La délégation de l'UE à Riyad célèbre la Journée de l'Europe 2025

Les ambassadeurs européens posent pour une photo de groupe lors de la Journée de l'Europe 2025. (Photo Fournie)
Les ambassadeurs européens posent pour une photo de groupe lors de la Journée de l'Europe 2025. (Photo Fournie)
L'ambassadeur de l'UE Christophe Farnaud avec le vice-ministre saoudien des affaires étrangères Waleed El Khereiji lors de la Journée de l'Europe 2025. (Photo Fournie)
L'ambassadeur de l'UE Christophe Farnaud avec le vice-ministre saoudien des affaires étrangères Waleed El Khereiji lors de la Journée de l'Europe 2025. (Photo Fournie)
Short Url
Publié le Samedi 10 mai 2025

La délégation de l'UE à Riyad célèbre la Journée de l'Europe 2025

  • « Nous avons le privilège d'être le partenaire stratégique de l'Arabie saoudite », déclare l'envoyé de l'UE.
  • L'occasion de célébrer l'anniversaire de l'adoption de la déclaration Schuman en 1950.

RIYAD : Jeudi soir, la délégation de l'Union européenne en Arabie saoudite a organisé une réception à la résidence de l'ambassadeur, dans le quartier diplomatique de Riyad, pour célébrer la Journée de l'Europe.

La Journée de l'Europe est officiellement célébrée le 9 mai pour marquer l'adoption de la déclaration Schuman, qui, en 1950, a jeté les bases de ce qui allait devenir l'Union européenne. Cette année, l'événement revêt une importance particulière puisqu'il marque le 75ᵉ anniversaire de la signature de la déclaration.

L'invité d'honneur était le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Waleed El Khereiji.

Christophe Farnaud, ambassadeur de l'Union européenne en Arabie saoudite, au Bahreïn et à Oman, a déclaré que le 9 mai 1950 avait ouvert la voie à la création de l'Union européenne en tant que projet de paix pour le continent européen.

La déclaration Schuman visait à rendre la guerre « non seulement impensable, mais matériellement impossible ».

En reconnaissance de cette réalisation extraordinaire, l'UE a reçu le prix Nobel de la paix en 2012, a-t-il ajouté.

La déclaration Schuman nous rappelle avec force que la paix n'est pas un acquis. Elle doit être entretenue, défendue et promue, a-t-il déclaré, ajoutant que l'Europe, champ de bataille de deux guerres mondiales, a appris à ses dépens que ce n'est que par la coopération et la création de sociétés interconnectées que les pays peuvent parvenir à une paix durable, à la prospérité et au progrès. 

Alors que le monde évolue rapidement et se fragmente, l'UE continue de promouvoir le dialogue, la stabilité, la prospérité et la compréhension mutuelle.

C'est dans ce contexte que M. Farnaud a déclaré : « Nous avons le privilège d'être le partenaire stratégique de l'Arabie saoudite alors que le Royaume s'ouvre au monde et mène une transformation sociale et économique spectaculaire dans le cadre du programme Vision 2030.

Ce partenariat se renforce chaque jour, il est solide, productif et en expansion. Nous avons trouvé un terrain d'entente dans de nombreux secteurs, notamment la sécurité, la coopération économique, l'énergie, la transition verte, le tourisme, l'éducation, les arts et le sport. »

Au cours de l'année écoulée, les relations bilatérales ont franchi des étapes importantes et un nombre exceptionnel de visites et d'échanges de haut niveau entre l'UE et l'Arabie saoudite ont renforcé les liens. 

En octobre dernier, le premier sommet UE-Conseil de coopération du Golfe s'est tenu à Bruxelles, marquant un moment historique en présence du prince héritier Mohammed bin Salman.

« Nous partageons des intérêts géopolitiques communs. L'invasion de l'Ukraine par la Russie et la crise majeure en cours en Palestine et en Israël encadrent les défis de notre avenir commun. L'UE a salué le rôle de l'Arabie saoudite pour faciliter une paix globale, juste et durable en Ukraine », a déclaré M. Farnaud.

« En ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, nous avons uni nos efforts pour relancer le processus politique en vue d'une solution à deux États et avons créé l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de cette solution, alliance coparrainée par l'Arabie saoudite, la Norvège et l'Union européenne », a-t-il ajouté.

Sur le plan économique, l'UE est le deuxième partenaire commercial de l'Arabie saoudite et son premier investisseur direct à l'étranger. 

« Nous voulons aller plus loin, que ce soit par le biais d'accords de libre-échange, de collaborations sectorielles ou d'un dialogue élargi », a déclaré l'ambassadeur.

« L'année dernière, nous avons créé la Chambre de commerce européenne en Arabie saoudite, la première du genre dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

« La coopération en matière de sécurité est un autre domaine dans lequel nous pouvons nous investir. Grâce aux opérations navales Atalanta et Aspides, l'UE contribue à la liberté de navigation et à la sauvegarde de la sécurité maritime dans cette région, de la mer Rouge à l'océan Indien.

Le 19 février dernier, l'UE a lancé l'opération Aspides de la force navale de l'UE, en réponse à l'escalade des attaques des Houthis contre les navires de guerre et les navires marchands en mer Rouge et dans le nord-ouest de l'océan Indien. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com  


Désarmement du Hamas à Gaza: Kushner dit espérer des "progrès" d'ici 30 jours

La feuille de route approuvée par le Hamas le 30 juillet prévoyait que la mise hors service des armes serait supervisée par la Force internationale de stabilisation, une unité en cours de création qui doit se déployer à Gaza si la situation s’apaise. (AFP)
La feuille de route approuvée par le Hamas le 30 juillet prévoyait que la mise hors service des armes serait supervisée par la Force internationale de stabilisation, une unité en cours de création qui doit se déployer à Gaza si la situation s’apaise. (AFP)
Short Url
  • Kushner vise un début de désarmement du Hamas sous 30 jours, sous supervision américaine
  • Israël conditionne toute reconstruction de Gaza au désarmement total du Hamas

WASHINGTON: L'émissaire américain Jared Kushner a dit lundi espérer un début de désarmement du Hamas d'ici "30 jours", qui se ferait sous supervision d'un général américain, après avoir rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Nous pourrions constater des progrès d'ici à peine 30 jours, avec, espérons-le, le début du retrait d'une partie des armes, et, espérons-le également, le comblement de certains tunnels au cours des 60 à 90 prochains jours", a-t-il déclaré depuis Tel Aviv à la chaîne américaine Fox News.

"Des progrès pourraient donc intervenir assez rapidement, mais cela nécessite la coopération des deux parties, et nous espérons bien sûr surmonter cette épreuve", a ajouté le gendre de Donald Trump.

Selon un responsable israélien, Israël et les États-Unis sont convenus lundi de charger un général américain de superviser le désarmement du Hamas.

Un tel accord vise à satisfaire Israël, après que M. Netanyahu, confronté à une difficile campagne de réélection, a rejeté publiquement le dernier volet d'un plan américain de sortie de guerre dans la bande de Gaza.

"On a eu une très, très bonne réunion aujourd'hui. On a passé près de quatre heures avec lui et son équipe à passer en revue tous les détails (...) et à dissiper certains malentendus", a affirmé M. Kushner, qui avait rencontré la veille des responsables du Hamas.

Le mouvement islamiste palestinien avait donné son accord fin juillet à ce plan américain prévoyant son désarmement et le retrait israélien du territoire palestinien, occupé à plus de 60% par Israël.

Dimanche, M. Kushner avait rencontré des membres de la direction du Hamas, insistant, selon des sources proches des négociations, sur le désarmement du mouvement et appelant à des mesures "vérifiables".

"Ils ont dit tout ce qu'il fallait mais, à l'évidence, il est très très difficile de leur faire confiance", a dit l'émissaire américain à Fox News au sujet de sa rencontre avec le Hamas.

- "Hors service" -

MM. Netanyahu et Kushner "sont convenus qu'aucun redéploiement ni aucune reconstruction n'auraient lieu dans la bande de Gaza avant que le Hamas ne soit désarmé dans l'ensemble" du territoire, a affirmé à l'AFP un haut responsable israélien.

"Il a également été convenu que la première étape vers la démilitarisation de Gaza consisterait à demander au Hamas de remettre ses armes afin qu'elles soient mises hors service sous la supervision d'un général américain", a ajouté ce responsable.

M. Kushner était accompagné de membres du "Conseil de paix" de Donald Trump, notamment l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Selon un responsable de cet organe, qui n'a pas confirmé l'implication d'un général américain, "chaque arme collectée sera entièrement mise hors service".

- Pressions -

L'administration Trump a déjà nommé le général américain Jasper Jeffers à la tête de la Force internationale de stabilisation (ISF) appelée à se déployer à Gaza aux termes du plan du président américain, avalisé par l'ONU, qui a conduit à un cessez-le-feu, précaire, en octobre 2025.

Telle que rendue publique par le "Conseil de Paix" en juillet, la feuille de route prévoit que le désarmement du Hamas aille de pair avec le retrait israélien et soit supervisé par le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe de technocrates palestiniens censé gérer provisoirement le territoire.

En rejetant ce texte, M. Netanyahu avait exigé un désarmement "véritable" du Hamas, dont l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 en Israël a déclenché la guerre à Gaza.

Au pouvoir dans ce territoire depuis 2007, le mouvement a annoncé en juillet dissoudre son administration civile et vouloir transférer ses responsabilités au NCAG.

M. Kushner avait insisté dimanche sur l'absence de tout rôle futur du Hamas dans la gouvernance de Gaza, selon les mêmes sources proches des négociations.

Le mouvement palestinien avait de son côté appelé à exercer des pressions sur M. Netanyahu pour débloquer la mise en oeuvre de la feuille de route, avait indiqué un responsable du Hamas à l'AFP.

Pendant des années, les Etats-Unis ont refusé tout contact avec le Hamas, qu'ils classent comme terroriste.

Le Hamas et Israël s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté et en demande d'aide humanitaire.

Au moins 1.265 Palestiniens y ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé du territoire, dont l'ONU juge les chiffres fiables.

Dans le même temps, Israël y a recensé cinq soldats et un contractuel du ministère de la Défense tués.


Niger: plusieurs soldats tués dans des attaques d'un groupe rebelle dans le Nord

Le Premier ministre du Gouvernement d'unité nationale (GNU) de Libye, basé à Tripoli, Abdulhamid Dbeibah, reçoit le Premier ministre du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine, au siège du GNU à Tripoli, le 15 juin 2026. (Photo : Mahmud Turkia / AFP)
Le Premier ministre du Gouvernement d'unité nationale (GNU) de Libye, basé à Tripoli, Abdulhamid Dbeibah, reçoit le Premier ministre du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine, au siège du GNU à Tripoli, le 15 juin 2026. (Photo : Mahmud Turkia / AFP)
Short Url
  • Des attaques ont "visé tôt vendredi des postes de sécurité mixtes de Séguédine", a indiqué dimanche à l'AFP une source sécuritaire dans le nord du Niger
  • "Il y a eu plusieurs morts et des dégâts", a précisé la même source, sans plus de détails

ABIDJAN: Plusieurs soldats ont été tués dans des attaques menées vendredi par un groupe rebelle contre des positions des forces nigériennes à Séguédine, dans l'extrême nord désertique du pays, a appris l'AFP dimanche de sources sécuritaire et locale.

Séguédine est une petite localité-oasis située dans l'extrême nord-est du Niger, un point de transit pour les flux migratoires vers la Libye et l'Europe.

Des attaques ont "visé tôt vendredi des postes de sécurité mixtes de Séguédine", a indiqué dimanche à l'AFP une source sécuritaire dans le nord du Niger.

"Il y a eu plusieurs morts et des dégâts", a précisé la même source, sans plus de détails.

Dimanche après-midi, les autorités nigériennes n'avaient pas encore communiqué sur ces attaques.

Un habitant de Bilma, le département qui administre Séguédine, a déclaré à l'AFP que ces attaques ont "fait des morts et une partie du camp militaire et des véhicules ont été incendiés" par les assaillants.

Les attaques ont été revendiquées samedi par les rebelles du Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ), qui ont affirmé avoir fait "15 victimes dans les rangs des FDS" (Forces de défense et de sécurité) nigériennes, dans un communiqué publié samedi sur sa page Facebook.

L'AFP n'a pas pu confirmer dans l'immédiat ce bilan de sources indépendantes.

Le MPLJ est un groupe rebelle qui soutient le président Mohamed Bazoum, renversé par un coup d'Etat en juillet 2023 et détenu depuis.

Selon ce mouvement, ses "forces ont mené une opération contre le camp de la Garde nationale" et un "poste mixte de la police, de la gendarmerie et de la douane" de Siguédine.

Le MPLJ souligne que "les affrontements" avec l'armée "ont occasionné d'importants dégâts matériels" et dit avoir "emporté du matériel roulant et une quantité d'armes et des munitions".

Ce groupe mène depuis deux ans des attaques sporadiques contre l'oléoduc long de 2.000 km qui achemine le pétrole brut nigérien vers le Bénin, pays côtier voisin.

En février, l'armée nigérienne avait repoussé vers le Tchad une attaque du MPJL visant cet oléoduc dans le nord-est qui abrite des puits de pétrole.

Le MPLJ et son leader Moussa Konaï, qualifiés de "terroristes" par Niamey, réclament notamment le retour à l'ordre constitutionnel au Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani.


Trump dit qu'il va déclarer que le détroit d'Ormuz est "un territoire des Etats-Unis"

Short Url
  • Donald Trump affirme que le détroit d’Ormuz pourrait devenir un « territoire américain » après la défaite de l’Iran, une déclaration que la Maison Blanche présente comme une plaisanterie
  • Trump assume la guerre contre l’Iran malgré la hausse de plus de 35 % du prix de l’essence aux États-Unis, tandis que Téhéran affirme qu’Ormuz « restera iranien »

Garden City, États-Unis: Donald Trump a dit vendredi qu'une fois l'Iran battu, il déclarerait le très stratégique détroit d'Ormuz comme un "territoire des Etats-Unis", sur un ton laissant penser qu'il plaisantait.

Il a aussi défendu sa décision d'entrer en guerre pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, disant qu'il ne s'"excuserait jamais" pour cela en dépit de la hausse du prix du carburant subie par les Américains.

"Une fois que nous aurons fini de battre l'Iran (...), bientôt je déclarerai le détroit d'Ormuz comme étant un territoire des Etats-Unis", a dit le président américain, avec un petit sourire, pendant un meeting à Garden City, près de New York.

Donald Trump répète que les Etats-Unis ont le "contrôle" du détroit d'Ormuz, une affirmation que Téhéran a qualifiée de "mensonge".

Selon Brian Schwartz, un journaliste du Wall Street Journal qui cite sur X un haut responsable de la Maison Blanche, le président "plaisantait" en disant qu'Ormuz deviendrait un "territoire américain".

Samedi matin, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a réagi à la déclaration du président américain en assurant sur X que le détroit d'Ormuz "restera iranien".

"Le détroit d'Ormuz a été iranien, est iranien et restera iranien. Ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l'Iran. Tant que vous refuserez d'accepter la réalité de votre défaite et que vous continuerez à vous bercer d'illusions, l'Iran continuera à imposer un blocus", a déclaré M. Gharibabadi.

"Le détroit d'Ormuz ne peut pas être pris d'assaut avec un tweet ou un porte-avions, ni par un décret présidentiel, ni par un discours de campagne électorale", a également martelé le responsable iranien.

Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

L'Iran n'aura "jamais l'arme nucléaire", a aussi affirmé Donald Trump.

"Si vous devez payer un peu plus" pour l'essence, "c'est ok. (...) Je ne m'excuserai jamais. J'ai pris la bonne décision", a-t-il déclaré.

Par rapport au niveau d'avant la guerre, le prix de l'essence aux Etats-Unis s'affichait vendredi en hausse de plus de 35%.

Le conflit est impopulaire et le mécontentement des ménages face au coût de la vie vaut à la cote de popularité de Donald Trump d'avoir fortement baissé.

Cette défense du conflit en Iran vient juste après que le vice-président JD Vance a tenu un discours un peu différent sur les objectifs poursuivis.

"Le pétrole a baissé et il est beaucoup plus bas que les sommets atteints au début du conflit. Voilà l'objectif numéro un, faire en sorte que le pétrole et l'essence restent bon marché pour les Américains", a-t-il dit sur la chaîne Fox News.

"Et ensuite l'objectif numéro deux est évidemment d'assurer que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire", a ajouté JD Vance, en déclarant: "Je pense que nous sommes en train de réaliser ces deux objectifs."