Trump veut rallier un Poutine récalcitrant à un projet de trêve en Ukraine

Cette combinaison d'images créée le 7 novembre 2024 montre l'ancien président des États-Unis et candidat républicain à la présidence Donald Trump (à gauche) assistant à une réunion de Fox News Townn Hall animée par l'animateur de télévision américain Harris Faulkner (hors champ), à Cumming, en Géorgie, le 15 octobre 2024, et le président russe Vladimir Poutine (à droite) s'exprimant lors du sommet des BRICS à Kazan, le 24 octobre 2024.  (Photo Elijah Nouvelage et Alexander NEMENOV / AFP)
Cette combinaison d'images créée le 7 novembre 2024 montre l'ancien président des États-Unis et candidat républicain à la présidence Donald Trump (à gauche) assistant à une réunion de Fox News Townn Hall animée par l'animateur de télévision américain Harris Faulkner (hors champ), à Cumming, en Géorgie, le 15 octobre 2024, et le président russe Vladimir Poutine (à droite) s'exprimant lors du sommet des BRICS à Kazan, le 24 octobre 2024. (Photo Elijah Nouvelage et Alexander NEMENOV / AFP)
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Publié le Mardi 18 mars 2025

Trump veut rallier un Poutine récalcitrant à un projet de trêve en Ukraine

  • Donald Trump souhaite convaincre mardi Vladimir Poutine d'accepter son projet de trêve en Ukraine, à l'occasion d'un entretien prévu dans l'après-midi.
  • Vladimir Poutine, qui a l'avantage militaire sur le terrain, a pris soin de ne pas refuser cette idée, mais a publiquement exprimé de nombreuses réticences.

WASHINGTON : Donald Trump souhaite convaincre mardi Vladimir Poutine d'accepter son projet de trêve en Ukraine, à l'occasion d'un entretien prévu dans l'après-midi. Une idée sur laquelle Moscou a exprimé bien des réserves, tout en se gardant à ce stade de la rejeter.

La conversation téléphonique entre les présidents américain et russe est prévue pour durer de 13 heures à 15 heures GMT, selon le Kremlin.

Les résultats de cet échange seront scrutés avec attention dans les capitales européennes et à Kiev, où l'on craint que M. Trump ne cède trop à M. Poutine, perçu comme une menace à l'échelle du continent.

Des représentants russes et américains négocient depuis que l'Ukraine a accepté, sous la pression de Donald Trump, l'idée d'un cessez-le-feu inconditionnel de trente jours.

Vladimir Poutine, qui a l'avantage militaire sur le terrain, a pris soin de ne pas refuser cette idée, mais a publiquement exprimé de nombreuses réticences.

- « Établir un dialogue » ;

« Il y a certaines ententes, bien sûr. Mais il y a aussi un grand nombre de questions liées à la poursuite de la normalisation de nos relations et à la question ukrainienne, dont les deux présidents doivent discuter", a résumé mardi Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin.

Puis, parlant aux médias russes, il a semblé vouloir ménager les attentes, présentant l'entretien Trump-Poutine comme « une conversation dans une chaîne d'actions visant à établir un dialogue ».

La coopération russo-américaine est quasi inexistante depuis le début de l'invasion de l'Ukraine. Et la Russie est la cible de douloureuses sanctions économiques.

Côté américain, M. Trump a écrit lundi sur sa plateforme Truth Social que de « nombreux éléments » sur la trêve en Ukraine avaient « été convenus ». « Mais beaucoup restent encore » à négocier, a-t-il insisté.

Européens et Ukrainiens attendent donc avec appréhension la conversation entre les deux hommes, d'autant que le président américain a repris sur plusieurs points la rhétorique et des contre-vérités du Kremlin.

Il a déjà accédé à des revendications russes en jugeant impossible l'intégrité territoriale de l'Ukraine et son adhésion à l'OTAN.

Par ailleurs, Donald Trump, qui s'est déjà entretenu une première fois, officiellement, avec Vladimir Poutine le 12 février, a publiquement rabroué le chef de l'État ukrainien, Volodymyr Zelensky, à la Maison Blanche. Cette scène a rompu avec trois années de soutien américain et le front uni occidental face à Moscou.

Il avait ensuite suspendu l'aide militaire et en matière de renseignement à Kiev, ne les rétablissant que lorsque l'Ukraine avait entériné son projet de trêve.

La Russie n'a pour sa part fait état d'aucune concession de fond.

Elle réclame toujours cinq régions ukrainiennes, dont la Crimée, l'abandon des ambitions de Kiev de rejoindre l'Alliance atlantique, ainsi que le démantèlement du pouvoir ukrainien et de son armée.

M. Poutine a aussi jugé qu'une cessation provisoire des combats dépendrait de la situation dans la région russe de Koursk, que l'armée ukrainienne occupe partiellement depuis août 2024.

Au début du mois de mars, à la faveur d'une contre-offensive, les soldats russes ont repris un terrain considérable, affaiblissant ainsi la position de l'Ukraine qui espérait utiliser ces terres comme monnaie d'échange.

- « Soufflé en une seconde » -

Des déplacés russes, qui ont passé sept mois coupés du monde dans des localités sous contrôle ukrainien et visés par de nombreux bombardements, ont pu sortir de la zone ces derniers jours.

Olga Chkouratova raconte à l'AFP qu'elle sort tout juste des « décombres » de son village de Gontcharovka. Elle y a perdu « papy » Nikolaï, son mari de 73 ans, la semaine passée.

« Un obus est tombé et tout a été soufflé en une seconde : plus de maison, plus de garage, plus de grange. Et papy a été écrasé sous le poids du garage », explique-t-elle, émue.

Elena Soukhareva, une bénévole de 50 ans venue en aide à Olga et à ses semblables, espère que Donald Trump et Vladimir Poutine trouveront un compromis, car « des pourparlers de paix » sont « la seule façon de résoudre le problème ».

L'Ukraine ne peut imaginer la paix sans garanties de sécurité : la Russie lui livre la guerre sous une forme ou sous une autre depuis 2014. Sans démonstration de force occidentale, Kiev estime que Moscou attaquera de nouveau.

Donald Trump a exclu pour l'heure de fournir de telles garanties, un vide que l'Europe cherche à combler sans avoir pour autant été incluse aux pourparlers dont le président américain a pris l'initiative.

 

 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.