Un ancien diplomate dissident abattu dans le sud de la Syrie 

Une voiture brûle suite aux affrontements entre les nouvelles autorités syriennes et les partisans du président déchu Bachar al-Assad près de la ville de Jableh dans la province côtière de Lattaquié, le 10 mars 2025. Photo d'illustration. (AFP)
Une voiture brûle suite aux affrontements entre les nouvelles autorités syriennes et les partisans du président déchu Bachar al-Assad près de la ville de Jableh dans la province côtière de Lattaquié, le 10 mars 2025. Photo d'illustration. (AFP)
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Publié le Mercredi 12 mars 2025

Un ancien diplomate dissident abattu dans le sud de la Syrie 

  • Des hommes armés ont fait irruption mardi soir au domicile de l'ancien diplomate, Noureddine al-Labbad, dans la ville d'al-Sanamayn, à environ 50 kilomètres au sud de Damas, et ont ouvert le feu sur lui et son frère avant de prendre la fuite
  • Il était revenu en Syrie deux semaines plus tôt depuis la France, où il avait représenté le Conseil de l'opposition syrienne après avoir servi comme diplomate sous Assad, selon l'ONG

BEYROUTH: Un ancien diplomate syrien qui avait fait défection sous l'administration du président déchu Bachar al-Assad a été abattu avec son frère dans le sud du pays, a déclaré mercredi une ONG.

Des hommes armés ont fait irruption mardi soir au domicile de l'ancien diplomate, Noureddine al-Labbad, dans la ville d'al-Sanamayn, à environ 50 kilomètres au sud de Damas, et ont ouvert le feu sur lui et son frère avant de prendre la fuite, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

L'OSDH, basé au Royaume-Uni, mais qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays en guerre, a précisé que M. Labbad avait servi comme diplomate sous Assad jusqu'en 2013, lorsqu'il avait fait défection.

Il était revenu en Syrie deux semaines plus tôt depuis la France, où il avait représenté le Conseil de l'opposition syrienne après avoir servi comme diplomate sous Assad, selon l'ONG.

Les forces de sécurité ont instauré un couvre-feu dans la ville après l'incendie de plusieurs voitures et l'explosion de grenades, qui ont suivi l'attaque, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Mais au matin, le couvre-feu a été levé et la circulation a repris progressivement.

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montraient des hommes armés entrant dans ce qui serait la maison de M. Labbad, mais elles n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante par l'AFP.

Aucune précision n'a été données sur les circonstances et les motivations de l'assassinat de l'ancien diplomate, mais ces derniers mois, de fréquents incidents impliquant des violences tribales ou des actes de vengeance ont été signalés, en particulier depuis la chute d'Assad en décembre.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.