Futur gouvernement: à l'Assemblée, la fragile alliance de la droite et du centre

Le nouveau Premier ministre français Sébastien Lecornu (C) participe à une réunion alors qu'il visite le centre de santé départemental à Macon, dans le centre-est de la France, le 13 septembre 2025. (AFP)
Le nouveau Premier ministre français Sébastien Lecornu (C) participe à une réunion alors qu'il visite le centre de santé départemental à Macon, dans le centre-est de la France, le 13 septembre 2025. (AFP)
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Publié le Mercredi 01 octobre 2025

Futur gouvernement: à l'Assemblée, la fragile alliance de la droite et du centre

  • L’alliance entre la droite (LR) et le bloc central (Renaissance, MoDem, Horizons) s’effrite, avec des votes de plus en plus divergents à l’Assemblée
  • La cohésion des groupes parlementaires s’affaiblit, même au sein du camp présidentiel, alors que l’unité reste très forte dans les extrêmes

PARIS: Le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui n'a pas encore dévoilé son gouvernement, veut comme ses prédécesseurs continuer à s'appuyer sur l'alliance entre la droite et le centre. Mais celle-ci a montré ses limites depuis un an à l'Assemblée, détaille une analyse de l'AFP.

Les quelque 11.000 scrutins publics à l'Assemblée nationale depuis 2017 (hors votes à main levée), passés en revue par l'AFP, montrent une entente déclinante entre les députés du camp présidentiel (MoDem, Renaissance, Horizons) et des Républicains (LR), dont les votes sont de plus en plus proches de ceux du Rassemblement national.

- De moins en moins d'accord

Pendant les passages à Matignon du LR Michel Barnier (sept.-déc. 2024) et du Modem François Bayrou (déc. 2024-sept.2025), un député LR ne votait en moyenne que 67% du temps comme un député Renaissance, MoDem ou Horizon.

Cette entente entre la droite et le bloc central était légèrement supérieure sous les gouvernements précédents Borne (2022-2024) et Attal (janvier-juin 2024), auxquels LR ne participait pourtant pas.

Les députés LR s'alignaient alors sur 71% des votes du bloc central, permettant régulièrement de dégager une majorité.

A contrario, les votes du groupe LR à l'Assemblée s'accordent désormais plus fréquemment avec ceux des députés Rassemblement national. Similaires moins d'une fois sur deux sous la législature précédente (2022-2024), ils sont identiques dans 72% des cas depuis la dissolution.

Le chef de file des députés Républicains Laurent Wauquiez a lui voté comme Marine Le Pen et son allié ex-LR Eric Ciotti (groupe UDR) respectivement 86% et 93% des scrutins. Mais seulement 78% avec le chef des députés Renaissance Gabriel Attal.

Même entre les groupes du bloc central, l'union se désagrège. Les députés Modem, Renaissance et Horizons accordaient quasi-systématiquement leurs votes sous les gouvernements Borne et Attal (95% en moyenne). Depuis la dissolution, ils n'ont plus que 80 à 85% de votes similaires.

- Nouvelles alliances sur les sujets sociétaux

L'accord de gouvernement entre LR et le bloc central reste toutefois fiable sur les sujets régaliens, selon une classification des votes par sujet effectuée par l'AFP.

Ce fut le cas pour la réforme Attal sur la justice des mineurs définitivement adoptée en mai. Les Républicains, Horizons et le MoDem avaient voté unanimement pour, tout comme la grande majorité des députés Renaissance.

Mais cette alliance prévaut moins sur les sujets sociétaux : les députés LR se rapprochent plutôt du RN, et le camp présidentiel vote davantage avec les députés du bloc de gauche, en particulier les socialistes.

Ce redécoupage des alliances est apparu nettement sur le vote sur l'aide à mourir en mai. Les groupes de gauche et du camp présidentiel avaient majoritairement voté pour, tandis que les députés LR et RN s'y étaient pour la plupart opposés. Un mois plus tôt, les partis de gouvernement s'étaient déjà divisés sur l'extension aux petites communes des listes paritaires hommes-femmes aux élections municipales.

- Consignes de vote moins suivies

Les partis du gouvernement peinent aussi à faire suivre les consignes de vote parmi leurs propres députés. Deux députés LR ont en moyenne un vote similaire sur 87,5% des scrutins : seul le groupe indépendant et hétéroclite Liot affiche moins d'unité.

Au sein du bloc central, la cohésion s'effrite aussi par rapport à la législature précédente, où elle dépassait 95%. Deux députés Horizons n'ont en moyenne plus que 88% de votes communs, une homogénéité légèrement meilleure chez Renaissance (91%).

Les consignes sont appliquées plus strictement dans l'opposition, en particulier aux extrémités de l'hémicycle: deux députés RN votent la même chose dans 97% des scrutins, et le taux monte à 99% chez les insoumis, groupe le plus uniforme sur les trois dernières législatures.


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
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  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.


La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
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  • Les retraites s’imposent au cœur de la campagne présidentielle, avec des propositions allant d’un recul de l’âge légal à 65-67 ans à son maintien ou sa baisse
  • Le gouvernement envisage aussi de limiter la revalorisation des pensions des retraités les plus aisés pour réaliser des économies budgétaires

PARIS: Report de l'âge de départ à la retraite ou pas ? Jusqu'à 67 ans ? Plutôt des économies sur les pensions des plus aisés ? Les retraites se sont imposées ces derniers jours comme le premier thème d'une rentrée politique cruciale dans la perspective de la présidentielle.

Alors que le président Emmanuel Macron a dû suspendre sa réforme des retraites pour maintenir une certaine stabilité gouvernementale en fin de deuxième quinquennat, ce sujet explosif a été plus ou moins explicitement confié aux bons soins du futur locataire de l'Élysée.

Tous les candidats déclarés à l'élection d'avril et mai prochains ont un projet de réforme ou y travaillent.

- "Différences" -

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui n'avait pu mener à bien à Matignon la première réforme des retraites voulue par le chef de l'État - par points et avec une augmentation de l'âge pivot - en 2020, en raison du Covid, défend un report de l'âge légal au delà des 64 ans votés en 2024 et suspendus depuis.

Pour maintenir l'équilibre financier du système, "la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", avait déclaré le maire du Havre en septembre 2021.

Comprise comme un projet de report à 67 ans, soit presque cinq ans de plus qu'à l'heure actuelle, la mesure colle à Édouard Philippe comme l'emblème d'un programme qu'il n'a pas encore présenté.

Lundi, en annonçant qu'il soutiendrait le maire du Havre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé qu'il espérait "le convaincre" de revenir sur cette mesure impopulaire.

- "Réflexion" -

La question des retraites s'est également imposée dans les discussions au sein du camp de l'actuelle favorite des sondages, Marine Le Pen.

Allié du Rassemblement national depuis les législatives anticipées de 2024, Éric Ciotti (UDR) a espéré dimanche "une évolution" du RN sur le relèvement de l'âge légal de départ.

Pour lui, non seulement "il faudra travailler plus longtemps" mais il souhaite aussi "ajouter un étage de capitalisation" au système actuel par répartition.

Or Marine Le Pen défendait encore avant l'été un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et ouvrait seulement la porte à une part de capitalisation "volontaire".

Une ligne qui ne convainc pas non plus le président du parti Jordan Bardella, dont les positions sur le sujet étaient plus proches de celles de l'UDR.

"Je sais que c'est un sujet qui, chez eux, est en cours de réflexion et qui, je l'espère, marquera une évolution par rapport aux positions passées", a affirmé Éric Ciotti.

- "Tous les retraités"-

Quant au gouvernement, plongé dans l'élaboration d'un budget 2027 dont l'adoption s'annonce plus que délicate dans une Assemblée fracturée à quelques mois de l'échéance présidentielle, il a relancé l'idée d'un gel partiel des pensions pour les plus aisés afin de freiner les dépenses.

S'il a promis de "préserver les retraités les plus modestes", le ministre des Finances Roland Lescure touche à un sujet sensible, sur lequel nombre de ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

Les retraités votant davantage que les actifs, la question d'une moindre revalorisation des pensions est systématiquement rejetée par tous les camps politiques d'opposition.

Cette mesure de désindexation pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros, selon les modalités retenues. Reste à savoir quel seuil de pension serait défini et si l'opposition parlementaire laisserait passer cette nouvelle tentative.

Pas du côté de La France insoumise en tout cas. "Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies", a pesté mardi le député Manuel Bompard. "Si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2.500 euros nets de retraite, vous avez une recette à peu près de 1,5 milliard d'euros", a-t-il argué, alertant sur une mesure qui toucherait en réalité "tous les retraités".


Canicule: vigilance orange levée dans les six derniers départements concernés

Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
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  • Les six derniers départements en vigilance orange canicule repassent au jaune, mettant fin au 5e épisode caniculaire depuis mai
  • Encore chaud mercredi, le temps se rafraîchira nettement jeudi avec pluies et orages

PARIS: Les six derniers départements en vigilance orange canicule (Ardèche, Bouches-du-Rhône, Drôme, Gard, Var et Vaucluse) sont redescendus en jaune mardi matin, a indiqué Météo-France dans son bulletin de 06H00, marquant ainsi la fin du cinquième épisode caniculaire depuis mai.

"Sur la plupart des départements de la région PACA, sur la Corse ainsi que sur les départements rhodaniens, les conditions caniculaires caractérisées par la vigilance orange +Canicule+ auront duré environ trois semaines", précise l'institut météorologique.

"Cet après-midi de mardi sera encore chaude avec souvent de 34 à 37°C avant une nuit de mardi à mercredi plus fraîche que la précédente hors zones littorales", indique Météo-France dans son dernier point.

"L'après-midi de mercredi sera encore chaude avant une nette baisse des températures jeudi s'accompagnant d'une dégradation pluvieuse et orageuse", prévoit encore l'organisme.