Un tribunal israélien rejette les appels à la libération des huit militants arrêtés à bord de Madleen

Des militants à bord du Madleen, un bateau d'aide humanitaire à destination de Gaza, les mains en l'air, alors qu'ils sont interceptés par les forces israéliennes dans les eaux internationales avant d'atteindre le territoire palestinien de Gaza sous blocus. (AFP)
Des militants à bord du Madleen, un bateau d'aide humanitaire à destination de Gaza, les mains en l'air, alors qu'ils sont interceptés par les forces israéliennes dans les eaux internationales avant d'atteindre le territoire palestinien de Gaza sous blocus. (AFP)
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Publié le Jeudi 12 juin 2025

Un tribunal israélien rejette les appels à la libération des huit militants arrêtés à bord de Madleen

  • Huit militants turcs, néerlandais, français, allemands et brésiliens sont toujours détenus au centre de Ramla
  • Le tribunal a prévu une audience de contrôle de la détention pour le 8 juillet si les autorités n'ont pas expulsé les militants d'ici là

LONDRES : Un tribunal israélien a décidé de maintenir en détention huit militants pro-palestiniens qui ont été arrêtés cette semaine par la marine israélienne à bord du navire Madleen, qui se dirigeait vers Gaza.

Le navire battant pavillon britannique, géré par la coalition pro-palestinienne de la flottille de la liberté, avait à son bord 11 militants et un journaliste, dont la militante écologiste suédoise Greta Thunberg, qui transportait de l'aide pour les Palestiniens de Gaza dans un acte de solidarité face aux attaques israéliennes.

Israël a libéré Mme Thunberg mardi, sous la pression des gouvernements européens. Toutefois, huit militants originaires de Turquie, des Pays-Bas, de France, d'Allemagne et du Brésil sont toujours détenus au centre de Ramla, selon l'agence de presse Wafa et des avocats du centre juridique Adalah, basé à Haïfa.

Mercredi, un tribunal israélien a rejeté les appels des avocats d'Adalah en faveur de la libération des huit militants et a décidé de les maintenir en détention.

Il s'agit de Suayb Ordu (Turquie), Mark van Rins (Pays-Bas), Pascal Moreras, Riva Fiard, Rima Hassan (Parlement européen), Yanis Mohammadi (France), Tiago Ovila (Brésil) et Yasmin Ajar (Allemagne).

Adalah a déclaré que le tribunal israélien avait fondé sa décision de poursuivre la détention sur le motif de leur "entrée illégale en Israël". Le centre juridique a souligné qu'aucun des militants de Madleen n'avait l'intention d'entrer en Israël ou dans ses eaux territoriales, puisqu'ils prévoyaient de partir de Sicile et d'atteindre les eaux territoriales de Gaza, qui font partie de l'État de Palestine, en passant par les eaux internationales.

La marine israélienne a intercepté le navire Madleen tôt mardi matin, détenant les militants et les emmenant en Israël.

Adalah a déclaré que le tribunal a programmé une audience de révision de la détention pour le 8 juillet si les autorités n'ont pas expulsé les activistes à cette date.

Après sa libération et son expulsion d'Israël mardi, Mme Thunberg a déclaré : "J'ai été très claire dans mon témoignage sur le fait que nous avons été kidnappés dans les eaux internationales et emmenés contre notre gré en Israël.

"Il s'agit d'une nouvelle violation intentionnelle des droits qui vient s'ajouter à la liste des innombrables autres violations commises par Israël", a-t-elle ajouté.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.