Des druzes syriens passent la ligne de cessez-le-feu sur le Golan pour un pèlerinage inédit en Israël

A bord de trois bus blancs escortés par des véhicules militaires israéliens, les religieux, au nombre de quelques dizaines, ont traversé la ligne à Majdal Shams, dans la partie du Golan occupée par Israël peu avant 11H30. (AFP)
A bord de trois bus blancs escortés par des véhicules militaires israéliens, les religieux, au nombre de quelques dizaines, ont traversé la ligne à Majdal Shams, dans la partie du Golan occupée par Israël peu avant 11H30. (AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 14 mars 2025

Des druzes syriens passent la ligne de cessez-le-feu sur le Golan pour un pèlerinage inédit en Israël

  • A bord de trois bus blancs escortés par des véhicules militaires israéliens, les religieux, au nombre de quelques dizaines, ont traversé la ligne à Majdal Shams, dans la partie du Golan occupée par Israël peu avant 11H30
  • Selon une source au sein de la communauté druze, ils doivent se rendre dans le nord d'Israël, à Julis, pour y rencontrer le chef religieux des druzes d'Israël, cheikh Mowafaq Tarif, avant d'aller prier près de Tibériade au site du tombeau de Nabi Chouaïb

MAJDAL SHAMS: Une délégation de cheikhs druzes de Syrie ont traversé vendredi la ligne de cessez-le-feu sur le Golan pour un pèlerinage en Israël, une première pour des druzes syriens depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A bord de trois bus blancs escortés par des véhicules militaires israéliens, les religieux, au nombre de quelques dizaines, ont traversé la ligne à Majdal Shams, dans la partie du Golan occupée par Israël peu avant 11H30 (09H30 GMT).

Selon une source au sein de la communauté druze, ils doivent se rendre dans le nord d'Israël, à Julis, pour y rencontrer le chef religieux des druzes d'Israël, cheikh Mowafaq Tarif, avant d'aller prier près de Tibériade au site du tombeau de Nabi Chouaïb, plus haut lieu saint druze en Israël.

Nabi ("Prophète" en arabe) Chouaïb est un des prophètes mentionnés dans le Coran, dont la figure est associée à Jéthro, le beau-père de Moïse, dans le récit biblique.

A Majdal Shams, les visiteurs ont été accueillis par une centaine de druzes qui ont entonné des chants de bienvenue, tapant dans leurs mains.

Parmi eux, plusieurs jeunes garçons agitant des drapeaux druzes vert, rouge, jaune, bleu, blanc plus hauts qu'eux, ainsi que des hommes en costume noir traditionnel portant la coiffe blanche et rouge typique des druzes.

"Nous avons attendu ce moment pendant de nombreuses années pour les rencontrer, c'est un moment fort en émotions", a déclaré à l'AFP Jamal Ayoub, 61 ans, agriculteur venu de Galilée (nord d'Israël) pour accueillir un oncle dans la délégation des cheikhs.

Cette visite a toutefois rencontré "une forte opposition" au sein de la communauté syrienne, selon une source druze.

Les druzes, adeptes d'une religion ésotérique issue de l'islam, sont répartis entre la Jordanie, le Liban, Israël, le plateau du Golan et la Syrie où ils sont concentrés dans la province de Soueida (sud), proche d'Israël.

Dès la chute du pouvoir de Bachar al-Assad le 8 décembre, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon démilitarisée du Golan, dans le sud-ouest de la Syrie, à la lisière de la partie de ce plateau occupée par Israël depuis la guerre de 1967, et annexée en 1981.

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.