Le général Ponchin salue l’implication de l’armée libanaise dans l’application du cessez le feu

 Le général Guillaume Ponchin, représentant de la France au sein du mécanisme de cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a salué « l’implication soutenue des forces armées libanaises » dans le sud du Liban, notamment dans la collecte et la neutralisation « des structures et des équipements militaires des groupes armés non étatiques ». (AFP)
Le général Guillaume Ponchin, représentant de la France au sein du mécanisme de cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a salué « l’implication soutenue des forces armées libanaises » dans le sud du Liban, notamment dans la collecte et la neutralisation « des structures et des équipements militaires des groupes armés non étatiques ». (AFP)
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Publié le Vendredi 28 février 2025

Le général Ponchin salue l’implication de l’armée libanaise dans l’application du cessez le feu

  • Le mécanisme, mis en place pour superviser l’application du cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024, est composé de représentants français et américains travaillant en étroite collaboration avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban
  • Son rôle est double : assurer la coordination entre les parties et accompagner le déploiement des forces armées libanaises dans le sud du pays, tout en facilitant le retrait progressif des forces israéliennes

PARIS: Le général Guillaume Ponchin, représentant de la France au sein du mécanisme de cessez-le-feu entre le Liban et Israël, a salué « l’implication soutenue des forces armées libanaises » dans le sud du Liban, notamment dans la collecte et la neutralisation « des structures et des équipements militaires des groupes armés non étatiques », dans une allusion claire faite au Hezbollah.

Ce mécanisme, mis en place pour superviser l’application du cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024, est composé de représentants français et américains travaillant en étroite collaboration avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL). 

Son rôle est double : assurer la coordination entre les parties et accompagner le déploiement des forces armées libanaises dans le sud du pays, tout en facilitant le retrait progressif des forces israéliennes.

S’exprimant lors d’une rencontre avec la presse organisée par le ministère français des Armées, le général Ponchin a détaillé la structure et le mode d’action de ce dispositif. 

Il se présente comme un outil de médiation et de renforcement des connexions entre les parties libanaise et israélienne, afin de garantir le respect du cessez-le-feu et l’application des engagements pris dans l’accord.

« Ce mécanisme répond à un besoin de confiance et de crédibilité », a-t-il expliqué, soulignant que son action se traduit par des médiations quotidiennes entre les forces en présence, en complément des efforts de la FINUL sur le terrain.

Le général Ponchin a précisé que le travail du mécanisme s’est articulé autour de quatre phases progressives, enclenchées dès l’entrée en vigueur de l’accord, aboutissant au retrait israélien « quasi-total » le 18 février dernier. 

Cette évolution a permis la réoccupation du terrain par l’armée libanaise, qui mène en parallèle des opérations de démantèlement des infrastructures militaires et de neutralisation des armes illégales.

Selon Ponchin, l’armée libanaise a mené une série d’interventions pour « enlever, classer et détruire les armes et autres équipements militaires découverts sur l’ensemble de la zone ». 

Ce travail, minutieusement documenté, fait l’objet de rapports transmis via les réseaux de communication du mécanisme, incluant des photos géolocalisées des actions réalisées.

Toutefois, le général a rappelé que ce processus s’inscrit dans une dynamique plus large de sécurisation du sud du fleuve Litani, une manœuvre d’une ampleur inédite qui prendra du temps, car les destructions survenues rendent certaines zones difficiles d’accès, et la présence de mines ainsi que d’engins explosifs constitue un défi sécuritaire majeur.

Le déploiement de l’armée libanaise se heurte à plusieurs défis, dont la présence des forces de défense israéliennes sur cinq zones stratégiques, qualifiées de « polygones » par Tel-Aviv, ce qui restreint l’accès des troupes libanaises à certaines zones pour des raisons de sécurité.

« Je souhaite insister sur l’implication des forces libanaises dans la mise en œuvre des conditions du cessez-le-feu », a poursuivi Ponchin, en mettant en avant leur engagement dans le désarmement des groupes armés non étatiques et leur vigilance pour prévenir toute escalade. 

Le bilan des opérations de médiation et de désarmement est significatif : selon Ponchin, plus de 200 interventions diplomatiques entre les parties ont eu lieu quotidiennement, et plus de 170 actions de démantèlement d’installations militaires illégales ont été menées par l’armée libanaise.

Interrogé sur les incursions israéliennes quotidiennes au Liban, le général Ponchin a évité toute déclaration frontale, insistant sur la mission prioritaire du mécanisme : empêcher la reprise des hostilités à grande échelle.

« Lorsque nous pouvons intervenir pour faire cesser une violation, nous le faisons », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant la difficulté de cette tâche face à la fréquence des incidents.

 Il a également souligné que l’accord de cessez-le-feu comporte « un certain nombre d’articles soumis à interprétation », ce qui complique sa mise en œuvre.

Au-delà des aspects militaires et diplomatiques, l’un des défis majeurs reste le retour des populations déplacées dans le sud du pays, Le général Ponchin a insisté sur la nécessité pour l’armée libanaise d’« accompagner la population et de gérer ses attentes concernant le retour », dans un contexte où la situation sécuritaire demeure fragile.

« L’armée libanaise avance progressivement, en veillant à conserver la confiance des habitants », a-t-il précisé, cette approche mesurée est essentielle pour éviter un vide sécuritaire qui pourrait favoriser l’émergence de nouvelles tensions.

Pour le général Ponchin, la clé de la réussite réside dans l’application rigoureuse de l’accord par toutes les parties, « C’est un défi majeur, mais la meilleure garantie de stabilité est le respect total de l’accord, afin que les Libanais puissent retrouver leur pleine souveraineté », a-t-il conclu.

Si le mécanisme de cessez-le-feu a permis des avancées notables, le chemin vers une pacification durable du sud du Liban reste semé d’embûches. 

La capacité du Liban à reprendre le contrôle total de son territoire et à garantir une sécurité pérenne dépendra de la coopération entre les acteurs internationaux et régionaux, ainsi que de la volonté politique des parties impliquées.


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.

 


La France "ne fait pas la guerre" au Moyen-Orient, assure le président Macron

Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron affirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient et n’a pas l’intention de s’y engager militairement
  • Paris renforce toutefois sa présence militaire pour protéger ses ressortissants, ses alliés et sécuriser les voies maritimes, tout en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre Israël, les États-Unis et le Liban

PARIS: "On n'est pas au combat": le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi soir sur Instagram que la France ne faisait "pas la guerre" au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y "engager".

"Je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair", a-t-il dit en réponse à une internaute qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.

"La France ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on ne va pas s’engager dans cette guerre", a déclaré le chef de l'Etat.

"La France ne fait pas la guerre dans cette région. Elle protège les Françaises et les Français, les alliés et elle est aux côtés du Liban", a-t-il ajouté.

La France, ex-puissance mandataire au Liban, garde un attachement fort avec ce pays, où elle dispose encore de leviers d'action et ambitionne de continuer à jouer un rôle. Le Liban constitue de fait un de ses derniers relais d'influence historiques dans la région.

Le pays a envoyé des renforts militaires au Proche et Moyen-Orient - dont le porte-avions Charles de Gaulle - pour protéger ses ressortissants, ses alliés touchés en représailles par l'Iran, les aider "à intercepter les drones, les missiles", a expliqué Emmanuel Macron.

"De manière tout à fait pacifique on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime", a-t-il poursuivi.

Le président a annoncé mardi qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" dans la région.

"On essaiera d'être les plus raisonnables et les plus pacifiques possible parce que c’est le rôle de la France", a-t-il ajouté.

Comme lors de la dernière campagne de frappes israéliennes visant à détruire les capacités du Hezbollah en 2024, Emmanuel Macron tente de nouveau de faire office de médiateur entre Israël, les Etats-Unis et le Liban.

Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis de nouveau jeudi avec les principaux acteurs libanais, il a annoncé vouloir "établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et Israël.