Faire revivre les recettes – les aliments traditionnels égayent les plats de l'iftar

Les tables du Royaume présentent une grande diversité pendant le mois sacré, les familles se transmettant les traditions culinaires de génération en génération. (Images Getty)
Les tables du Royaume présentent une grande diversité pendant le mois sacré, les familles se transmettant les traditions culinaires de génération en génération. (Images Getty)
Les jeunes sont attirés par les aliments traditionnels grâce aux réseaux sociaux. (Instagram/mocculinaire)
Les jeunes sont attirés par les aliments traditionnels grâce aux réseaux sociaux. (Instagram/mocculinaire)
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Publié le Jeudi 13 mars 2025

Faire revivre les recettes – les aliments traditionnels égayent les plats de l'iftar

  • La Commission des arts culinaires a joué un rôle important dans la préservation des plats traditionnels en organisant un certain nombre d'événements et de festivals 
  • Elle a également documenté les méthodes de préparation et les traditions culturelles, soutenu les entrepreneurs et publié des livres et des vidéos

DJEDDAH/RIYAD: Le Ramadan contribue à faire revivre les plats traditionnels en Arabie saoudite, de nombreuses familles préparant des mets propres à leur région.

Les tables du Royaume présentent une grande diversité pendant le mois sacré, les familles transmettant les traditions culinaires de génération en génération.

Le lien entre le Ramadan et ces plats traditionnels est ancré dans les coutumes, mais leur valeur nutritionnelle joue également un rôle clé. Souvent riches en ingrédients énergétiques tels que les viandes et les légumes, ils fournissent des nutriments essentiels qui reconstituent l'organisme après une longue journée de jeûne.

Dans les frontières du Nord, Al-Khumei'ah est un plat bien connu, tandis que la province orientale est réputée pour ses harees (soupe de blé et de viande cuite lentement), selon la Commission des arts culinaires du Royaume.

Le plat emblématique de Riyad est le marqooq (pâte fine avec de la viande, des oignons et un bouillon épicé), tandis que Qassim est connu pour sa pâtisserie Al-Tawah.

À Tabuk, la mafroukah (pâte avec des dattes, du miel et du beurre) est un choix populaire, tandis que Jazan est réputé pour le poisson makshan, cuit avec des oignons et des épices.

Hail propose Al-Baseesa (boules de pâte avec de la pâte de dattes), et Asir est connu pour le tasabee' (mélange de farine, de lait et de sucre).

Najran propose Al-Wafd et Al-Maraq (boules de pâte), tandis que La Mecque est connue pour sa soupe d'orge rouge. À Médine, le sobiyah est une boisson traditionnelle très appréciée, à base d'orge ou d'avoine.

Al-Baha est connu pour son pain maraqa, tandis que Jouf est spécialisé dans le pain saj, un pain plat sans levain.

Les jeunes sont attirés par les aliments traditionnels grâce aux réseaux sociaux.

«Le fait de vivre à une époque où tout le monde essaie de suivre les tendances et de rivaliser pour savoir qui a fait le mieux, ainsi que la culture du partage des photos, constituent une grande motivation. Mais je ne peux pas nier que la nostalgie et la connexion émotionnelle jouent également un rôle important», a déclaré Maryam al-Oufi.

Loza al-Mahdi et Eman al-Hussaini, une mère et une fille de l'ouest de l'Arabie saoudite, pensent que ces plats représentent des souvenirs importants.

«Peu importe le nombre de nouvelles recettes que nous essayons, les plats traditionnels ont une place spéciale parce qu'ils nous rappellent des souvenirs d'enfance et nous relient au passé.»

Le maamoul, une pâtisserie fourrée aux dattes qui revêt une grande importance culturelle et spirituelle, reste un plat de base incontournable pendant le Ramadan.

Al-Mahdi a déclaré: «Aucun Ramadan n'est complet sans le maamoul. C'est un plat qui rassemble toute la famille.»

Des plateformes comme TikTok et X ont facilité le partage et la préservation des recettes traditionnelles. «Partager des recettes sur TikTok ou même poster des photos de plats sur X y contribue vraiment», explique Al-Oufi.

«Lorsque nous voyons des photos et des vidéos intéressantes, nous avons envie de goûter à nouveau à ces plats et de faire revivre des recettes disparues.»

Pour beaucoup, la cuisine du Ramadan est une question d'héritage familial. «Les familles ont le choix entre perpétuer la tradition et la transmettre aux générations futures ou l'enterrer», explique Al-Oufi.

Al-Mahdi a souligné l'importance de l'apprentissage pratique: «Je veille à enseigner à mes enfants comment cuisiner correctement, comme je l'ai appris de ma mère et de ma grand-mère.»

Certains plats ont une valeur sentimentale profonde. Al-Oufi se souvient du souci du détail de sa grand-mère: «Ma grand-mère était très pointilleuse sur la nourriture, en particulier sur la taille et la forme des luqaimat. Ma grand-mère est décédée, mais ses règles survivent dans notre esprit.»

De même, Al-Hussaini nous fait part d'un plat qui lui tient à cœur: «L'un des plats les plus importants que je dois préparer pendant le Ramadan, et que mes enfants adorent, est le Jaib al-Tajir (poche du marchand).»

La Commission des arts culinaires a joué un rôle important dans la préservation des plats traditionnels en organisant un certain nombre d'événements et de festivals qui mettent en valeur la cuisine patrimoniale saoudienne.

Elle a également documenté les méthodes de préparation et les traditions culturelles, soutenu les entrepreneurs et publié des livres et des vidéos, contribuant ainsi à susciter l'intérêt pour les aliments traditionnels.

Les marchés et les restaurants traditionnels jouent également un rôle majeur dans la préservation de ces plats, en offrant aux visiteurs la possibilité de découvrir des saveurs authentiques et en promouvant la culture alimentaire traditionnelle à travers les générations.

La Commission des arts culinaires promeut les aliments traditionnels pendant le Ramadan en partageant un contenu spécial sur les réseaux sociaux et sur son site web.

Il s'agit notamment de mettre en avant les plats traditionnels du Ramadan, leurs méthodes de préparation, leurs origines historiques et leur signification culturelle.

En partageant ces connaissances, la commission encourage la communauté à apprécier et à préserver le patrimoine culinaire saoudien pendant le Ramadan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Tom Holland livre sa meilleure performance à ce jour dans « Spider-Man: Brand New Day »

Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
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  • Tom Holland livre sa performance la plus aboutie dans un Spider-Man plus sombre, vulnérable et profondément humain
  • Grâce à la réalisation de Destin Daniel Cretton, le film renouvelle la franchise avec une approche émotionnelle, portée par une excellente alchimie entre Holland et Zendaya

DUBAÏ : « Spider-Man: Brand New Day » est l'épisode le plus sombre et le plus introspectif à ce jour consacré au sympathique héros de quartier de Marvel. Destin Daniel Cretton (« Short Term 12 », « Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux », « Wonder Man ») s'impose comme un choix étonnamment parfait pour ce virage tonal. Depuis longtemps salué pour son travail avec les acteurs dans des drames intimistes, Cretton apporte cette même sensibilité à une superproduction, permettant à Tom Holland de livrer une interprétation brute et profondément incarnée qui entraîne le personnage dans des territoires véritablement troublants.

Dans la continuité des séquelles émotionnelles de « No Way Home », le film retrouve Peter Parker dans un état de profond déracinement. Avec l'aide de Doctor Strange, il a effacé des mémoires du monde entier le secret de son identité. Son meilleur ami, Ned Leeds (Jacob Batalon), et l'amour de sa vie, MJ (Zendaya), poursuivent désormais leur existence comme s'il n'avait jamais existé. Le cœur brisé et totalement seul, Parker consacre ses jours et ses nuits à combattre le crime, comme si l'épuisement pouvait combler le vide laissé par sa vie d'autrefois.

Le récit s'appuie pleinement sur cette solitude, qui devient le moteur thématique central du film. Le scénario interroge Peter Parker sur ce qu'il se refuse à vivre lorsqu'il choisit d'ignorer ce qui le rend profondément humain : ses relations avec les autres. Et à mesure qu'il se replie sur lui-même, son corps comme son esprit commencent à se transformer d'une manière qu'il ne maîtrise plus totalement. C'est une métaphore audacieuse du choix du confort de la solitude face à l'inconfort de l'intimité et du changement, flirtant avec le body horror et le thriller psychologique. Mais la mise en scène maîtrisée de Cretton et la vulnérabilité de Holland empêchent l'ensemble de basculer dans le ridicule.

Pendant ce temps, Spider-Man affronte un tout nouvel adversaire, capable de prendre possession du corps de simples civils et déterminé à mettre la main sur un élément conservé au sein de l'agence gouvernementale Damage Control, dirigée par William « Bill » Metzger, brillamment incarné par Tramell Tillman, révélé dans « Severance ». Peter reçoit également l'aide de quelques visages familiers — dont nous ne révélerons pas l'identité — tandis qu'un nouveau personnage fait son apparition, interprété par Sadie Sink (« Stranger Things »). L'actrice s'empare pleinement de son rôle, qui bouleverse la franchise de façon spectaculaire.

Si Tom Holland signe une prestation remarquable, tout en justesse et en intensité, Zendaya brille tout autant dans la peau d'une MJ désormais adulte. La complicité entre les deux acteurs est toujours aussi évidente, et chacune de leurs scènes dégage une énergie irrésistible.

Au final, Destin Daniel Cretton signe l'un de ces rares films de super-héros qui paraissent profondément humains, tandis que Tom Holland livre sans doute sa meilleure interprétation de Peter Parker à ce jour. Si vous hésitez encore à acheter votre billet en vous demandant si vous avez vraiment besoin d'un nouveau film de super-héros, n'hésitez plus. Faites le grand saut. Faites confiance à Spider-Man pour amortir votre chute. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le DJ français Kavinsky retrouvé mort à son domicile à Paris

Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
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  • Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet
  • Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024

PARIS: Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Le parquet a précisé qu'"une enquête en recherche des causes de la mort" avait été ouverte, "afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants", mardi soir.

Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet.

Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Avec la disparition soudaine de Kavinsky, la France perd l'une de ses voix les plus singulières. Du film +Drive+ aux JO de Paris, le monde entier avait vibré sur +Nightcall+. À la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières", a réagi sur X la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Pianiste autodidacte né en Seine-Saint-Denis, Kavinsky s'est lancé au début des années 2000, assurant notamment des premières parties de Daft Punk et se produisant aux côtés d'autres nouveaux noms de la scène électro, comme SebastiAn. Mais le grand tournant de sa carrière reste "Nightcall", ce tube synthwave à l'ambiance assombrie et au tempo ralenti, qui a fait partie de la bande originale de "Drive", thriller à succès avec Ryan Gosling.


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com