Gaza : « La souffrance doit cesser », dit la cheffe de la diplomatie européenne en Israël

Cette photo diffusée par le ministère égyptien des Affaires étrangères montre le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty (R) recevant la Haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Kaja Kallas au siège du ministère des Affaires étrangères dans le palais Tahrir au centre du Caire, le 23 mars 2025. (Photo du ministère égyptien des Affaires étrangères / AFP)
Cette photo diffusée par le ministère égyptien des Affaires étrangères montre le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty (R) recevant la Haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Kaja Kallas au siège du ministère des Affaires étrangères dans le palais Tahrir au centre du Caire, le 23 mars 2025. (Photo du ministère égyptien des Affaires étrangères / AFP)
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Publié le Lundi 24 mars 2025

Gaza : « La souffrance doit cesser », dit la cheffe de la diplomatie européenne en Israël

  • « La souffrance doit cesser », a déclaré dimanche soir la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, à son arrivée en Israël.
  • « Israël a le droit de se défendre, mais doit respecter la vie des civils et le droit humanitaire. Les menaces d'annexion de certaines parties de Gaza sont inacceptables », a-t-elle déclaré.

JERUSALEM : « La souffrance doit cesser », a déclaré dimanche soir la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, à son arrivée en Israël. Elle va y réclamer un « retour immédiat » à l'accord de cessez-le-feu pour stopper la « destruction de Gaza ».

« L'offensive militaire d'Israël a causé d'effroyables pertes en vies humaines. Tant que cette guerre se poursuivra, les deux parties seront perdantes », a-t-elle souligné, avant de rencontrer successivement les dirigeants israéliens et palestiniens lundi.

« Israël a le droit de se défendre, mais doit respecter la vie des civils et le droit humanitaire. Les menaces d'annexion de certaines parties de Gaza sont inacceptables », a-t-elle déclaré.

« Lors de mes entretiens avec les dirigeants israéliens et palestiniens, j'insisterai sur l'urgence des négociations. Tous les otages doivent être libérés immédiatement. La souffrance doit cesser. La destruction de Gaza ne fait qu'alimenter la radicalisation », a-t-elle ajouté.

La responsable diplomatique de l'Union européenne doit rencontrer lundi le président israélien Isaac Herzog, le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar, ainsi que le chef de l'opposition Yair Lapid.

Elle se rendra également dans les territoires palestiniens pour s'entretenir avec le président Mahmoud Abbas et le Premier ministre Mohammad Mustafa.

Les relations avec Israël divisent profondément les pays de l'Union européenne depuis la guerre dans la bande de Gaza. Certains pays mettent en avant le droit d'Israël à se défendre, tandis que d'autres insistent sur la fin des combats et le droit des Palestiniens à un État.

Dimanche, Kaja Kallas était en Égypte pour échanger sur le plan arabe de reconstruction de Gaza.

« Gaza appartient aux Palestiniens. Lorsque cette guerre prendra fin, Gaza devra être reconstruite le plus rapidement possible, et le plan soutenu par les Arabes propose un moyen réaliste d'y parvenir", a-t-elle estimé.

L'initiative arabe est une réponse au plan du président américain Donald Trump qui prévoit de prendre le contrôle du territoire palestinien et d'en expulser ses habitants.

Préparé par l'Égypte, ce plan prévoit de reconstruire la bande de Gaza, détruite par 15 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, sans déplacer ses 2,4 millions d'habitants.

Ce plan met de facto à l'écart le Hamas et prévoit le retour de l'Autorité palestinienne, chassée du territoire en 2007 par le mouvement islamiste.

L'armée israélienne a entamé dimanche une offensive à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, tout en poursuivant ses opérations dans le nord, cinq jours après avoir rompu le cessez-le-feu avec le Hamas.


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.