L'Egypte et la France ont conclu un accord sur l'hydrogène vert d'une valeur de 7,6 milliards de dollars

Béatrice Buffon, présidente d'EDF Renewables, et Amr El-Sawaf, président de Zero Waste, ont signé l'accord aux côtés de responsables égyptiens du secteur de l'énergie.(Facebook/Bureau du Premier ministre égyptien.)
Béatrice Buffon, présidente d'EDF Renewables, et Amr El-Sawaf, président de Zero Waste, ont signé l'accord aux côtés de responsables égyptiens du secteur de l'énergie.(Facebook/Bureau du Premier ministre égyptien.)
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Publié le Mardi 08 avril 2025

L'Egypte et la France ont conclu un accord sur l'hydrogène vert d'une valeur de 7,6 milliards de dollars

  • L'Égypte et la France ont signé un accord de 7 milliards d'euros (7,6 milliards de dollars) pour développer un complexe de production d'hydrogène vert et d'ammoniac
  • L'Égypte et la France ont signé un accord de 7 milliards d'euros (7,6 milliards de dollars) pour développer un complexe de production d'hydrogène vert et d'ammoniac

RIYADH : L'Égypte et la France ont signé un accord de 7 milliards d'euros (7,6 milliards de dollars) pour développer un complexe de production d'hydrogène vert et d'ammoniac à grande échelle près de Ras Shokeir, sur la côte de la mer Rouge.

L'accord, qui intervient dans un contexte de renforcement des relations économiques entre les deux pays, comprend le développement, le financement, la construction et l'exploitation d'une installation dirigée par le secteur privé.

EDF Renewables et Zero Waste dirigeront le projet en partenariat avec l'Autorité générale des ports de la mer Rouge et l'Autorité des énergies nouvelles et renouvelables.

Selon une déclaration commune des ministères égyptiens de l'industrie et des transports, le projet sera entièrement financé et mis en œuvre par le consortium du secteur privé, sans engagement financier ni obligation d'infrastructure de la part du gouvernement.

L'initiative sera développée en trois phases et devrait produire jusqu'à 1 million de tonnes d'ammoniac vert par an, à partir de 2029.

Au début du mois d'avril, l'Égypte a reçu le président français Emmanuel Macron lors d'une visite officielle axée sur la résolution de la crise humanitaire à Gaza et le renforcement de la coopération économique bilatérale.

M. Macron a participé au Forum d'affaires franco-égyptien, où les discussions ont porté sur l'augmentation des investissements français en Égypte et l'élargissement de la collaboration dans les domaines des énergies renouvelables, des infrastructures et de l'industrie.

L'accord sur l'hydrogène signé au cours de la visite a été l'un des résultats les plus importants, s'inscrivant dans la stratégie de l'Égypte visant à devenir une plaque tournante régionale pour les exportations d'énergies propres et de carburants verts.

Kamel El-Wazir, vice-premier ministre égyptien chargé du développement industriel et ministre de l'industrie et des transports, a souligné que le projet était conforme aux directives nationales visant à localiser l'industrie de l'hydrogène vert et à positionner l'Égypte en tant que leader régional et mondial en matière de pratiques environnementales progressistes.

Il a déclaré que cette initiative reflétait la relation distinguée entre les dirigeants politiques et les peuples des deux pays et mettait en évidence leur engagement commun en faveur d'une coopération stratégique pour le bénéfice et le développement mutuels.

La première phase du projet nécessitera un investissement direct de 2 milliards d'euros et vise à produire 300 000 tonnes d'ammoniac vert par an.

Béatrice Buffon, présidente d'EDF Renewables, et Amr El-Sawaf, président de Zero Waste, ont signé l'accord aux côtés de responsables égyptiens du secteur de l'énergie. L'investissement combiné des trois phases devrait atteindre 7 milliards d'euros, entièrement financés par la société de projet.

Le ministre a indiqué que 368 km² de terres à Ras Shokeir ont été alloués à la production d'énergie solaire et éolienne pour alimenter l'installation, tandis que 1,2 million de mètres carrés seront utilisés pour construire l'usine industrielle intégrée.

Le projet comprend également la construction d'une jetée d'exportation de 400 mètres avec un tirant d'eau de 17 mètres, ainsi qu'un couloir de transmission de 7 km. Une unité de dessalement de l'eau de mer permettra de répondre aux besoins en eau du projet.

M. El-Wazir a déclaré qu'il s'agissait de l'un des rares projets à long terme en Égypte à être mis en œuvre entièrement par le secteur privé, sans dépendre de l'infrastructure publique ou des services du réseau électrique, soulignant que l'investissement est structuré de manière à recouvrer les coûts sur une période de 50 ans.

L'État bénéficiera des droits de licence, des redevances d'utilisation du sol, des droits d'exportation et des taxes, qui seront tous payés en dollars américains.

Au-delà des revenus directs, le projet devrait générer des milliers d'emplois pendant les phases de construction et d'exploitation.

Le consortium s'est engagé à former et à employer de la main-d'œuvre locale, avec pour objectif d'atteindre une participation égyptienne de 95 % dans la main-d'œuvre du projet.

M. El-Wazir a ajouté que l'initiative soutiendra également la localisation des composants d'énergie verte, notamment les électrolyseurs, les panneaux solaires et les turbines éoliennes.

Cette initiative renforce la position de l'Égypte dans le paysage mondial des énergies renouvelables et contribue à la transition du pays vers une économie verte, a expliqué M. El-Wazir.

Il a également noté son alignement sur les engagements climatiques de l'Égypte dans le cadre de l'Accord de Paris et de la COP27, ainsi que son potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de préservation des réserves de gaz naturel en fournissant des alternatives durables pour les secteurs de l'énergie et de l'industrie.

Le ministre a également souligné l'importance stratégique de fournir un carburant vert aux navires transitant par le canal de Suez et de développer un nouveau port de la mer Rouge sous l'égide de l'Autorité portuaire de la mer Rouge sans aucune charge fiscale pour le gouvernement. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com  


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.