Ford va fermer ses usines au Brésil

«Ford va cesser la production (...), la pandémie n'a fait qu'augmenter la capacité de production inutilisée et la réduction des ventes a provoqué des années de pertes significatives», a annoncé l'entreprise dans un communiqué (Photo, AFP)
«Ford va cesser la production (...), la pandémie n'a fait qu'augmenter la capacité de production inutilisée et la réduction des ventes a provoqué des années de pertes significatives», a annoncé l'entreprise dans un communiqué (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 12 janvier 2021

Ford va fermer ses usines au Brésil

  • Ford Brésil ne va maintenir que son siège administratif, son centre de développement de produits et son terrain d'essais
  • Ford se détourne de la fabrication des citadines et berlines pour se concentrer sur la production de pick-up et de camions, plus rentables et particulièrement en vogue aux Etats-Unis actuellement

SAO PAULO: Le constructeur automobile américain Ford a annoncé lundi la fermeture de ses trois dernières usines au Brésil, avec à la clé près de 5.000 licenciements, dans un secteur plongé dans la crise par la pandémie de Covid-19. 
« Ford va cesser la production (...), la pandémie n'a fait qu'augmenter la capacité de production inutilisée et la réduction des ventes a provoqué des années de pertes significatives », a annoncé l'entreprise dans un communiqué. 
Cette restructuration représentera un coût de 4,1 milliards de dollars dont 2,5 en 2020 et 1,6 en 2021, a précisé le constructeur. 
« Nous savons que ces décisions sont très difficiles, mais nécessaires, pour créer une entreprise saine et durable », a déclaré le président de l'entreprise, Jim Farley, cité dans le communiqué. 
En février 2019, Ford avait déjà fermé sa plus ancienne usine au Brésil, qui employait plus de 3.000 personnes dans le pôle industriel historique de Sao Bernardo do Campo, près de Sao Paulo, dans le cadre d'un plan de restructuration mondial. 
« Nous allons travailler d'arrache-pied avec les syndicats, nos employés et nos autres partenaires pour mettre en place des mesures qui aident à faire face à l'impact difficile de cette annonce », a déclaré Lyle Watters, PDG de Ford en Amérique du Sud. 
Le constructeur automobile a précisé que la production allait cesser « immédiatement » dans les usines de Camaçari (nord-est) et Taubaté (sud-est), et que « seule serait maintenue la fabrication de certaines pièces pendant quelques mois pour assurer le service après-vente ». 
L'usine d'Horizonte, dans l'Etat du Ceara (nord-est), va pour sa part continuer à fonctionner « jusqu'au quatrième trimestre 2021 ». 
Ford Brésil ne va maintenir que son siège administratif, son centre de développement de produits et son terrain d'essais. 
En revanche, les usines de production en Argentine, ainsi qu'un projet d'usine en Uruguay ne seront pas touchés par ce plan, pas plus que les activités de vente ailleurs en Amérique du sud, a précisé le constructeur. 
« Le secteur automobile a connu une forte consolidation ces dernières années. General Motors en particulier a pris des mesures énergiques pour se retirer de marchés qui n'avaient pas de sens sur le plan financier. Le retrait de Ford du Brésil confirme qu'ils sont prêts à prendre les mêmes décisions concernant les marchés peu performants », a estimé Karl Brauer, analyste pour le site spécialisé carexpert.com. 
De façon générale, Ford se détourne de la fabrication des citadines et berlines pour se concentrer sur la production de pick-up et de camions, plus rentables et particulièrement en vogue aux Etats-Unis actuellement.  
Le groupe met aussi l'accélérateur sur les véhicules électriques avec notamment le lancement prochain de la Ford Mustang Mach-E. 
L'annonce a fait l'effet d'une bombe au Brésil où le constructeur est présent depuis 1921.  
« Ce n'est pas une bonne nouvelle. Ford a gagné beaucoup d'argent au Brésil. (...). Je pense qu'ils auraient pu retarder leur décision et attendre, car notre marché de consommation est plus important que d'autres », a réagi le vice-président brésilien Hamilton Mourao sur CNN Brésil. 
La vente de véhicules neufs au Brésil a chuté de 26% en 2020 par rapport à l'année précédente en raison de la crise du Covid-19. 
En avril, au plus fort des restrictions mises en place pour tenter d'endiguer la pandémie, la production automobile a été pratiquement à l'arrêt (-99% par rapport à mars), avant de reprendre progressivement. 
Le Brésil est touché de plein fouet par une deuxième vague de contaminations du Covid-19, avec plus de 203.000 morts, le deuxième pire bilan après les Etats-Unis. 


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.