Aoun et Abbas: «Le Liban ne servira pas de base à des attaques contre Israël»

Le président libanais Joseph Aoun et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas défilent ensemble devant la garde d'honneur au palais présidentiel de Baabda, le 21 mai 2025. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas défilent ensemble devant la garde d'honneur au palais présidentiel de Baabda, le 21 mai 2025. (AFP)
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Publié le Jeudi 22 mai 2025

Aoun et Abbas: «Le Liban ne servira pas de base à des attaques contre Israël»

  • L'ère des armes échappant à l'autorité de l'État libanais est révolue, affirment les présidents
  • Les dirigeants appellent également à une paix juste et durable dans la région

BEYROUTH: Les présidents libanais et palestinien sont convenus que les factions palestiniennes n'utiliseraient pas le Liban comme base de lancement pour des attaques contre Israël.

Les deux parties ont également décidé, mercredi, de retirer les armes qui ne sont pas sous l'autorité de l'État libanais.

L'annonce a été faite au début de la visite de trois jours du président palestinien Mahmoud Abbas au Liban.

M. Abbas et le président libanais Joseph Aoun ont affirmé leur «engagement à respecter le principe de la possession exclusive des armes par l'État libanais et à mettre fin à toute manifestation sortant du cadre de l'État libanais».

Dans une déclaration conjointe, les autorités libanaises et palestiniennes ont réaffirmé leur attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale du Liban. Elles ont souligné leur conviction que «l’ère des armes échappant à l’autorité de l’État libanais est révolue», insistant sur les sacrifices considérables consentis par les peuples libanais et palestinien au fil des décennies.

La partie palestinienne a pour sa part réaffirmé son engagement à ne pas utiliser le territoire libanais comme base pour des opérations militaires, ainsi que son respect de la politique de non-ingérence du Liban et de son souci d’éviter toute implication dans des conflits régionaux.

Les deux parties ont exprimé leur accord sur la nécessité d’œuvrer à une paix juste et durable au Proche-Orient, permettant au peuple palestinien d’établir un État indépendant, conformément aux résolutions internationales. Elles ont également insisté sur le respect des droits légitimes de tous les peuples de la région.

La déclaration conjointe condamne fermement l’agression israélienne en cours dans la bande de Gaza, pointant les pertes humaines considérables et la catastrophe humanitaire sans précédent qui en découle. Elle appelle la communauté internationale à intervenir rapidement et sérieusement pour mettre fin à cette situation et garantir la protection des civils palestiniens.

Le président palestinien Mahmoud Abbas, arrivé à Beyrouth vers 13 heures, s’est immédiatement rendu au palais présidentiel. Selon une source officielle, les entretiens ont notamment porté sur la question des armes présentes dans les camps palestiniens au Liban, l’extension de l’autorité de l’État libanais sur ces zones, ainsi que sur le cadre de mise en œuvre du plan convenu.

Enfin, les présidents Joseph Aoun et Mahmoud Abbas ont souligné l’urgence de renforcer le rôle des Nations unies et de ses institutions dans la protection du peuple palestinien, ainsi que dans le respect du droit international et l’application des résolutions de la légitimité internationale.

Les dirigeants libanais et palestinien ont condamné les attaques israéliennes répétées contre le Liban et ont appelé la communauté internationale – en particulier les États-Unis et la France – à faire pression sur Israël pour qu’il respecte l’accord conclu en novembre 2024 sous leur égide. Cet accord prévoit notamment la cessation des hostilités, le retrait israélien des collines occupées, ainsi que la libération des prisonniers libanais.

La mise en œuvre de ces engagements est jugée indispensable pour permettre à l’armée libanaise de se déployer pleinement jusqu’aux frontières internationalement reconnues, conformément à la résolution 1701 de l’ONU, à laquelle le Liban reste résolument attaché.

Les deux parties ont également insisté sur l’importance d’une coordination renforcée entre les autorités libanaises et palestiniennes afin d’assurer la stabilité au sein et autour des camps de réfugiés palestiniens. Elles se sont engagées à coopérer dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, et à veiller à ce que les camps ne deviennent pas des refuges pour des groupes radicaux.

Concernant la situation des réfugiés palestiniens au Liban, les responsables ont souligné la nécessité de soutenir durablement l’Unrwa, afin qu’elle puisse poursuivre ses missions et bénéficier de ressources financières suffisantes pour répondre aux besoins des populations.

Ils sont également convenus de la création d’un comité mixte libano-palestinien, chargé de suivre l’évolution de la situation dans les camps, de veiller à l’amélioration des conditions de vie des réfugiés, tout en respectant la souveraineté et les lois du Liban.

Au cours de sa visite à Beyrouth, le président Mahmoud Abbas doit rencontrer plusieurs hauts responsables, dont le président du Parlement Nabih Berri, le Premier ministre Nawaf Salam, ainsi que des représentants des factions palestiniennes présentes dans les camps.

Par ailleurs, l’Académie Hani Fahs pour le dialogue et la paix remettra à M. Abbas, ce jeudi, le Prix 2025 des artisans de la paix, en hommage à ses efforts pour favoriser la réconciliation libano-palestinienne.

Il est à noter que la question des armes dans les camps palestiniens au Liban n’est pas nouvelle. Elle avait déjà été abordée dans l’accord de Doha de 2006, puis de nouveau lors du dialogue national libanais en 2008, sous la présidence de Michel Sleiman.

La discussion a porté sur la nécessité de désarmer les factions palestiniennes dans les camps de réfugiés et dans les communautés palestiniennes bénéficiant d'une protection politique.

La clause n'a cependant pas été appliquée, ce qui a conduit à des affrontements dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared entre l'armée libanaise et des factions palestiniennes soutenues par l'ancien régime syrien.

La question a été de nouveau abordée lors de la visite de M. Abbas au Liban en 2013. Lors d'une rencontre avec l'ancien président Sleiman, il a déclaré que les Palestiniens étaient «des invités au Liban et qu'ils étaient soumis à la loi».

«La présence palestinienne au Liban est temporaire et l'unité et la souveraineté du territoire libanais sont une question sacrée pour nous. Nous comptons sur le gouvernement libanais pour protéger la sécurité des réfugiés palestiniens et assurer leur bien-être», a-t-il déclaré.

Aïn el-Heloué – le camp de réfugiés palestiniens le plus grand et le plus peuplé du Liban – a été le théâtre d'affrontements armés en 2013 entre les factions Jound al-Cham et Fateh al-Islam, qui ont entraîné la mort de 16 soldats libanais.

M. Abbas s'est également rendu au Liban en 2017 et s'est entretenu avec l'ancien président Michel Aoun. L'année suivante, des affrontements sanglants ont éclaté au sein d'Aïn el-Heloué entre le mouvement Fatah et des extrémistes armés, entraînant des dissensions entre les factions palestiniennes sur place.

D'autres affrontements ont eu lieu en 2023 entre des membres du Fatah et des individus affiliés à des groupes extrémistes proches du Hamas.

Selon un recensement effectué en 2017 par l'Administration centrale des statistiques du Liban et le Bureau central palestinien des statistiques, 174 422 réfugiés palestiniens vivaient dans des camps et d'autres poches au Liban.

Il existait également des centres militaires palestiniens affiliés à des factions palestiniennes fidèles au régime syrien, situés en dehors des camps palestiniens, notamment dans la Békaa, qui ont été remis à l'armée libanaise après la chute du régime de Bachar el-Assad.

La crise de l'armement palestinien a atteint son paroxysme après la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah en novembre de l'année dernière, lorsque des membres du Hamas ont lancé à plusieurs reprises des roquettes sur la partie israélienne depuis le sud du Liban.

L'armée libanaise a poursuivi et appréhendé plusieurs suspects, mais quatre d'entre eux ont échappé à la capture et se sont cachés dans des camps de réfugiés palestiniens à Tyr. Trois d'entre eux se sont ensuite rendus au Hamas à la suite des pressions exercées par le gouvernement libanais sur ses dirigeants, tandis que le quatrième, qui serait un religieux, est toujours en fuite.

Haitham Zaiter, membre du Conseil national et central palestinien, a déclaré que la visite de M. Abbas était porteuse d'un «message de soutien au Liban».

Lors des réunions prévues, il sera rappelé que les Palestiniens présents au Liban sont considérés comme des invités, appelés à respecter la souveraineté nationale et à se conformer aux lois libanaises, en attendant leur retour légitime dans leur patrie d’origine – un droit imprescriptible, qui, selon les termes employés, «ne se renie pas et ne s’éteint pas avec le temps».

Les discussions porteront également sur les droits sociaux, civils et économiques des réfugiés palestiniens, notamment le droit au travail et à la propriété, aujourd’hui restreints par la législation en vigueur. À ce titre, la nécessité de réformer certaines lois sera évoquée, tout en soulignant que toute personne palestinienne sur le territoire libanais demeure soumise au cadre juridique national.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Après sa rencontre avec le prince Khalid ben Salmane, Graham salue la trajectoire du Royaume

Le sénateur américain Lindsey Graham avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane. (X : @LindseyGrahamSC)
Le sénateur américain Lindsey Graham avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane. (X : @LindseyGrahamSC)
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  • Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, en visite officielle à Washington

DUBAÏ : Le sénateur américain Lindsey Graham estime que l’Arabie saoudite est « sur la voie de la lumière », dans une déclaration publiée après sa rencontre avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, en visite officielle à Washington.

« Mes échanges avec l’Arabie saoudite au cours des deux derniers jours m’ont donné un sentiment de confiance : le Royaume — tout en poursuivant ses propres intérêts — est sur une voie qui mène à la lumière, et non à l’obscurité », a déclaré le sénateur.

Il a également indiqué qu’il se réjouissait de se rendre prochainement en Arabie saoudite.

« Au fil des années, j’ai développé une solide relation de travail avec l’Arabie saoudite. Je sais que le président Trump est un fervent admirateur du prince héritier Mohammed ben Salmane. J’ai été témoin des changements que le prince héritier a adoptés et j’en ai été impressionné », a ajouté Lindsey Graham.

Le sénateur américain a également affirmé qu’après avoir rencontré le prince Khalid, ainsi que le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, plus tôt, « je suis convaincu que l’Arabie saoudite estime que la meilleure chose pour la région est la croissance économique et la prospérité ».

« L’Arabie saoudite souhaite devenir, à l’avenir, une destination de choix, afin que des personnes du monde entier viennent visiter ce que je considère comme un pays remarquable. Le Royaume veut être l’une des forces dominantes dans le domaine de l’IA, ce qui signifie que les esprits les plus brillants afflueront. Je suis convaincu que tel est toujours l’objectif du prince héritier et du Royaume. »

Lindsey Graham a également salué le rôle que le Royaume cherche à jouer en Syrie.

« Ils ont clairement indiqué être l’ami à la fois du gouvernement syrien et du peuple kurde. Cette attitude visant le compromis plutôt que la destruction finira, espérons-le, par l’emporter », a-t-il déclaré.

Le prince Khalid devrait discuter, lors de sa visite, des relations saoudo-américaines et des moyens de les renforcer. Il a déjà rencontré le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et l’envoyé spécial Steve Witkoff.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Etats-Unis reprennent leur aide alimentaire à la Somalie

Jeudi, le sous-secrétariat américain à l'Aide étrangère, aux Affaires humanitaires et à la Liberté religieuse a affirmé sur X "saluer le gouvernement fédéral somalien pour avoir assumé la responsabilité de ses actions ayant affecté les opérations du PAM, y compris l’aide financée par les États-Unis". (AFP)
Jeudi, le sous-secrétariat américain à l'Aide étrangère, aux Affaires humanitaires et à la Liberté religieuse a affirmé sur X "saluer le gouvernement fédéral somalien pour avoir assumé la responsabilité de ses actions ayant affecté les opérations du PAM, y compris l’aide financée par les États-Unis". (AFP)
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  • La Somalie est dans le viseur de Donald Trump. Fin novembre, le président américain l'avait qualifiée de "pays pourri"
  • Il s'est aussi pris de façon répétée à la communauté somalienne aux États-Unis

NAIROBI: Les Etats-Unis ont annoncé jeudi reprendre leur aide alimentaire à la Somalie, qu'ils avaient suspendue début janvier, après que Mogadiscio a annoncé avoir rendu l'aide alimentaire que Washington accusait les autorités somaliennes d'avoir saisie illégalement.

Le département d'Etat américain avait annoncé le 8 janvier avoir suspendu "tous les programmes américains d'assistance" à la Somalie, évoquant une "politique de tolérance zéro" en matière de gaspillage ou de vol après avoir reçu des informations selon lesquelles des responsables somaliens avaient "détruit un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM) financé par les Etats-Unis et saisi illégalement 76 tonnes d'aide alimentaire".

La Somalie est dans le viseur de Donald Trump. Fin novembre, le président américain l'avait qualifiée de "pays pourri" et fait part de son intention de mettre fin au statut spécial protégeant les ressortissants somaliens de l'expulsion.

Il s'est aussi pris de façon répétée à la communauté somalienne aux États-Unis. Après un scandale suscité par des révélations sur une gigantesque fraude aux aides publiques dans le Minnesota, mise en place par des membres de la diaspora somalienne, il a lancé une opération anti-immigration extrêmement critiquée à Minneapolis, capitale de cet Etat.

Jeudi, le sous-secrétariat américain à l'Aide étrangère, aux Affaires humanitaires et à la Liberté religieuse a affirmé sur X "saluer le gouvernement fédéral somalien pour avoir assumé la responsabilité de ses actions ayant affecté les opérations du PAM, y compris l’aide financée par les États-Unis".

"À la suite de cette déclaration, nous reprendrons la distribution de denrées alimentaires au PAM tout en continuant à réévaluer notre posture d’assistance plus générale en Somalie", peut-on lire dans le même message.

"Toutes les marchandises du PAM affectées par l'expansion du port ont été rendues" et un "plus grand entrepôt" avait été fourni à l'agence onusienne, avait annoncé mardi sur X le gouvernement somalien, insistant sur sa "transparence".

Mogadiscio avait initialement indiqué que la démolition de l'entrepôt s'inscrivait dans le cadre de "travaux d'agrandissement et de réaménagement" du port de Mogadiscio et que tous les vivres resteraient sous la responsabilité du PAM.

Les fragiles autorités somaliennes sont dépendantes de l'aide militaire américaine face aux insurgés islamistes shebab qu'elles combattent depuis près de 20 ans ainsi que contre des jihadistes de l'Etat islamique.

Mardi, le Commandement des États-Unis pour l'Afrique (Africom) avait indiqué avoir accéléré le rythme de leurs frappes aériennes contre ces deux groupes, avec 23 frappes depuis le 1er janvier.


Un groupe de femmes retrace la route sacrée de la Hijrah jusqu’à Médine

Ces 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo : fournie)
Ces 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo : fournie)
Ces 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo : fournie)
Ces 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo : fournie)
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  • L’environnement favorable du Royaume pour les femmes a rendu possible ce périple de 500 km à pied, selon la fondatrice de Soul Al-Hijrah

DJEDDAH : Dans un voyage spirituel unique, un groupe de femmes a retracé les pas sacrés du prophète Muhammad de La Mecque à Médine.

Les 22 participantes – aventurières, cadres, médecins, infirmières, enseignantes, mères âgées de 30 à 50 ans – seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir effectué le voyage le plus proche de l'itinéraire original.

Les femmes ont parcouru à pied près de 500 km pour revivre ce que le prophète Muhammad et ses compagnons ont pu traverser il y a plus de 1 400 ans.

« Oui, c’est la toute première marche de la Hijrah réservée aux femmes. Elles sont venues du monde entier pour marcher ensemble lors de ce périple inoubliable. Elles ont complété un voyage d’une semaine, expérimentant la signification historique et spirituelle du trajet », a déclaré Salma Abdulrahman, directrice de Soul Al-Hijrah, à Arab News.

Les 22 participantes ont visité des sites clés le long de la route, pour une immersion totale dans la valeur historique et spirituelle de la Hijrah. Abdulrahman faisait partie des premières à emprunter ce chemin.

« J’ai trouvé mon âme sur ce chemin et j’ai eu l’impression de renaître. Ce voyage a ravivé mon cœur et changé le cours de ma vie. C’est aussi le début de ma société de tourisme, Soul Al-Hijrah », a-t-elle expliqué.

Elle a accompagné les participantes tout au long du voyage : « Ce fut un honneur de les servir et d’accueillir les invités de notre bien-aimé Prophète Muhammad, paix et bénédictions sur lui, en veillant à leur confort tout au long du parcours. C’est un honneur que je chéris profondément, et ma joie envers elles est indescriptible. »

Abdulrahman a ajouté que plus de 20 voyages ont déjà été organisés sur la route de la Hijrah pour des groupes venus du monde entier, témoignant de l’intérêt croissant pour ce type de tourisme spirituel et historique.

« Il faut dire que ce type d’initiative n’aurait pas été possible sans l’environnement favorable offert par le Royaume aux femmes saoudiennes, leur donnant la confiance nécessaire pour être à l’avant-garde du secteur touristique », a-t-elle souligné.

La Dre Dina Altayeb, parodontiste et implantologue, a décrit ce voyage comme le plus intense et profond parmi toutes ses aventures. « J’aimerais que plus de gens aient cette opportunité, car elle offre d’innombrables bienfaits pour l’âme, le corps et l’esprit », a-t-elle déclaré.

Altayeb, qui est la première femme saoudienne à se qualifier et à participer au championnat du monde Ironman,  a déclaré à Arab News que c'était une expérience totalement différente. « Pour moi, ce n'était pas aussi difficile que mes aventures habituelles, mais spirituellement, ce fut une expérience formidable, car c'était une expérience émotionnelle indescriptible... (et) ce fut aussi une expérience enrichissante. »

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Les 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo: fournie)

Elle s’est dite ravie d’arriver à Médine. « Nous avons traversé des montagnes, des vallées et des déserts, tout comme l'avait fait le Prophète. Ce fut un sentiment extraordinaire lorsque nous sommes arrivés à Médine après huit jours de marche. »

Ghadeer Sultan, responsable en ressources humaines, a rejoint le groupe par hasard. « Je n’avais pas prévu de suivre le voyage de la Hijrah, c’était une coïncidence, une invitation qui m’est parvenue, et un peu de curiosité pour vivre l’expérience », a-t-elle confié.

« Lorsque nous sommes entrés dans le jardin ombragé de Médine, j'ai eu l'impression que la paix et la lumière avaient pénétré au plus profond de mon âme. J'ai ressenti la joie des Ansar à l'arrivée du Prophète, que la paix et les bénédictions soient sur lui, et mon cœur a vibré à tous ces moments historiques. Je découvrais les véritables grandes valeurs incarnées par la ville du Prophète : les valeurs d'amour et de tolérance. »

À leur arrivée à Médine, après un voyage qui a débuté le 22 décembre et s'est terminé le 29 décembre, les participantes ont été chaleureusement accueillis avec des roses et des prières.

Leur première visite a été la mosquée Quba, où le Prophète a séjourné lors de sa migration. Première mosquée de l’histoire de l’Islam et en partie construite par le Prophète lui-même, elle revêt une profonde signification spirituelle. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com