Venise et Riyad se livrent à une exploration contemporaine de Marco Polo

M. Carlo Baldocci, l’ambassadeur d’Italie en Arabie saoudite (Photo Fournie)
M. Carlo Baldocci, l’ambassadeur d’Italie en Arabie saoudite (Photo Fournie)
 “ Venise, Riyad et l'héritage de Marco Polo, un nouvel horizon se déploie. »  (Photo Fournie)
“ Venise, Riyad et l'héritage de Marco Polo, un nouvel horizon se déploie. »  (Photo Fournie)
 “ Venise, Riyad et l'héritage de Marco Polo, un nouvel horizon se déploie. »  (Photo Fournie)
“ Venise, Riyad et l'héritage de Marco Polo, un nouvel horizon se déploie. »  (Photo Fournie)
 “ Venise, Riyad et l'héritage de Marco Polo, un nouvel horizon se déploie. »  (Photo Fournie)
“ Venise, Riyad et l'héritage de Marco Polo, un nouvel horizon se déploie. »  (Photo Fournie)
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“ Venise, Riyad et l'héritage de Marco Polo, un nouvel horizon se déploie. »  (Photo Fournie)
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“ Venise, Riyad et l'héritage de Marco Polo, un nouvel horizon se déploie. » (Photo Fournie)
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Publié le Samedi 10 mai 2025

Venise et Riyad se livrent à une exploration contemporaine de Marco Polo

  • M. Carlo Baldocci, l’ambassadeur d’Italie en Arabie saoudite a déclaré: " C'est le début d'un voyage d'amitié et de collaboration. C'est la raison pour laquelle nous sommes si heureux de prendre part à ce projet"
  • Les voyages de Marco Polo seront à l'honneur sur l'ensemble du site qui se transformera en un itinéraire métaphorique.

RIYAD : La Fondation L’Art Pur abrite du 6 mai au 6 juin une exposition intitulée “ Venise, Riyad et l'héritage de Marco Polo, un nouvel horizon se déploie. »  

M. Carlo Baldocci, l’ambassadeur d’Italie en Arabie saoudite a déclaré lors de l’inauguration : « C'est un grand plaisir d'être ici ce soir et l'Art Pur Fondation est l'endroit idéal pour se retrouver. C'est le début d'un voyage d'amitié et de collaboration. C'est la raison pour laquelle nous sommes si heureux de prendre part à ce projet que nous soutenons depuis quelques mois. C'est le début d'un avenir prometteur avec les artistes présents ce soir, mais aussi avec d'autres artistes et d'autres participants qui représentent la scène artistique italienne. »

Le projet, dont le commissaire est Giacomo Marco Valerio, présente les œuvres de Manuel Bonfanti, Florencia Bruck et Federico Garibaldi. Il est produit par Cypher et Area35 Art Gallery, avec le soutien de l'ambassade d'Italie à Riyad et le patronage de la Società Dante Alighieri.

L'exposition offre une illustration vibrante de la mission de la Fondation, qui réside dans la promotion du dialogue artistique et la consolidation des liens culturels, en mettant en exergue l'art comme un espace de rencontre et de dialogue transculturel.

Les voyages de Marco Polo seront à l'honneur sur l'ensemble du site qui se transformera en un itinéraire métaphorique. Ces voyages seront revisités à travers des sensibilités et des langages artistiques contemporains. Ils seront ainsi mis en lumière sous un jour nouveau, révélant leurs résonances symboliques et visionnaires. 

En 1271, Marco Polo, âgé de dix-sept ans, accompgné de son père et de son oncle, ils empruntent la plus septentrionale des fameuses routes de la soie, qui permet les échanges entre l’Occident et l’Orient.

Les installations de Florencia Bruck entremêlent la mémoire, le langage et l'expérience humaine, créant des environnements qui évoquent la complexité de l'héritage culturel et de l'identité.

Florencia Bruck a déclaré à Arab News : « L'objectif principal de cet événement est l'échange entre les cultures, entre les Saoudiens et les Italiens, et entre l'art et les affaires. Nous commençons avec l'art parce que je pense que c'est une belle façon de communiquer car l'art est universel.

Je suis peintre, mais je suis aussi programmeur, et mon travail ne porte pas sur la technologie, mais sur la question de la technologie, comment l'utilisons-nous, où allons-nous avec la technologie ? »

« l'une des œuvres que j'apporte dans cette exposition est un art persan inspiré de poèmes et d’un garçon qui mange les biscuits et en un an j'ai créé un module d'apprentissage où les récits sont futuristes, il s'agit donc de poésie mais ce sont aussi des récits futuristes.

Ce sont des plaques de métal sur lesquelles on voit une femme qui télécharge toute sa vie dans l'IA pour pouvoir la transmettre aux générations suivantes, afin qu'elles aient accès à ses connaissances et puissent à leur tour les partager.

Mais le problème est qu'au bout d'un certain temps, elles commencent à interférer. Si l'IA n'est qu'un reflet de l'humain ou si elle crée une nouvelle identité, alors elle ne mène nulle part. C'est donc aussi une question qui nous concerne. Ne donnons-nous pas nos données à une IA ? Pourquoi transmettons-nous nos connaissances à une machine qui pourrait créer sa propre identité ? » a-t-elle expliqué à Arab News

La conception de l'exposition rejette un récit historique linéaire, proposant à la place un dialogue polyphonique dans lequel les œuvres résonnent par groupes thématiques et émotionnels, créant ainsi une expérience muséale immersive et dynamique. Chaque section invite le spectateur à parcourir un « horizon de sens » inspiré par l'esprit de rencontre et de transformation du navigateur. 

En 1275, les Polo arrivent enfin en Chine, dans la légendaire Xanadu, la cité du grand Khan, Kubilaï Khan, qui règne sur l’empire mongol. Marco Polo intègre le service diplomatique de l’empereur.

Les photographies de Federico Garibaldi capturent l'interaction entre les paysages réels et imaginaires, offrant des méditations visuelles sur le caractère éphémère de l'espace, du temps et de la perception.

Federico Garibaldi a confié à Arab News : « En tant que photographe, je saisis un moment, je l'arrête pour lui donner un nouveau sens, c'est être capable de raconter une histoire, ma photographie, c’est en fait la somme de différents moments pour construire un récit, Il s'agit de raconter l'histoire de tous ces moments, le moment venu. »

La réflexion critique suggère que les chemins invisibles tracés par l'explorateur vénitien revêtent aujourd'hui une nouvelle urgence. Ces chemins, ce sont ceux de l'échange, de l'imagination et de l'osmose culturelle.

Ses diverses missions d’homme de l’empereur le font de nouveau voyager, l’entraînant aux confins de la Chine, au Tibet, au Cambodge, au Viêtnam, en Corée, en Thaïlande et encore en Birmanie. Pendant trois ans, Marco Polo occupe même la fonction de gouverneur de Yang-tcheou.

Né à Bergame en 1974, Manuel Bonfanti a étudié à l'Académie de Brera avec Luciano Fabro et a terminé sa thèse avec Marco Meneguzzo. Il a collaboré avec des artistes de premier plan tels que Gabriel Orozco et Julian Opie et a exposé dans d'importantes institutions culturelles. Il est le conservateur de « The Tube One », un espace d'art permanent à l'hôpital Papa Giovanni XXIII de Bergame.

Giacomo Marco Valerio est architecte, conservateur et fondateur d'Area35 Art Gallery à Milan, un espace d'art contemporain dédié à la promotion d'artistes émergents et en milieu de carrière par le biais d'expositions, de collaborations internationales et de projets curatoriaux visant à élargir le dialogue entre l'Italie et la scène artistique mondiale.

Giacomo Marco Valerio a confié à Arab News : « Marco Polo est un grand explorateur, et nous avons souhaité ramener une partie de Venise à Riyad sous une forme contemporaine, innovante. À travers chaque artiste présent à cette exhibition, il y a une méditation sur la façon dont l'image est présentée et sur la façon dont elle peut regarder l'espace derrière et c’est une incroyable révélation. Ce qui confirme le pouvoir de l’image dans la narration d’un récit, et cette fois, nous avons choisi Marco Polo ».

Comme nous évoluons dans un monde marqué par de nouvelles formes de distance et de connexion, les artistes réinterprètent le voyage non pas comme un simple déplacement physique, mais comme une nécessité existentielle : un mouvement vers l'autre, et finalement vers soi.

Les œuvres exposées à L'Art Pur Fondation deviennent ainsi des cartes vivantes d'une identité plurielle, des fragments d'un dialogue plus large et continu entre le passé, le présent et le futur, offrant une perspective élargie sur la complexité et la richesse de l'expression artistique contemporaine. 


À Dubaï, la Saint-Valentin se raconte à table

Un gâteau à partager, pensé comme le point final d’un dîner à deux. (Photo: fournie)
Un gâteau à partager, pensé comme le point final d’un dîner à deux. (Photo: fournie)
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  • Une Saint-Valentin qui sort du cliché, privilégiant l’expérience, le rythme et la mémoire plutôt que la démonstration
  • Le partage comme fil conducteur, entre menus conçus pour deux, attention portée au souvenir et produits soigneusement sourcés

​​​​​DUBAÏ: À Dubaï, la Saint-Valentin ne se limite plus au simple dîner à deux. Certaines adresses cherchent désormais à raconter une histoire, à créer un moment qui dépasse l’assiette. C’est le cas de Three Cuts Steakhouse et de Sal’s Bistro, deux restaurants qui proposent cette année des formats très différents mais animés par une même idée : célébrer le partage, la mémoire et la générosité des saveurs.

Three Cuts Steakhouse : l’élégance sans rigidité

Perché sur le rooftop du Palm Jumeirah Mall, Three Cuts mise pour le 14 février sur une expérience pensée comme un tout, où la gastronomie dialogue avec le décor et le souvenir. Loin des démonstrations ostentatoires souvent associées à la Saint-Valentin, l’adresse cultive une élégance plus décontractée, fidèle à son ADN.

Le menu dégustation en trois temps, conçu pour être partagé, commence par une série d’entrées qui jouent sur les textures et la précision des saveurs : gratin d’huîtres aux épinards crémeux, carpaccio de saumon à l’orange et à la betterave, ou encore arancini aux champignons sauvages. Le plat principal laisse le choix entre deux classiques du steakhouse, travaillés avec sobriété et rigueur, accompagnés de garnitures saisonnières.

Le dessert, un gâteau “Be Mine” à partager, clôt le repas sur une note ludique et régressive. Mais c’est peut-être le détail extra-culinaire qui marque le plus : chaque couple repart avec une photographie Polaroid prise sur place. Un geste simple, presque nostalgique, qui inscrit la soirée dans le temps long, au-delà de l’événement lui-même.

Sal’s Bistro : le romantisme en version décontractée

À Jumeirah Islands, Sal’s Bistro aborde la Saint-Valentin sous un angle plus libre et quotidien. Pendant toute la semaine du 9 au 15 février, le restaurant propose un plateau de sushis conçu pour deux, à savourer sur place, en terrasse au bord du lac, ou à emporter.

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Sal’s Bistro. (Photo: fournie)

Présenté comme « un peu d’amour sur une planche en bois », l’assortiment rassemble des pièces emblématiques de la maison : saumon épicé croustillant, nigiri de thon, sashimi de saumon, rainbow maki, volcano maki et California maki. Les produits proviennent de Le Fumoir by Joe Bassili, structure familiale reconnue pour son travail du poisson depuis plus de trois décennies dans la région.

Ici, pas de mise en scène sophistiquée, mais une invitation à partager, à picorer, à prolonger le moment. Sal’s Bistro confirme ainsi sa place d’adresse de quartier chic, où la Saint-Valentin peut se vivre sans contrainte de date unique ni de rituel figé.


Grèce: nouveau portail pour les réservations et les informations sur les sites antiques

Le ministère grec de la Culture a dévoilé jeudi un nouveau portail conçu pour gérer les réservations de sites archéologiques et de musées pour plus de 100 lieux qui sera en ligne à partir d’avril.  Intitulé Hellenic Heritage (hh.gr), le site proposera également des informations essentielles sur plus de 350 sites en huit langues, en plus de servir d’outil pour réduire les files d’attente, en particulier pendant les mois d’été où la fréquentation est importante.
Le ministère grec de la Culture a dévoilé jeudi un nouveau portail conçu pour gérer les réservations de sites archéologiques et de musées pour plus de 100 lieux qui sera en ligne à partir d’avril. Intitulé Hellenic Heritage (hh.gr), le site proposera également des informations essentielles sur plus de 350 sites en huit langues, en plus de servir d’outil pour réduire les files d’attente, en particulier pendant les mois d’été où la fréquentation est importante.
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  • La Grèce a attiré 40,7 millions de visiteurs en 2024, soit une hausse de 12,8 % par rapport à 2023
  • Le ministère du Tourisme a indiqué en décembre que 2025 s’annonçait également comme une "année record" et que les indicateurs pour 2026 étaient encourageants

ATHENES: Le ministère grec de la Culture a dévoilé jeudi un nouveau portail conçu pour gérer les réservations de sites archéologiques et de musées pour plus de 100 lieux qui sera en ligne à partir d’avril.

Intitulé Hellenic Heritage (hh.gr), le site proposera également des informations essentielles sur plus de 350 sites en huit langues, en plus de servir d’outil pour réduire les files d’attente, en particulier pendant les mois d’été où la fréquentation est importante.

La Grèce a attiré 40,7 millions de visiteurs en 2024, soit une hausse de 12,8 % par rapport à 2023.

Le ministère du Tourisme a indiqué en décembre que 2025 s’annonçait également comme une "année record" et que les indicateurs pour 2026 étaient encourageants.

Des conseils sur des sites méconnus et des promenades thématiques seront proposés.

"Notre ambition est que le voyageur puisse établir un lien personnel avec chaque monument", a déclaré le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis lors de la présentation officielle.

"La vérité, c’est que la majorité des visiteurs, encore aujourd’hui, ne viennent pas dans notre pays pour découvrir la culture grecque. C’est quelque chose qui doit changer", a-t-il ajouté.

La Grèce s’efforce depuis des années de développer un système de billetterie électronique pour maximiser les recettes et réduire les files d’attente.

Quelque 3 millions de billets électroniques ont été émis rien que pour l’Acropole l’an dernier, a indiqué M. Mitsotakis.

Une section dédiée exclusivement aux professionnels, fournissant des données de disponibilité en temps réel, aidera les opérateurs touristiques à rationaliser les réservations de groupes, ont précisé les organisateurs.

La ministre de la Culture, Lina Mendoni, a assuré que les personnes en situation de handicap et leurs accompagnants pourront sélectionner l’utilisation d’un ascenseur, d’un monte-charge ou d’un fauteuil roulant lors de la réservation de leurs billets.

Les voyagistes présents à la présentation de jeudi ont exprimé des inquiétudes quant à leur capacité à harmoniser le nouvel outil de billetterie avec leurs propres systèmes de réservation en moins de deux mois.

"Si tout le monde essaie de se connecter le 1er avril, le système plantera", a averti un opérateur.

 


« Arduna » à AlUla : quand l’art contemporain scelle une coopération culturelle historique entre la France et l’Arabie saoudite

Présent lors de l’inauguration, Jean-Yves Le Drian, président d’AFALULA, a souligné la portée symbolique et politique de l’événement. (AFALULA)
Présent lors de l’inauguration, Jean-Yves Le Drian, président d’AFALULA, a souligné la portée symbolique et politique de l’événement. (AFALULA)
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  • Présentée comme un geste artistique fort autant qu’un acte de confiance entre deux nations, Arduna s’inscrit dans la continuité de l’accord intergouvernemental signé en 2018
  • « Cette décision de nos chefs d’État s’inscrivait dans une vision partagée : celle du soutien de la France à la transformation de l’Arabie saoudite, initiée par le Prince héritier dans Vision 2030»

ALULA: L’inauguration de l’exposition Arduna marque une étape fondatrice dans le développement culturel de l’Arabie saoudite et dans la coopération franco-saoudienne. Inédite par son ampleur et première du genre en Arabie saoudite et au Moyen-Orient, cette exposition est le fruit d’un commissariat conjoint entre le futur Musée d’Art Contemporain d’AlUla et le Centre Pompidou, avec le soutien de l’Agence française pour le développement d’AlUla (AFALULA).

Présent lors de l’inauguration, Jean-Yves Le Drian, président d’AFALULA, a souligné la portée symbolique et politique de l’événement :

« C’est un grand honneur d’être à vos côtés ici ce soir pour inaugurer “Arduna”, exposition fondatrice et inédite dans son ampleur. Je dis fondatrice, parce qu’elle est à la fois un geste artistique majeur, et un geste de confiance entre nos deux pays. »

Un jalon issu de l’accord intergouvernemental de 2018

L’exposition s’inscrit directement dans le prolongement de l’accord intergouvernemental signé en 2018 par la France et l’Arabie saoudite, en présence du Président Emmanuel Macron et de Son Altesse Royale le Prince héritier Mohammed ben Salmane. Cet accord a ouvert une coopération ambitieuse autour du développement culturel, patrimonial, environnemental et humain d’AlUla, en cohérence avec la Vision 2030 du Royaume.

Jean-Yves Le Drian a rappelé la vision commune à l’origine de cet engagement :

« Cette décision de nos chefs d’État s’inscrivait dans une vision partagée : celle du soutien de la France à la transformation de l’Arabie saoudite, initiée par le Prince héritier dans Vision 2030. L’art et la culture, la valorisation du patrimoine comme l’élan de la création y jouent un rôle majeur. »

Aujourd’hui, les résultats de cette coopération sont visibles et concrets, notamment à travers l’inauguration du pavillon d’exposition, première étape vers le futur Musée d’Art Contemporain d’AlUla prévu à l’horizon 2030.

« Arduna », une exposition ancrée dans son territoire

Intitulée Arduna – « Notre Terre » –, l’exposition revendique un lien étroit avec l’identité d’AlUla. Une approche que Jean-Yves Le Drian a tenu à distinguer de modèles d’expositions décontextualisées :

« “Arduna” n’est pas une exposition “posée” sur un territoire, hors sol. C’est un modèle de programmation à l’écoute de son temps et surtout à l’écoute d’AlUla et de son identité très singulière, celle d’un territoire où la nature, l’archéologie, la mémoire et l’avenir se répondent à chaque instant. »

Il insiste également sur la démarche de co-construction :

« L’idée n’était pas d’importer un récit, mais de co-développer une exposition et, au-delà, une vision, ancrée dans l’exceptionnelle magie de ce lieu. »

Les commissaires de l’exposition, Candida Pestana et Anne Hiddleston Galloni, ont été saluées pour leur travail approfondi et leur implication tout au long de la préparation de cet événement.

Une première concrétisation du futur musée d’art contemporain d’AlUla

Au-delà de l’exposition, Arduna constitue la première réalisation tangible du partenariat stratégique conclu en 2023 entre la Commission Royale pour AlUla et le Centre Pompidou. Ce partenariat vise à accompagner la création du futur Musée d’Art Contemporain d’AlUla, appelé à devenir une institution de référence internationale.

Jean-Yves Le Drian a souligné l’engagement global du Centre Pompidou :

« Je suis reconnaissant au Centre Pompidou d’avoir mobilisé son expertise dans tous les domaines : le commissariat, la scénographie, la production, la médiation, l’édition, mais aussi l’accompagnement architectural du pavillon, ainsi que les actions de formation et de mentorat de la future équipe du musée. »

Le futur musée, conçu par l’architecte Lina Gotmeh, se veut à la fois international et profondément enraciné dans son environnement local, notamment à travers son dialogue avec l’espace voisin de Daïmumah.

Une dynamique culturelle franco-saoudienne durable

L’inauguration de Arduna s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération culturelle entre la France et l’Arabie saoudite à AlUla. Jean-Yves Le Drian a rappelé l’ouverture récente de la Villa Hégra, autre jalon majeur de ce partenariat :

« La Villa Hégra témoigne de ce que nous sommes en mesure de construire ensemble : un lieu de création, de recherche, de résidence et de transmission, où les scènes françaises, francophones et saoudiennes se rencontrent et projettent des coopérations fortes. »

La culture comme langage commun

En conclusion, le président d’AFALULA a résumé l’esprit de cette coopération :

« Ce soir, nous inaugurons une exposition. Mais plus profondément, nous célébrons une belle histoire : celle d’un partenariat qui se construit dans la durée, qui investit dans la confiance, et qui choisit la culture comme langage commun. »

L’exposition Arduna illustre ainsi l’ambition partagée de faire d’AlUla un pôle culturel majeur, où le patrimoine exceptionnel du territoire dialogue avec la création contemporaine, au cœur d’un partenariat stratégique entre le Royaume d’Arabie saoudite et la France.