Le Cabinet saoudien rejette le déplacement des Palestiniens

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion hebdomadaire du Cabinet à Riyad. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion hebdomadaire du Cabinet à Riyad. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion hebdomadaire du Cabinet à Riyad. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion hebdomadaire du Cabinet à Riyad. (SPA)
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Publié le Mercredi 05 mars 2025

Le Cabinet saoudien rejette le déplacement des Palestiniens

  • La déclaration finale adoptée par le sommet appelle au déploiement d'une force internationale de protection et de maintien de la paix dans les territoires palestiniens
  • Le Cabinet a adopté le plan présenté par l'Égypte concernant Gaza, en pleine coordination avec la Palestine et les pays arabes

RIYAD: Le Cabinet saoudien a affirmé, mardi, son soutien total aux décisions du sommet extraordinaire de la Ligue arabe au Caire qui a rejeté le déplacement des Palestiniens de leur terre et qui vise à mettre fin aux répercussions désastreuses résultant de la guerre.

Il a réaffirmé le droit du peuple palestinien à l'autodétermination et à l'obtention de ses droits légitimes, notamment celui d'établir un État indépendant sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.

La déclaration finale adoptée par le sommet appelle au déploiement d'une force internationale de protection et de maintien de la paix dans les territoires palestiniens.

Le Cabinet a adopté le plan présenté par l'Égypte concernant Gaza, en pleine coordination avec la Palestine et les pays arabes.

Le sommet a également mis l'accent sur l'instauration d'une paix juste et globale qui respecte les droits du peuple palestinien.

Lors de la session hebdomadaire du Cabinet présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane à Riyad, les ministres ont condamné la décision d'Israël d'empêcher l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza, appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités face à ces graves violations, à activer les mécanismes internationaux de responsabilisation et à garantir un accès durable à l'aide.

Le Cabinet a abordé la déclaration conjointe publiée après la visite du président Joseph Aoun à Riyad concernant l'importance de mettre pleinement en œuvre l'accord de Taëf, qui a mis fin à la guerre civile au Liban et a été négocié en Arabie saoudite en 1989, ainsi que les résolutions internationales pertinentes.

La déclaration conjointe a également souligné l'importance de garantir la souveraineté du Liban sur tous ses territoires, de limiter les armes à l'État libanais, de soutenir le rôle national de l'armée libanaise et d'appeler au retrait des forces d'occupation israéliennes de tous les territoires libanais.

M. Aoun a été accueilli lundi au palais d'Al-Yamamah à Riyad, où les discussions avec le prince héritier ont porté sur le renforcement des relations bilatérales.

Au cours de leurs entretiens, les deux dirigeants sont convenus d'étudier les obstacles à la reprise des exportations du Liban vers l'Arabie saoudite et les procédures visant à faciliter les voyages des Saoudiens au Liban. Ils ont également réaffirmé leur engagement en faveur du redressement économique du Liban et de la mise en œuvre de réformes conformes aux normes internationales.

Dans un autre registre, le Cabinet a affirmé le soutien continu de l'État au système de services sociaux et aux initiatives nationales visant à fournir un logement adéquat aux familles éligibles, saluant à cet égard la coopération et l'intégration des rôles entre le gouvernement, les entités privées et à but non lucratif, ainsi que les membres de la communauté, afin d'atteindre les objectifs de la campagne Jood Regions.

La campagne Jood Regions a été lancée pour la première fois pendant le Ramadan 2024 afin de fournir plus de 10 000 unités de logement aux familles les plus démunies dans les 13 provinces du Royaume.

Le roi Salmane et le prince héritier ont fait don d'un total de 150 millions de riyals saoudiens (40 millions de dollars; 1 dollar = 0,94 euro) à la deuxième campagne Jood Regions, lancée au début du Ramadan de cette année.

Le cabinet a examiné l'état d'avancement des principaux projets de développement et de services qui visent à renforcer le processus de développement global dans le Royaume.

Les ministres ont salué l'ouverture de la première phase du projet Sports Boulevard à Riyad, qui contribuera à consolider la position de la ville parmi les meilleures villes mondiales.

Le projet, mené par la Fondation du boulevard des sports, est désormais achevé à 40%, 83 km de l'itinéraire étant accessibles aux visiteurs depuis le 27 février.

L'initiative, lancée par le roi Salmane en mars 2019, s'aligne sur le programme de qualité de vie du pays, décrit dans l'initiative Vision 2030, en créant des villes plus vertes et plus durables qui encouragent la participation à des activités telles que la marche, le vélo et l'équitation. Elle vise également à faire de Riyad l'une des villes les plus agréables à vivre au monde en associant le sport à des opportunités culturelles, artistiques et environnementales.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le CCG déclare que les hostilités iraniennes compromettent le dialogue et les relations régionales

Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
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  • Le communiqué indique que la poursuite de l'agression iranienne ne fera qu'accentuer l'isolement de l'Iran
  • Affirmation du droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international

LONDRES : Un communiqué du Conseil de coopération du Golfe a déclaré mercredi que les hostilités iraniennes sapaient la confiance et fermaient la porte au dialogue.

Le communiqué souligne que "l'agression ne permet pas d'établir des relations ni de favoriser la compréhension ou le rapprochement".

La déclaration ajoute que la poursuite de l'approche agressive de l'Iran ne fera qu'accentuer son isolement, avertissant que de telles politiques affaiblissent la stabilité régionale.

Elle précise également que la porte de la compréhension reste ouverte à ceux "qui choisissent le langage de la sagesse et du bon voisinage".

Le Conseil a réaffirmé son entière solidarité avec le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, soulignant que la sécurité des États du Golfe est indivisible et que toute attaque contre un membre constitue une attaque contre tous.

Le Conseil a condamné les actions de l'Iran, a tenu Téhéran pour responsable de leurs conséquences sur la sécurité régionale, la navigation internationale et l'approvisionnement en énergie, et a appelé la communauté internationale à demander des comptes aux responsables.

Il a également affirmé le droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international et à la charte des Nations unies.

Cette déclaration a été faite alors que les ministres des affaires étrangères du CCG participaient à la 167e session du conseil ministériel du CCG à Bahreïn.

La réunion du CCG pour les États arabes du Golfe s'est tenue à Manama sous la présidence du ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani.


Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud

Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
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  • Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud
  • "Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël"

BEYROUTH: Israël a poursuivi mercredi ses frappes au Liban, faisant au moins 12 morts, selon une source médicale à l'AFP, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, appelant les Libanais à "rejoindre" la lutte de son pays contre le Hezbollah pro-iranien.

L'armée israélienne a en outre arrêté et enlevé en Israël, pour interrogatoire, deux habitants d'un village frontalier du sud, avant leur remise en liberté dans la soirée.

Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud.

"Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël", a déclaré M. Netanyahu dans un message en anglais adressé au peuple libanais.

Dans le même temps, Donald Trump a douché mercredi les espoirs d'un accord avec Téhéran pour mettre fin à la guerre régionale. Il a affirmé que son armée allait "attaquer" l'Iran dès mercredi, l'accusant de duplicité.

Dans le sud, près de Tyr, huit personnes ont été tuées dans des frappes sur le village de Tayr Debba et quatre autres dans la localité de Deir Qanoun an-Nahr, a indiqué une source médicale à l'AFP.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a aussi rapporté d'autres bombardements sur une trentaine de localités dans le sud et l'est du Liban, dont trois villages méridionaux dont Israël avait ordonné plus tôt l'évacuation.

La veille, de violents raids sur la ville de Tyr avaient fait 11 morts et Israël avait ordonné à l'ensemble des habitants de la ville millénaire et de ses environs d'évacuer, provoquant un exode précipité.

Plus au nord, une frappe israélienne a visé une voiture dans le centre de la grande ville côtière de Saïda, porte du sud du Liban, a indiqué l'Ani.

Un correspondant de l'AFP y a vu des secours retirer deux personnes d'un véhicule en feu.

Villages chrétiens isolés 

De son côté, le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des troupes israéliennes dans des localités qu'elles occupent dans le sud.

Dans la zone frontalière, une patrouille israélienne a enlevé "un membre du conseil municipal de Kfar Chouba et un employé de la municipalité alors qu'ils effectuaient des travaux de pompage d'eau", selon l'Ani.

L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir interpellé et "transféré sur le territoire israélien pour y être interrogés", deux "suspects" qui "s'étaient approchés de la zone où les soldats israéliens mènent des opérations".

La municipalité de Kfar Chouba a annoncé qu'ils étaient revenus libres au village dans la soirée. Affirmant qu'ils "n'avaient aucune intention de s’approcher des forces israéliennes", elle a condamné un "acte hostile envers deux innocents qui accomplissaient une mission humanitaire".

Kfar Chouba est l'un des rares villages frontaliers dont les habitants sont restés malgré les ordres d'évacuation de l'armée israélienne, qui occupe désormais une partie du sud du pays.

Parmi ces villages figure une poignée de localités chrétiennes, dont les représentants ont appelé mardi soir l'État libanais à "ouvrir des couloirs humanitaires".

Le communiqué du "Rassemblement des villages chrétiens frontaliers" souligne que les routes les desservant sont désormais "coupées ou extrêmement dangereuses".

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.696 morts, selon le dernier bilan des autorités.

Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans cette guerre régionale pour soutenir l'Iran, qui exige que tout accord de paix avec Washington inclut la fin des hostilités sur le front libanais.


Liban: les «négociations directes» avec Israël, seule voie pour sortir de la guerre 

Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
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  • "La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban"
  • "Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)"

PARIS: Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé mercredi le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française.

"Le Hezbollah fait tout ce qu'il peut pour empêcher ces négociations directes", a déploré Youssef Raggi, entendu par la Commission des Affaires étrangères. "Mais pour l'Etat libanais, pour le gouvernement, c'est la seule voie pour essayer de voir comment régler le problème dans sa globalité", a-t-il ajouté, appelant au pragmatisme et soulignant que l'option militaire avait "prouvé son inefficacité".

"La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban", a également affirmé le ministre libanais, violemment hostile au Hezbollah et à son parrain iranien.

"Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)".

Il a en outre jugé "absurde" l'argumentaire du Hezbollah qui dit défendre "le pays contre l'invasion et contre l'occupation israélienne" puisque Israël a assuré n'avoir "aucune ambition territoriale sur le Liban".

Israël occupe une partie du sud du Liban le long de sa frontière, et a avancé en profondeur dans le Liban comme jamais en près de 30 ans depuis le début de cette nouvelle guerre.

Le ministre a enfin avancé qu'il ne s'agissait pas de désarmer le Hezbollah "pour faire plaisir aux Etats-Unis, ni aux Arabes, ni à la communauté internationale". C'est une demande, c'est une exigence purement libanaise" - également réclamée avec force par Israël.

"Nous voulons que le Hezbollah, comme toutes les autres petites organisations qui lui sont alliées (...) soient désarmées pour que nous puissions enfin vivre dans un pays normal".

Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre pour soutenir l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

Les frappes israéliennes ont depuis fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises.