Quatre personnes tuées dans une église mormone, Trump dénonce «une attaque contre les chrétiens»

Un homme a tué quatre personnes en tirant sur les fidèles d'une église mormone du Michigan, dans le nord des Etats-Unis, après avoir défoncé la porte de l'édifice au volant de son véhicule, dans ce que Donald Trump a qualifié de "nouvelle attaque ciblée contre les chrétiens". (AFP)
Un homme a tué quatre personnes en tirant sur les fidèles d'une église mormone du Michigan, dans le nord des Etats-Unis, après avoir défoncé la porte de l'édifice au volant de son véhicule, dans ce que Donald Trump a qualifié de "nouvelle attaque ciblée contre les chrétiens". (AFP)
Short Url
Publié le Lundi 29 septembre 2025

Quatre personnes tuées dans une église mormone, Trump dénonce «une attaque contre les chrétiens»

  • Le suspect, Thomas Jacob Sanford, 40 ans, a été abattu par les forces de l'ordre huit minutes après le début de l'attaque durant laquelle l'église, située dans la localité de Grand Blanc Township, a également été incendiée
  • L'attaque a fait au moins quatre morts, dont deux ont été retrouvés dans les décombres de l'église calcinée, a déclaré lors d'une conférence de presse le chef de la police de Grand Blanc, William Renye.

GRAND BLANC: Un homme a tué quatre personnes en tirant sur les fidèles d'une église mormone du Michigan, dans le nord des Etats-Unis, après avoir défoncé la porte de l'édifice au volant de son véhicule, dans ce que Donald Trump a qualifié de "nouvelle attaque ciblée contre les chrétiens".

Le suspect, Thomas Jacob Sanford, 40 ans, a été abattu par les forces de l'ordre huit minutes après le début de l'attaque durant laquelle l'église, située dans la localité de Grand Blanc Township, a également été incendiée, a précisé la police, sans évoquer de mobile possible.

"Cela semble être une nouvelle attaque ciblée contre les chrétiens aux Etats-Unis", a lancé le président américain sur son réseau Truth Social. "Cette épidémie de violence dans notre pays doit cesser immédiatement !", a-t-il ajouté, moins de trois semaines après l'assassinat de l'influenceur conservateur Charlie Kirk.

L'attaque a fait au moins quatre morts, dont deux ont été retrouvés dans les décombres de l'église calcinée, a déclaré lors d'une conférence de presse le chef de la police de Grand Blanc, William Renye.

Huit personnes ont été blessées, dont une est dans un état critique.

Le FBI, la police fédérale américaine, a été chargé de diriger les investigations et "enquête sur ceci comme un acte de violence ciblée", a déclaré au cours de la même conférence de presse l'agent spécial du FBI Reuben Coleman.

A 10H25 (14H25 GMT), le tireur présumé, originaire de la localité voisine de Burton, a percuté les portes de l'édifice au volant d'un véhicule, alors que "des centaines de personnes" étaient à l'intérieur, a raconté William Renye.

Thomas Jacob Sanford, présenté dans la presse américaine comme un vétéran de l'armée, a ensuite ouvert le feu "avec un fusil d'assaut", avant d'être neutralisé par deux membres des forces de l'ordre, a-t-il poursuivi. Un important incendie a par la suite dû être éteint - "allumé délibérément par le suspect", a ajouté la police.

"Mon mari a entendu des gens crier", a témoigné Dobbie Horkey, qui vit à moins de 200 mètres de l'église, auprès de l'AFP. "J'ai entendu des coups de feu. Nous sommes tous rentrés chez nous et avons attendu. Puis les ambulances sont arrivées (...) et on nous a dit que le tireur était neutralisé (...) et maintenant, la fumée s'est répandue partout".

Regain de la violence politique 

L'Eglise mormone a dénoncé un "tragique acte de violence". "Les lieux de culte sont censés être des sanctuaires dédiés à la paix, à la prière et au partage. Nous prions pour la paix et la guérison de toutes les personnes concernées", a-t-elle écrit sur X.

L'Eglise mormone, de son nom officiel Eglise de Jésus Christ des saints des derniers jours, se dit de confession chrétienne mais base sa doctrine sur le Livre de Mormon, que les fidèles de cette religion considèrent comme des Ecritures saintes comprenant davantage de paroles de Jésus Christ que la Bible. L'Eglise est basée dans l'Etat américain de l'Utah où elle a été fondée en 1830.

Les Etats-Unis connaissent un net regain de la violence politique ces dernières années, à l'instar de l'assassinat de Charlie Kirk le 10 septembre.

Figure de la droite ultraconservatrice, M. Kirk s'appuyait sur ses millions d'abonnés des réseaux sociaux et ses interventions dans les universités pour défendre Donald Trump auprès de la jeunesse et diffuser ses idées nationalistes, chrétiennes et traditionalistes sur la famille.

Tyler Robinson, inculpé pour son assassinat, est présenté par une large partie de la droite comme un tueur d'"extrême gauche". Le suspect avait dénoncé auprès de ses proches la "haine" véhiculée, selon lui, par Charlie Kirk, et utilisé des munitions gravées d'inscriptions à tonalité antifasciste.

L'attaque de Grand Blanc survient un mois après celle perpétrée fin août contre une église attenante à une école catholique de Minneapolis, dans le Minnesota (nord). Deux enfants avaient été tués et une vingtaine de personnes blessées.


Suni Williams, l'astronaute bloquée neuf mois dans l'ISS, prend sa retraite

 L'astronaute américaine Suni Williams, dont le séjour dans l'espace initialement prévu pour durer huit jours avait duré neuf mois à cause de défaillances techniques dans le vaisseau qui devait la ramener sur Terre, a pris sa retraite fin décembre, a annoncé mardi la Nasa. (AFP)
L'astronaute américaine Suni Williams, dont le séjour dans l'espace initialement prévu pour durer huit jours avait duré neuf mois à cause de défaillances techniques dans le vaisseau qui devait la ramener sur Terre, a pris sa retraite fin décembre, a annoncé mardi la Nasa. (AFP)
Short Url
  • Les deux vétérans de l'espace avaient vu leur séjour s'éterniser en raison des problèmes détectés sur le système de propulsion du vaisseau spatial Boeing Starliner, qui effectuait avec eux son premier vol habité
  • La situation avait conduit la Nasa à décider à l'été 2024 de ramener le vaisseau de Boeing à vide sur Terre et de faire revenir les deux astronautes par l'entremise de SpaceX, l'entreprise du multimilliardaire Elon Musk

WASHINGTON: L'astronaute américaine Suni Williams, dont le séjour dans l'espace initialement prévu pour durer huit jours avait duré neuf mois à cause de défaillances techniques dans le vaisseau qui devait la ramener sur Terre, a pris sa retraite fin décembre, a annoncé mardi la Nasa.

L'astronaute était devenue célèbre avec son collègue Butch Wilmore quand leur voyage aller-retour vers la Station spatiale internationale (ISS), qui devait durer huit jours en juin 2024, s'était prolongé au-delà de neuf mois, bien plus longtemps que les rotations classiques d'environ six mois.

Les deux vétérans de l'espace avaient vu leur séjour s'éterniser en raison des problèmes détectés sur le système de propulsion du vaisseau spatial Boeing Starliner, qui effectuait avec eux son premier vol habité.

La situation avait conduit la Nasa à décider à l'été 2024 de ramener le vaisseau de Boeing à vide sur Terre et de faire revenir les deux astronautes par l'entremise de SpaceX, l'entreprise du multimilliardaire Elon Musk.

Les deux astronautes avaient pu finalement revenir sur Terre en mars 2025 après 286 jours dans l'espace.

Leur périple avait pris une tournure politique avec le retour au pouvoir du président républicain Donald Trump, ce dernier accusant son prédécesseur démocrate Joe Biden d'avoir volontairement "abandonné" les deux infortunés.

Suni Williams, 60 ans, avait rejoint la Nasa en 1998. Elle a été "une pionnière des vols spatiaux habités, façonnant l'avenir de l'exploration grâce à son leadership à bord de la station spatiale", a déclaré Jared Isaacman, directeur de la Nasa, dans un communiqué.

Suni Williams a participé à trois missions à bord de l'ISS, la première ayant eu lieu en 2006.

Au cours de sa carrière, Suni Williams a passé 608 jours dans l'espace, ce qui représente le deuxième plus long temps cumulé passé dans l'espace dans l'histoire de la Nasa, a indiqué l'agence spatiale.

Elle a également enregistré le plus long temps de sortie extravéhiculaire de toutes les femmes astronautes, soit 62 heures et 6 minutes, ce qui représente le quatrième plus long temps de tous les astronautes de la Nasa.


Les tensions au Moyen-Orient occupent le devant de la scène à Davos

Des dirigeants du monde entier, des PDG, des innovateurs technologiques et des responsables d'organisations humanitaires se rendent dans la station alpine de Davos chaque année au mois de janvier. (AFP/File Photo)
Des dirigeants du monde entier, des PDG, des innovateurs technologiques et des responsables d'organisations humanitaires se rendent dans la station alpine de Davos chaque année au mois de janvier. (AFP/File Photo)
Short Url
  • Pour sa 56e édition, la réunion annuelle du WEF devrait attirer environ 3 000 participants de plus de 130 pays
  • La délégation saoudienne, dirigée par le ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, partagera les expériences réussies du Royaume dans le cadre de Vision 2030

DAVOS : Des dirigeants mondiaux, des PDG, des innovateurs technologiques et des responsables d'organisations humanitaires arrivent dans la ville suisse de Davos, recouverte de neige, pour le Forum économique mondial 2026, que les organisateurs ont qualifié de "l'un des rassemblements de plus haut niveau de l'histoire de l'événement".

La réunion de cette année, qui se tiendra du 19 au 23 janvier, abordera une série de défis géopolitiques urgents, de la guerre en Ukraine aux tensions croissantes au Moyen-Orient, où de nombreux points chauds à Gaza, au Liban et sur la mer Rouge ont ravivé les craintes d'une escalade régionale plus large.

Placé sous le thème "Un esprit de dialogue", le forum se tient à un moment de fragmentation mondiale sans précédent, d'inégalités économiques croissantes et de changements technologiques perturbateurs, offrant une plateforme pour favoriser la coopération mondiale afin de faire face aux grandes incertitudes.

Le forum de cette année devrait attirer un nombre record de participants gouvernementaux : 400 dirigeants politiques de premier plan, six dirigeants du G7, près de 850 PDG et présidents de conseils d'administration parmi les plus importants au monde, et près de 100 licornes et pionniers de la technologie de premier plan sont attendus.

Le président américain Donald Trump, le président français Emmanuel Macron, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi, le président syrien Ahmad Al-Sharaa et Aziz Akhannouch, le chef du gouvernement marocain, figurent parmi les 65 chefs d'État qui participeront à cet événement de premier plan.

La délégation saoudienne, dirigée par le ministre des affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, comprendra la princesse Reema Bandar Al-Saud, ambassadrice d'Arabie saoudite aux États-Unis, Khalid Al-Falih, ministre de l'investissement, Bandar Alkhorayef, ministre de l'industrie et des ressources minérales, Ahmed Al-Khateeb, ministre du tourisme, Faisal Alibrahim, ministre de l'économie et de la planification, Abdullah Al-Swaha, ministre des communications et des technologies de l'information, et Mohammed Al-Jadaan, ministre des finances.

Les ministres engageront un dialogue avec des leaders mondiaux, tout en partageant les expériences réussies du Royaume dans le cadre de la Vision saoudienne 2030, selon un communiqué du ministère de l'économie et de la planification.

En marge du WEF, le ministère accueillera pour la deuxième année consécutive le pavillon de la Maison saoudienne, qui réunira des leaders d'opinion internationaux pour plus de 20 sessions axées sur les principales tendances et les défis qui façonnent l'économie mondiale.

Borge Brende, président-directeur général du FEM, a déclaré que la réunion de cette année serait "l'une des plus importantes", soulignant que "le dialogue n'est pas un luxe en période d'incertitude ; c'est une nécessité urgente".

Le forum mondial "offrira un espace à un mélange inégalé de dirigeants et d'innovateurs mondiaux pour dépasser les divisions, se faire une idée d'un paysage mondial en évolution rapide et proposer des solutions aux défis les plus importants et les plus pressants d'aujourd'hui et de demain", a ajouté M. Brende.


Malgré les frappes russes et le froid, Kiev danse le ska

Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: "On relâche la pression!" hurle Olena pour couvrir les basses. (AFP)
Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: "On relâche la pression!" hurle Olena pour couvrir les basses. (AFP)
Short Url
  • Chaque hiver depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, Moscou pilonne les infrastructures énergétiques de son voisin
  • Début janvier, des bombardements massifs ont plongé Kiev dans le noir et privé la moitié de ses habitants de chauffage

KIEV: Dans un quartier de Kiev englouti par la nuit, une source de lumière éclaire les immeubles de style soviétique, alors que le ska ukrainien retentit dans le froid polaire: "On relâche la pression!" hurle Olena pour couvrir les basses.

C'est une "flashmob", explique-t-elle, une fête improvisée entre les habitants des immeubles environnants pour "ne pas penser aux problèmes", alors que le quartier est quotidiennement privé d'électricité pendant "17 ou 18 heures".

Chaque hiver depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, Moscou pilonne les infrastructures énergétiques de son voisin.

Début janvier, des bombardements massifs ont plongé Kiev dans le noir et privé la moitié de ses habitants de chauffage.

Le réseau a été rétabli depuis, mais reste extrêmement fragile et les coupures de courant font partie du quotidien des habitants de la capitale.

Ces derniers jours, le mercure flirte avec les -20 degrés, faisant chuter la température des logements, avec parfois 10 petits degrés dans les pièces.

"Les gens en ont assez de rester sans courant, de se sentir tristes", résume Olena Chvydka. "C’est une charge psychologique pour chacun".

Pour résister, Olena a organisé une fête en plein air. Platines et baffles ont été installées à 13H, quand il faisait encore -10 °C. "Maintenant, il doit faire -15 ou moins", sourit-elle.

"Invincibles" 

House, rap, ska... les styles s'enchaînent sous les doigts gelés du DJ, dont le visage dépasse à peine d'une doudoune épaisse et d'un gros bonnet.

Pieds dans la neige glacée, une femme se déhanche, auréolée de fourrure synthétique, engoncée dans une combinaison en satin bleu.

Des verres de vin chaud, des pas de danse maladroits sur la glace, des sourires sur les visages: "Les gens sont détendus ici. C’est vraiment cool", dit à l'AFP Olga Pankratova, résidente et ancienne officier des forces armées.

"Beaucoup de résidences font cela maintenant. Je suppose que c’est une question d’unité", glisse-t-elle.

"Ce genre de rassemblements apporte une forme de résistance civilisée à la force qui nous est imposée: missiles, explosions, flammes... Ça nous unit".

Un effet de mode s'est emparé de la capitale et les vidéos de soirées de ce genre fleurissent sur les réseaux sociaux.

L'ambiance tranche avec l'atmosphère de la capitale. Depuis janvier, le ronron des générateurs est devenu la bande originale des rues de Kiev, moins peuplées qu'à l'accoutumée à cause de la glace qui recouvre ses pavés.

L'Ukraine craint aussi une reprise des frappes russes sur ses infrastructures, alors que des drones de reconnaissance russes survolent Kiev en journée, alimentant les rumeurs de possibles attaques massives sur la ville.

"Peu importe à quel point on se force à faire bonne figure, cela affecte beaucoup notre état émotionnel sur le moment", confie Olga en évoquant les coupures de courant et accusant la Russie de "vouloir instiller la peur et la haine" dans la société ukrainienne.

"Les gens sont invincibles", lance pour sa part Ievgueniï, officier militaire à la retraite, qui a participé à l'organisation de la fête.

"Malgré la situation très compliquée, ils veulent tenir bon et célébrer. Et ils attendent la victoire quoi qu’il arrive", conclut-il.