mesures prises à l'époque ont permis d'assurer la sécurité, d'unifier les régions et d'organiser la société. Cela a permis de stimuler le commerce, de stabiliser les marchés et d'améliorer la vie à Diriyah et dans les régions avoisinantes.

arabie saoudite

Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenu un centre économique dynamique. (SPA)


L'ouvrage, publié par la Fondation du roi Abdulaziz pour la recherche et les archives, explique comment ces actions ont facilité l'arrivée des caravanes, sécurisé de vastes routes commerciales et relancé le commerce dans toute la péninsule arabique.

Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenue un centre économique dynamique. Ses marchés attiraient des marchands et des étudiants de toute la région.

La communauté locale s'appuyait sur diverses activités, notamment le commerce, l'agriculture et l'élevage, les chevaux et les chameaux jouant un rôle crucial dans le transport, le commerce et la sécurisation des routes.

La croissance économique au cours de cette phase de fondation "a consolidé la position de Diriyah en tant que centre politique et commercial de premier plan dans la péninsule arabique", a rapporté l'APS


EDF dévoile ses résultats à l'orée d'une année 2026 décisive

Un logo du géant français de l’énergie EDF au siège à Marseille, dans le sud de la France, le 10 octobre 2025. (AFP)
Un logo du géant français de l’énergie EDF au siège à Marseille, dans le sud de la France, le 10 octobre 2025. (AFP)
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  • EDF affiche des performances robustes grâce au rebond du nucléaire et à un bénéfice record en 2024, mais reste confronté à une dette élevée, à des besoins d’investissements massifs et à une consommation d’électricité en berne
  • Sous l’impulsion de Bernard Fontana, le groupe mise sur la relance des réacteurs (programme EPR2), la maîtrise des coûts et des investissements « sélectifs », tout en maintenant la stabilité des tarifs pour les ménages en 2026

PARIS: Consommation d'électricité en berne, relance du nucléaire, priorité à l'efficacité: le géant électricien EDF dévoile vendredi ses résultats annuels 2025, à l'orée d'une année 2026 pleine de défis financiers et industriels pour l'entreprise publique.

A quelques semaines du 80e anniversaire de la naissance d'EDF, créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Bernard Fontana, qui a pris les rênes du groupe il y a dix mois, s'apprête à présenter des résultats solides, fort de la "remontada" de la production nucléaire depuis 2023 et malgré la décrue des prix de l'électricité sur les marchés après la crise énergétique.

En 2024, le groupe avait engrangé un bénéfice record de 11,4 milliards d'euros, peu avant l'éviction de son PDG Luc Rémont, en désaccord avec l'Etat, et la nomination en mai 2025 par l'Elysée du discret patron de l'équipementier Framatome, filiale d'EDF.

Face à une pile de dossiers brûlants, Bernard Fontana s'est fixé comme priorités de pacifier les relations avec les industriels sur le prix de l'électricité, enjeu majeur pour leur compétitivité, et de poursuivre la hausse de la production nucléaire.

Au passage, il aura aussi évité l'écueil de la sortie début 2026 du mécanisme de tarification très avantageuse du nucléaire, grâce au recul des cours sur les marchés de gros: les factures des ménages resteront stables en 2026.

En parallèle, EDF et l'Etat se sont entendus sur le partage du financement du nouveau programme de construction de réacteurs nucléaires EPR2. Sous réserve du feu vert de Bruxelles, EDF pourrait annoncer en fin d'année sa décision officielle d'investir pour six nouveaux réacteurs, conformément à la nouvelle feuille de route énergétique de la France.

Sa publication, la semaine dernière, a mis fin au moins pour un temps aux atermoiements politiques sur la place du nucléaire et des renouvelables: à rebours de la précédente qui prévoyait de fermer 14 réacteurs, cette nouvelle mouture confirme la priorité donnée à l'atome, tout en préservant l'éolien et solaire, plus faciles et rapides à déployer.

Du côté de l'hydraulique, l'horizon se dégage avec l'adoption par les députés d'une proposition de loi visant à relancer les investissements bloqués depuis des années en raison de différends juridiques avec Bruxelles.

- "Sélectifs" -

Mais de nombreux défis financiers, industriels et humains demeurent.

Le groupe est encore lesté d'une dette abyssale (54,3 milliards d'euros à fin 2024), à l'heure où il doit engager 25 milliards d'euros d'investissements par an, et jusqu'à 460 milliards d'ici 2040, selon la Cour des comptes.

Si bien que Bernard Fontana a fait des économies et de l'efficacité ses lignes directrices. Pour ce faire, le dirigeant à la réputation de "cost-killer" prévoit un plan d'un milliard d'euros par an d'économies sur les frais généraux d'ici 2030, en simplifiant l'organisation, ce qui inquiète les salariés.

"Il s'attaque en premier lieu aux fonctions support, pourtant essentielles afin de décharger le travail du personnel dit +opérationnel+... On sent plus une logique guidée par des économies rapides et à tout va plutôt que par un réel retour à plus de sens au travail et de reconnaissance des agents", a déploré Thomas Plancot, de la CGT.

Une formule que le PDG répète à l'envi résume sa priorité: "le lead time", soit une réduction du temps de réalisation des opérations ou des processus. Place "à l'opérationnel et au terrain" et à la simplification, et moins de "réunions préparatoires pour préparer des réunions", résume une source proche de la direction.

Parallèlement, la cession d'actifs dans les énergies renouvelables aux Etats-Unis, conformément à son objectif d'investissements "sélectifs" à l'international, et l'ouverture du capital d'Edison en Italie, pourraient lui redonner quelques marges de manœuvre.

Car pour investir, EDF va devoir composer, non seulement avec des prix en baisse, mais avec une consommation d'électricité qui patine, en attendant un grand plan d'électrification du gouvernement pour accélérer le transfert des consommations d'énergies fossiles importées et coûteuses vers l'électricité.

Fort de sa production décarbonée, EDF s'efforce de conquérir de nouveaux clients, parmi les particuliers (voitures électriques, pompes à chaleur), dans les entreprises et parmi les grands industriels qui recherchent de la visibilité à long terme et bientôt dans les centres de données, très gourmands en électricité.


E. Leclerc: hausse de 2,4% des ventes en 2025

Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an. (AFP)
Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an. (AFP)
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  • Selon un classement Kantar (réalisé du 6 octobre au 2 novembre 2025), E. Leclerc représentait 24,4% de parts de marché, contre 21,2% pour Carrefour, 17,6% pour le groupement Mousquetaires et 12,9% pour La Coopérative U
  • E. Leclerc a notamment vu ses marques distributeur grimper de 1,9% l'an dernier pour atteindre 12,1 milliards d'euros, essentiellement dans l'alimentaire

PARIS: Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an.

Depuis 2020, son chiffre d'affaires a bondi de près d'un quart, indique Leclerc, soit un gain de près de 12 milliards d'euros et 5 points de parts de marché en 5 ans, se targue-t-il, selon des chiffres reçus dimanche par l'AFP.

En 2024, le chiffre d'affaires avait augmenté de 2,6% pour atteindre 49,9 milliards d'euros.

"L'écart avec nos concurrents se resserre, mais ils ne sont pas près de nous rattraper", a estimé dans le quotidien économique Les Echos le président du comité stratégique des centres E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc.

Selon un classement Kantar (réalisé du 6 octobre au 2 novembre 2025), E. Leclerc représentait 24,4% de parts de marché, contre 21,2% pour Carrefour, 17,6% pour le groupement Mousquetaires et 12,9% pour La Coopérative U.

E. Leclerc a notamment vu ses marques distributeur grimper de 1,9% l'an dernier pour atteindre 12,1 milliards d'euros, essentiellement dans l'alimentaire.

Par ailleurs, "nous avons identifié un potentiel de 600 magasins de proximité que l'on ouvrira d'ici à 2030", a relaté aux Echos Michel-Edouard Leclerc, évoquant l'existence actuelle d'une centaine de E. Leclerc Express, avec "différents formats, qui vont de 300 à 1.000 m2".

Sur leurs objectifs pour 2030, "cela inclut des grandes métropoles - Paris n'est pas forcément notre priorité, car les espaces sont rares et très disputés".

"Il faut ajouter les centres-villes délaissés, les petites villes, mais aussi les villages. Pour ces derniers, les drives piétons et les camions E. Leclerc se révèlent une très bonne option", a-t-il ajouté.

E. Leclerc, comme Intermarché ou Système U en France, est un groupement de magasins indépendants, où les patrons de magasins ont plus de marge de manoeuvre que dans les groupes dits intégrés, comme Carrefour ou Auchan par exemple.

C'est la raison pour laquelle ces groupements ne communiquent que sur leurs ventes, pas sur leurs résultats nets qui dépendent des orientations et de la situation financière de chacun des membres.