Les principales réactions à l'attaque américaine contre l'Iran

Cette photo non datée fournie par le département américain de la Défense montre un bombardier américain B-2 en vol dans un lieu tenu secret. (USAF/AFP)
Cette photo non datée fournie par le département américain de la Défense montre un bombardier américain B-2 en vol dans un lieu tenu secret. (USAF/AFP)
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Publié le Dimanche 22 juin 2025

Les principales réactions à l'attaque américaine contre l'Iran

  • Réactions internationales à l'attaque américaine contre plusieurs sites nucléaires iraniens
  • « Les événements de ce matin sont scandaleux et auront des conséquences éternelles », a averti le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Les premières réactions internationales à l'attaque américaine contre plusieurs sites nucléaires iraniens dimanche, par laquelle les États-Unis ont rejoint Israël dans sa guerre contre la République islamique :

- Iran : « Conséquences éternelles » - 

« Les événements de ce matin sont scandaleux et auront des conséquences éternelles », a averti le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dénonçant le « comportement extrêmement dangereux, anarchique et criminel » des États-Unis. « L'Iran se réserve toutes les options pour défendre sa souveraineté, ses intérêts et son peuple », a-t-il ajouté.

L'Organisation de l'énergie atomique iranienne a pour sa part dénoncé « un acte barbare qui viole le droit international », et affirmé que « malgré les complots maléfiques de ses ennemis », l'Iran « ne laissera pas le chemin du développement de son industrie nucléaire être arrêté ». 

- Israël : « tournant historique » et promesse « tenue » -

« Votre décision audacieuse de viser les installations nucléaires de l'Iran avec la puissance impressionnante et juste des États-Unis changera l'Histoire », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un message vidéo de remerciements à Donald Trump.

Les attaques de dimanche constituent un « tournant historique qui peut aider à conduire le Moyen-Orient et au-delà vers un avenir de prospérité et de paix », a encore déclaré le chef du gouvernement israélien. « Le président Trump et moi disons souvent : la paix par la force », a-t-il poursuivi, citant l'adage : « D'abord vient la force, ensuite vient la paix. (...) Le président Trump et les États-Unis ont agi avec beaucoup de force. »

- ONU : « dangereuse escalade »

« C'est une dangereuse escalade dans une région déjà sur la corde raide, et une menace directe pour la paix et la sécurité dans le monde », a estimé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

- UE : appel à « toutes les parties à faire un pas en arrière »

Sur X, la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, a appelé « toutes les parties à faire un pas en arrière, à revenir à la table des négociations et à éviter toute escalade supplémentaire ».

Elle a ajouté que l'Iran ne devait pas développer l'arme nucléaire et que les ministres des Affaires étrangères de l'UE discuteraient de la situation lundi. 

- Grande-Bretagne : l'Iran doit « revenir à la table des négociations » -

Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a appelé l'Iran à « revenir à la table des négociations ».

« L'Iran ne doit jamais être autorisé à développer une arme nucléaire et les États-Unis ont pris des mesures pour atténuer cette menace », a-t-il déclaré sur X, soulignant que « la stabilité dans la région est une priorité ».

- Démocrates américains : « une guerre potentiellement désastreuse »

« Le président Trump a induit le pays en erreur sur ses intentions, il n'a pas cherché à obtenir l'autorisation du Congrès pour l'usage de la force militaire et risque d'engager les Américains dans une guerre potentiellement désastreuse au Moyen-Orient », a déclaré Hakeem Jeffries, un chef de file de l'opposition démocrate à la Chambre des représentants américaine.

- Arabie saoudite : « grande préoccupation »

L'Arabie saoudite « suit avec une grande préoccupation les développements en République islamique d'Iran, avec le ciblage des installations nucléaires iraniennes par les États-Unis », a affirmé le ministère saoudien des Affaires étrangères. 

- Oman : appel à une « désescalade immédiate » 

Oman, qui joue le rôle de médiateur entre les États-Unis et l'Iran dans les discussions sur le nucléaire, a condamné « cette agression illégale » et appelé à « une désescalade immédiate », a affirmé un porte-parole du ministère omanais des Affaires étrangères. Il a ajouté que « l’action entreprise par les États-Unis menace d’élargir l'étendue de la guerre et constitue une violation grave du droit international ».

- Irak : « escalade militaire »

Le gouvernement irakien a condamné les frappes américaines, qu'il qualifie d'« escalade militaire », estimant qu'elles « menacent la sécurité et la paix au Moyen-Orient » et « mettent gravement en péril la stabilité régionale ».

« Les solutions militaires ne peuvent se substituer au dialogue et à la diplomatie », a plaidé Bassem Alawadi, le porte-parole du gouvernement, précisant que la poursuite des frappes « conduirait à une escalade dangereuse dont les répercussions dépasseront les frontières de tout État ».

- Rebelles Houthis : « déclaration de guerre »

Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont déclaré considérer les frappes américaines comme une « déclaration de guerre » contre le peuple iranien, ajoutant être prêts à cibler les navires et les bâtiments américains en mer Rouge.

- Hamas : « agression criminelle »

« Nous condamnons cette agression criminelle », a écrit sur Telegram le mouvement islamiste palestinien Hamas, allié de l'Iran et engagé depuis 20 mois dans une guerre avec Israël dans la bande de Gaza. « Nous la considérons comme un exemple flagrant de la politique d'imposition de l'hégémonie par la force, une agression basée sur la loi de la jungle, et une violation de toutes les normes et conventions internationales ».


Un hôpital endommagé par des frappes israéliennes dans le sud du Liban

De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne ayant ciblé la périphérie est de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 24 mars 2026. (AFP)
De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne ayant ciblé la périphérie est de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 24 mars 2026. (AFP)
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  • Des frappes aériennes israéliennes près de Tyr (sud du Liban) ont endommagé un hôpital, faisant 11 blessés, tout en laissant l’établissement opérationnel malgré d’importants dégâts
  • Les attaques ont également touché des zones civiles (port, habitations), dans un contexte de conflit élargi ayant causé plus de 1.300 morts et environ un million de déplacés

BEYROUTH: Un hôpital de Tyr, importante ville côtière du sud du Liban, a été endommagé par deux frappes aériennes israéliennes qui ont visé des bâtiments à proximité, faisant 11 blessés, dont trois secouristes, a annoncé samedi le ministère de la Santé.

Une série de frappes israéliennes a visé la région samedi. A Al-Houch, une localité de Tyr, deux frappes ont détruit deux bâtiments situés à proximité de l'hôpital italo-libanais, selon un correspondant de l'AFP.

Des vitres ont été brisées et des faux plafonds se sont effondrés alors que des médecins dispensaient des soins, a indiqué la direction de l'hôpital.

Elle a ajouté que l'établissement continuait de fonctionner malgré les dégâts.

L'hôpital "restera ouvert pour assurer les soins médicaux nécessaires", a souligné son directeur, Youssef Jaafar, auprès de l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un correspondant de l'AFP a vu des débris jonchant les rues, une voiture calcinée et de la fumée s'élever de bâtiments en partie détruits.

Le port de Tyr a lui aussi été ciblé. Une frappe a touché un bateau de tourisme dans lequel une personne dormait, selon le correspondant de l'AFP. Des bateaux de pêche à quai ont également été endommagés, a-t-il constaté.

Quelque 20.000 personnes, dont environ 15.000 déplacés venus des villages voisins, se trouvent encore à Tyr, malgré les ordres d'expulsion israéliens qui ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir la région, où Israël poursuit ses bombardements et son invasion terrestre.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël, en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei.

La guerre a déjà fait plus de 1.300 morts et un million de déplacés, selon les chiffres officiels.


Le prince héritier saoudien rencontre le président de la FIFA pour renforcer la coopération sportive

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
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  • Les discussions portent sur le développement du football et les partenariats internationaux
  • Le Royaume renforce ses liens avec la FIFA dans le cadre d’investissements sportifs majeurs

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a rencontré le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah samedi, des discussions axées sur le renforcement de la coopération et l’élargissement des opportunités dans le développement du football.

La réunion a permis de passer en revue la collaboration en cours entre le Royaume et la FIFA, ainsi que les perspectives de croissance du sport, tant au niveau de la base que du football professionnel, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ces dernières années, l’Arabie saoudite a intensifié son engagement avec la FIFA dans le cadre d’une stratégie plus large visant à se positionner comme un pôle sportif mondial, avec d’importants investissements dans les infrastructures, la formation des talents et l’organisation de grands événements internationaux dans le cadre de la Vision 2030.

Le Royaume a accueilli une série de tournois régionaux et internationaux et a travaillé étroitement avec la FIFA sur des initiatives visant à élargir la pratique du football et sa croissance commerciale au Moyen-Orient. Riyad est également perçue comme cherchant à jouer un rôle accru dans le football mondial, notamment avec des ambitions potentielles d’accueil de grandes compétitions.

La réunion s’est tenue en présence du ministre des Sports Abdulaziz ben Turki Al-Faisal et du président de la Fédération saoudienne de football, Yasser Al-Misehal. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth après la destruction d'un pont

Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
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  • L’armée israélienne a bombardé la banlieue sud de Beyrouth et détruit des ponts stratégiques au Liban, visant à affaiblir le Hezbollah et isoler le sud du pays
  • Le conflit s’intensifie : des Casques bleus ont été blessés, le bilan humain s’alourdit et les frappes provoquent destructions massives et déplacements de population

BEYROUTH: L'armée israélienne a de nouveau bombardé la banlieue sud de Beyrouth samedi à l'aube, affirmant frapper des infrastructures du Hezbollah après avoir détruit un pont sur le fleuve Litani dans l'est du Liban.

Trois Casques bleus ont par ailleurs été blessés vendredi dans une explosion à l'intérieur d'une installation de l'ONU près d'El Adeisse (sud), la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) précisant que ces soldats, dont deux ont été grièvement blessés, sont de nationalité indonésienne.

Quelques jours plus tôt, trois autres Casques bleus indonésiens avaient perdu la vie, également dans le sud du pays, où Israël et le Hezbollah s'affrontent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a tiré des roquettes sur Israël pour venger l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Israël pilonne depuis le pays, disant viser le mouvement islamiste, et a entamé une invasion terrestre dans le sud. Ces opérations ont tué 1.368 personnes, dont 125 enfants, selon le dernier bilan officiel, et fait plus d'un million de déplacés.

Tôt samedi, l'armée israélienne a annoncé sur les réseaux sociaux avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth", une journaliste de l'AFP ayant fait état d'au moins deux bombardements dans la banlieue sud de la ville, avec de puissantes explosions et des panaches de fumée.

- Ponts ciblés -

Dans ce conflit, l'armée israélienne vise aussi les ponts enjambant le fleuve Litani, afin de couper une partie du sud du Liban du reste du pays, selon des experts militaires.

Dernière attaque de ce type en date, "des avions de guerre israéliens ont visé vendredi le pont qui relie Sohmor à Machghara, entraînant sa destruction", a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne avait auparavant averti que "pour empêcher le transfert de renforts et d'équipements militaires" du mouvement pro-iranien, elle allait cibler deux ponts. Le second a aussi été touché, d'après les médias libanais.

Israël a déjà détruit cinq ponts sur le Litani, situé à 30 km au nord de la frontière, région où il veut instaurer ce qu'il présente comme une "zone de sécurité".

Egalement à Sohmor, deux personnes ont été tuées et 15 autres blessées dans une frappe israélienne survenue "alors que des fidèles quittaient la mosquée de la ville" après la prière du vendredi, selon le ministère libanais de la Santé.

Concernant les trois Casques bleus indonésiens blessés, l'origine de l'explosion dont ils ont été victimes est inconnue.

L'armée israélienne a accusé le Hezbollah d'avoir tiré une roquette.

Quant à leurs trois compatriotes tués quelques jours plus tôt, l'un a été victime dimanche d'un tir d'un char israélien, et deux autres d'une explosion le lendemain qui pourrait être due à une mine, selon une source sécuritaire de l'ONU.

Israël a nié toute responsabilité dans les faits de lundi, assurant qu'aucune de ses troupes n'était présente dans la zone.

- "Pas notre guerre" -

Vendredi après-midi, des frappes avaient déjà visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, l'armée israélienne disant cibler "des infrastructures terroristes".

Non loin des ces zones, des Libanais chrétiens ont assisté à l'office du Vendredi saint. Dans l'église Saint-Maron de Chiyah, un quartier de la banlieue sud, Hala Farah, 62 ans, raconte n'avoir jamais manqué aucune fête religieuse.

"Depuis que j'ai 15 ans, il y a la guerre" au Liban, "on est toujours là", dit-elle à l'AFP avant de rentrer dans une église comble.

Patricia Haddad, 32 ans, confie être "habituée, malheureusement". "Nous sommes contre la guerre: ce n'est pas notre guerre, c'est une guerre contre le Hezbollah, pas contre les chrétiens ni le pays", dit la jeune femme.

Alors que l'ONU et les autorités libanaises ont mis en garde contre une nouvelle occupation du sud du Liban, plusieurs frappes ont visé vendredi la région de Tyr, selon l'agence Ani.

Les troupes israéliennes ont également "détruit", ajoute l'agence, les dernières habitations restantes dans plusieurs villages frontaliers, déjà largement rasés lors de la précédente guerre en 2024.

En parallèle, le Hezbollah a annoncé une série d'attaques contre des cibles israéliennes sur le sol libanais et de l'autre côté de la frontière.

L'Iran et ses groupes affiliés "pourraient avoir l'intention de cibler des universités" au Liban, a averti l'ambassade américaine à Beyrouth, quelques jours après des menaces des Gardiens de la Révolution iraniens contre les établissements américains au Moyen-Orient.