Le PIB réel de l'Arabie saoudite a augmenté de 2,7% au 1er trimestre, selon GASTAT

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Publié le Samedi 03 mai 2025

Le PIB réel de l'Arabie saoudite a augmenté de 2,7% au 1er trimestre, selon GASTAT

  • L'économie de l'Arabie saoudite a connu une croissance annuelle de 2,7% au cours du premier trimestre 2025, grâce à une forte dynamique des activités non pétrolières
  • Selon les estimations rapides publiées par l'Autorité générale des statistiques, les activités non pétrolières ont augmenté de 4,2% au cours des trois premiers mois de l'année, prolongeant leur série de croissance à 17 trimestres consécutifs

RIYAD : L'économie de l'Arabie saoudite a connu une croissance annuelle de 2,7% au cours du premier trimestre 2025, grâce à une forte dynamique des activités non pétrolières, le Royaume poursuivant ses efforts de diversification hors hydrocarbures.

Selon les estimations rapides publiées par l'Autorité générale des statistiques, les activités non pétrolières ont augmenté de 4,2% au cours des trois premiers mois de l'année, prolongeant leur série de croissance à 17 trimestres consécutifs. Les services gouvernementaux ont augmenté de 3,2%, tandis que les activités liées au pétrole se sont contractées de 1,4%.

La croissance du secteur non pétrolier de l'Arabie saoudite s'aligne sur les objectifs du programme Vision 2030, qui vise à diversifier l'économie du pays en réduisant sa dépendance à l'égard des revenus du pétrole.

Cela intervient alors que le Fonds monétaire international, dans ses dernières perspectives économiques, a noté que la croissance à court terme au Moyen-Orient sera tirée par l'expansion du secteur non pétrolier, prévoyant que l'économie de la région croîtra de 2,6% en 2025 et de 3,4% en 2026.

Dans un communiqué, GASTAT a déclaré avoir procédé à "une révision complète des estimations du PIB dans le cadre de ses efforts pour atteindre des niveaux élevés d'alignement avec les normes internationales et la qualité des données".

"Les séries chronologiques du PIB nominal et réel (annuel et trimestriel) ont été révisées en conséquence", ajoute le rapport. 

Commentant la révision complète des estimations du PIB, le ministre saoudien de l'Economie et de la Planification et président de GASTAT Faisal al-Ibrahim a déclaré qu'il s'agissait d'une étape stratégique qui reflétait l'engagement du Royaume à améliorer la qualité de ses données économiques, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Il a ajouté que la révision permettra également d'améliorer la transparence dans la mesure des performances de l'économie nationale.

"Cette mise à jour s'inscrit dans le cadre des efforts continus visant à développer des méthodologies statistiques conformes aux meilleures pratiques internationales, soulignant que l'impact positif de cette mise à jour contribuera à améliorer la précision de l’estimation de l'économie saoudienne et de ses composantes", a déclaré Al-Ibrahim.

Le ministre a ajouté que la révision vise à refléter la contribution d'activités économiques supplémentaires au sein du Royaume, notamment la fintech, l'économie créative, la logistique, les sports et les divertissements.

M. al-Ibrahim a également déclaré que la contribution des activités non pétrolières au PIB du Royaume a atteint 53,2%, soit une augmentation de 5,7% par rapport aux estimations précédentes.

Sur une base trimestrielle, le PIB corrigé des variations saisonnières a augmenté de 0,9%, les activités gouvernementales ayant fait un bond de 4,9% et la production non pétrolière ayant augmenté de 1,0%. Le PIB du secteur pétrolier a chuté de 1,2% en raison des réductions de production en cours dans le cadre de l'accord de l'OPEP+.

La croissance du PIB de l'Arabie saoudite s'aligne également sur la tendance générale du Moyen-Orient, où d'autres pays diversifient régulièrement leurs économies.

Le PIB annuel du Qatar pour 2024 a augmenté de 1,7%, grâce à une hausse de 1,9% des activités hors hydrocarbures. La banque centrale des Émirats arabes unis prévoit une croissance du PIB de 4% en 2024, tandis que Bahreïn a fait état d'une expansion de 2,1% en glissement annuel au troisième trimestre.

L'Arabie saoudite redouble d'efforts pour améliorer son infrastructure de données, favoriser la transformation numérique et exploiter l'intelligence artificielle et les technologies de pointe pour renforcer l'efficacité et la précision de ses opérations statistiques.

S'exprimant lors du premier Forum saoudien des statistiques qui s'est tenu en début de semaine, Fahad al-Dossari, président de GASTAT, a réitéré l'engagement de l'autorité à soutenir les décideurs en développant continuellement le système statistique pour répondre aux normes nationales et internationales.

"Les statistiques ne sont plus de simples outils de soutien ; aujourd'hui, elles sont au cœur du travail de développement et constituent un catalyseur essentiel du développement durable, garantissant des dépenses efficaces, améliorant la qualité des services et soutenant la croissance économique et sociale", a conclu M. Al-Dossari lors de l'événement à Riyad.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.