Les candidats à un siège permanent au «Conseil de paix» de Trump doivent verser un milliard de dollars 

"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger. (AFP)
"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger. (AFP)
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Publié le Lundi 19 janvier 2026

Les candidats à un siège permanent au «Conseil de paix» de Trump doivent verser un milliard de dollars 

  • Les Etats candidats à un siège permanent au "Conseil de paix" proposé par Donald Trump, qui s'octroie la mission de "promouvoir la stabilité" dans le monde, devront s'acquitter de "plus d'un milliard de dollars en espèces"
  • "Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits"

BRUXELLES: Les Etats candidats à un siège permanent au "Conseil de paix" proposé par Donald Trump, qui s'octroie la mission de "promouvoir la stabilité" dans le monde, devront s'acquitter de "plus d'un milliard de dollars en espèces", selon la "charte" obtenue lundi par l'AFP.

"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger.

 

 

Qui a été invité à siéger au Conseil de paix de Trump pour Gaza ?

Le président américain Donald Trump a commencé à former son Conseil de paix pour Gaza, plusieurs dirigeants étrangers ayant annoncé avoir reçu une invitation à le rejoindre.

La Maison Blanche avait annoncé qu'en vertu du plan pour mettre fin à la guerre soutenu par Washington, un Conseil de paix présidé par M. Trump serait formé.

En plus de cet organe, deux entités liées à ce conseil ont été créées : un comité palestinien technocratique destiné à administrer provisoirement la bande de Gaza et un "executive board" qui semble destiné à jouer un rôle plus consultatif.

De premiers noms ont été dévoilés par la présidence américaine et d'autres personnalités ont annoncé avoir reçu des invitations. Voici un point sur ce que l'on sait.

Confirmés par la Maison Blanche

  • Le Conseil de paix se penchera sur des questions telles que "le renforcement des capacités de gouvernance, les relations régionales, la reconstruction, l'attraction des investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation des capitaux" pour la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre, selon la Maison Blanche.

Voici les personnes dont on sait qu'elles prendront part à cet organe :

- Donald Trump

- Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio

- L'émissaire spécial de Donald Trump Steve Witkoff

- Le gendre de Donald Trump et médiateur officieux Jared Kushner

- L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair

- Le milliardaire américain Marc Rowan

- Le président de la Banque mondiale Ajay Banga

- Robert Gabriel, un conseiller de Donald Trump

  • Le comité palestinien de gouvernance , un organe technocratique placé sous la supervision du premier conseil, vise quant à lui à "superviser le rétablissement des services publics essentiels, la reconstruction des institutions civiles et la stabilisation de la vie quotidienne à Gaza", a expliqué la Maison Blanche.

Composé de 15 personnalités palestiniennes, il est présidé par Ali Shaath, un ancien vice-ministre palestinien.

  • L'"executive board", la troisième entité, doit pour sa part "contribuer à soutenir une gouvernance efficace et la fourniture de services de pointe qui favorisent la paix, la stabilité et la prospérité pour la population de Gaza", selon Washington.

Voici les premiers noms connus:

- Steve Witkoff

- Jared Kushner

- Tony Blair

- Marc Rowan

- Le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, ancien envoyé des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient

- L'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient Sigrid Kaag

- Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan

- Le diplomate qatari Ali Al-Thawadi

- Le chef des services de renseignement égyptiens, Hassan Rashad

- Le milliardaire israélien Yakir Gabay

- La ministre d'État émiratie à la Coopération internationale, Reem Al-Hashimy

Dirigeants étrangers

Plusieurs dirigeants étrangers ou conseillers de ces derniers ont affirmé avoir reçu une invitation de la part du gouvernement de Donald Trump, sans pour autant nécessairement dire s'ils comptaient l'accepter ou non.

Voici une liste des personnalités dont on sait qu'elles ont reçu une telle invitation:

- Le Premier ministre de l'Albanie Edi Rama

- Le président argentin Javier Milei

- Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva

- Le Premier ministre canadien Mark Carney

- Le président chypriote Nikos Christodoulides

- Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi

- Le président turc Recep Tayyip Erdogan

- Le roi de Jordanie Abdallah II

- La Première ministre italienne Giorgia Meloni

- Le Premier ministre hongrois Viktor Orban

- Le président roumain Nicusor Dan

- Le président du Paraguay Santiago Peña

- Le Premier ministre indien Narendra Modi

- Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif

 

 


Affaire Epstein: démission d'une diplomate norvégienne de renom

Mme Juul, qui a joué un rôle important dans les négociations israélo-palestiniennes secrètes qui ont débouché sur les accords d'Oslo au début des années 1990, fait partie des personnalités norvégiennes dont les noms apparaissent dans les nouveaux documents de l'affaire Epstein. (AFP)
Mme Juul, qui a joué un rôle important dans les négociations israélo-palestiniennes secrètes qui ont débouché sur les accords d'Oslo au début des années 1990, fait partie des personnalités norvégiennes dont les noms apparaissent dans les nouveaux documents de l'affaire Epstein. (AFP)
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  • "C'est une décision correcte et nécéssaire ... Les contacts de Juul avec l'auteur de crimes sexuels condamné Epstein ont montré une grave erreur de jugement"
  • Mme Juul, qui a joué un rôle important dans les négociations israélo-palestiniennes secrètes qui ont débouché sur les accords d'Oslo au début des années 1990, fait partie des personnalités norvégiennes dont les noms apparaissent dans les documents

OSLO: L'ambassadrice norvégienne en Jordanie Mona Juul, qui avait joué un rôle important pour tenter de résoudre le conflit israélo-palestinien, a démissionné, a annoncé dimanche le ministère norvégien des Affaires étrangères, après le lancement d'une enquête sur ses liens présumés avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein.

"C'est une décision correcte et nécéssaire ... Les contacts de Juul avec l'auteur de crimes sexuels condamné Epstein ont montré une grave erreur de jugement", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide, soulignant que cette décision avait été prise après des discussions avec le ministère des Affaires étrangères.

Mme Juul, qui a joué un rôle important dans les négociations israélo-palestiniennes secrètes qui ont débouché sur les accords d'Oslo au début des années 1990, fait partie des personnalités norvégiennes dont les noms apparaissent dans les nouveaux documents de l'affaire Epstein diffusés par la justice américaine.

Elle a été provisoirement relevée lundi de ses fonctions, le temps d'enquêter sur ses liens supposés avec Epstein.

Selon les medias norvégiens, Jeffrey Epstein, qui s'est suicidé en prison en 2019, a légué une somme de 10 millions de dollars aux deux enfants de Mme Juul et de son mari, le diplomate Terje Rod-Larsen, qui avait lui aussi participé aux négociations des accords d'Oslo.

Selon M. Eide, le ministère continuera à avoir des discussions avec Mme Juul dans le cadre d'une enquête en cours devant déterminer l'étendue de leurs transactions.

S'exprimant au nom de sa cliente, l'avocat Thomas Skjelbred a déclaré dans un communiqué que Mme Juul avait démissionné "car la situation dans laquelle elle se trouve l'empêche d'exercer ses fonctions de manière responsable", et constitue une "énorme source de stress pour elle et sa famille".

Les milieux politiques et royaux norvégiens ont été plongés dans la tourmente Epstein, notamment le PDG du Forum économique mondial, Borge Brende, et l'ancien Premier ministre Thorbjorn Jagland (1996-1997) qui fait l'objet d'une enquête pour "corruption aggravée".

La princesse héritière Mette-Marit, qui apparaît à de multiples reprises dans les millions de pages diffusées par le ministère américain de la Justice, a déclaré vendredi "regretter profondément" son "amitié" avec le criminel sexuel américain.


Bissau: le principal opposant convoqué par un tribunal militaire, soupçonné de tentatives de coup d'Etat

 Le principal opposant en Guinée-Bissau, libéré de prison fin janvier et placé depuis en résidence surveillée, a été convoqué devant un tribunal militaire le 13 février, soupçonné d'être impliqué dans plusieurs tentatives de coup d'Etat, a appris l'AFP dimanche de sources judiciaire et militaire. (AFP)
Le principal opposant en Guinée-Bissau, libéré de prison fin janvier et placé depuis en résidence surveillée, a été convoqué devant un tribunal militaire le 13 février, soupçonné d'être impliqué dans plusieurs tentatives de coup d'Etat, a appris l'AFP dimanche de sources judiciaire et militaire. (AFP)
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  • La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre - veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives - par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus
  • Leader du PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l'indépendance en 1974 et aujourd'hui dans l'opposition, Domingos Simoes Pereira avait été fait prisonnier le jour du coup d'Etat qui a porté le général Horta N'Tam au pouvoir

BISSAU: Le principal opposant en Guinée-Bissau, libéré de prison fin janvier et placé depuis en résidence surveillée, a été convoqué devant un tribunal militaire le 13 février, soupçonné d'être impliqué dans plusieurs tentatives de coup d'Etat, a appris l'AFP dimanche de sources judiciaire et militaire.

La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre - veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives - par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral.

Leader du PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l'indépendance en 1974 et aujourd'hui dans l'opposition, Domingos Simoes Pereira avait été fait prisonnier le jour du coup d'Etat qui a porté le général Horta N'Tam au pouvoir.

Il a été libéré le 31 janvier, tout comme les autres opposants arrêtés le jour du putsch, mais placé sous résidence surveillée car il est poursuivi par la justice pour délits économiques présumés.

"Domingos Simoes Pereira sera entendu le 13 février dans un tribunal militaire pour son implication présumée dans une tentative de coup d'Etat", a indiqué à l'AFP une source proche du tribunal militaire s'exprimant sous couvert d'anonymat pour sa sécurité.

"Il y a beaucoup de soupçons sur sa tête concernant son implication présumée dans plusieurs actions subversives", a renchéri un officier supérieur de l'état-major contacté par l'AFP.

Selon cette même source, M. Pereira est soupçonné d'être impliqué dans au moins deux tentatives de coup d'Etat fin 2023 et en octobre 2025.

Le 31 octobre dernier, l'armée bissau-guinéenne avait annoncé avoir déjoué une "tentative de subversion de l'ordre constitutionnel" et l'arrestation de plusieurs officiers supérieurs, à quelques heures de l'ouverture de la campagne des élections générales du 23 novembre.

Des militaires arrêtés lors de ce que les autorités avaient présenté comme une tentative de coup d'Etat en décembre 2023, ont accusé M. Pereira de les avoir financés, selon l'officier de l'état-major.

La Guinée-Bissau, pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait, avant le coup d'État du 26 novembre dernier, déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal.

M. Pereira avait été écarté de la présidentielle pour avoir déposé son dossier de candidature trop tardivement. Il avait ensuite soutenu le candidat Fernando Dias, principal adversaire au président Embalo à la présidentielle du 23 novembre qui revendiquait la victoire.


Le chef de cabinet de Starmer démissionne, emporté par le scandale des liens entre Mandelson et Epstein

La police a ouvert une enquête et a perquisitionné vendredi à deux adresses liées à Peter Mandelson.  Le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, était particulièrement sur la sellette, pour avoir poussé la nomination de M. Mandelson. (AFP)
La police a ouvert une enquête et a perquisitionné vendredi à deux adresses liées à Peter Mandelson. Le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, était particulièrement sur la sellette, pour avoir poussé la nomination de M. Mandelson. (AFP)
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  • Keir Starmer avait nommé en décembre 2024 Peter Mandelson ambassadeur à Washington, un poste hautement stratégique avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche
  • Mais il l'a démis de ses fonctions en septembre 2025 après la publication de documents détaillant l'ampleur de ses liens avec le pédocriminel, mort en 2019

LONDRES: Le chef de cabinet du Premier ministre britannique Keir Starmer a démissionné dimanche, emporté par le scandale qui ébranle Downing Street sur les liens entre l'ex-ambassadeur du Royaume-Uni à Washington Peter Mandelson et le criminel sexuel Jeffrey Epstein.

Beaucoup dans l'opposition comme dans la majorité travailliste réclamaient depuis plusieurs jours son départ, dans le contexte de la crise sans précédent où est plongé le gouvernement de Keir Starmer en raison de récentes révélations issues de la publication de documents du dossier Epstein par le ministère américain de la Justice.

Keir Starmer avait nommé en décembre 2024 Peter Mandelson ambassadeur à Washington, un poste hautement stratégique avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Mais il l'a démis de ses fonctions en septembre 2025 après la publication de documents détaillant l'ampleur de ses liens avec le pédocriminel, mort en 2019.

De nouveaux documents récemment rendus publics ont relancé la polémique, semblant montrer que M. Mandelson aurait transmis à Jeffrey Epstein des informations susceptibles d'influer sur les marchés, notamment lorsqu'il était ministre entre 2008 et 2010.

La police a ouvert une enquête et a perquisitionné vendredi à deux adresses liées à Peter Mandelson.

Le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, était particulièrement sur la sellette, pour avoir poussé la nomination de M. Mandelson.

"Après mûre réflexion, j'ai décidé de démissionner du gouvernement", a-t-il finalement annoncé dimanche, dans une déclaration transmise aux médias britanniques.

"La nomination de Peter Mandelson était une erreur. (...) Sollicité, j'ai conseillé au Premier ministre de procéder à cette nomination et j'assume l'entière responsabilité de ce conseil", a-t-il ajouté.

A Downing Street, Morgan McSweeney était le stratège et bras droit de Keir Starmer, avec qui il avait recentré le Labour après le départ du très à gauche Jeremy Corbyn. Ce qui lui a valu de se faire des ennemis parmi les travaillistes.

Cet homme de 48 ans très discret avait été nommé chef de cabinet en octobre 2024, quelques mois après le retour au pouvoir du Labour, dont il a dirigé la campagne pour les législatives.

Il était proche de Peter Mandelson, pour qui il avait travaillé dans les années 2000.

Keir Starmer a exprimé dimanche sa "profonde gratitude" à Morgan McSweeney et salué son "engagement envers le parti travailliste et (le) pays".

Indemnité de départ 

Mais cette démission suffira-t-elle, alors que plusieurs élus travaillistes appellent au départ de M. Starmer?

Cette semaine, le Premier ministre a tenté d'éteindre le scandale. Il a d'abord affirmé regretter d'avoir nommé Peter Mandelson. Puis, il a présenté ses excuses auprès des victimes de Jeffrey Epstein, se disant "désolé d'avoir cru aux mensonges de (Peter) Mandelson et de l'avoir nommé", mais a assuré vouloir rester à Downing Street.

"Keir Starmer doit assumer la responsabilité de ses propres décisions désastreuses", a lancé dimanche la cheffe de l'opposition conservatrice Kemi Badenoch sur X, tandis que la numéro 2 des Libéraux-démocrates Daisy Cooper a estimé que "le Premier ministre peut changer de conseillers à sa guise, mais la responsabilité finale lui incombe".

"Je parie que Starmer ne tardera pas à suivre" son chef de cabinet, a pour sa part réagi le chef de Reform UK, Nigel Farage.

Plusieurs ténors travaillistes sont toutefois montés au créneau pour le défendre.

Le ministre du Travail Pat McFadden a appelé les membres du Labour à lui "rester fidèles", alors qu'aucun prétendant à sa succession ne se dégage vraiment à trois mois d'élections locales cruciales.

La veille, l'ex-Premier ministre travailliste Gordon Brown avait assuré que Keir Starmer était un "homme intègre".

Le ministère des Affaires étrangères a aussi annoncé dimanche avoir ouvert une enquête sur le paiement d'une indemnité de plusieurs dizaines de milliers de livres à Peter Mandelson.

L'ex-ambassadeur quant à lui, n'a pas réagi aux dernières accusations portées contre lui.

Contacté dimanche par l'AFP, son porte-parole a simplement réaffirmé qu'il regrettait "et regrettera jusqu'à son dernier souffle, d'avoir cru aux mensonges d'Epstein concernant ses actes criminels".

"Il n'a découvert la vérité sur Epstein qu'après sa mort en 2019. Il est profondément désolé que des femmes et des filles sans défense et vulnérables n'aient pas bénéficié de la protection qu'elles méritaient", a-t-il ajouté.