Jean-Yves Le Drian : AlUla au cœur du rapprochement franco-saoudien

Le 28 janvier 2025, des cyclistes passent devant le revêtement en miroirs de la salle de concert Maraya, le plus grand bâtiment recouvert de miroirs au monde, conçu par le Français Florian Boje, cofondateur du cabinet international d’architecture Giò Forma. (Photo fournie)
Le 28 janvier 2025, des cyclistes passent devant le revêtement en miroirs de la salle de concert Maraya, le plus grand bâtiment recouvert de miroirs au monde, conçu par le Français Florian Boje, cofondateur du cabinet international d’architecture Giò Forma. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 24 août 2026

Jean-Yves Le Drian : AlUla au cœur du rapprochement franco-saoudien

  • Jean-Yves Le Drian estime que le développement d’AlUla illustre la profondeur du partenariat stratégique entre l’Arabie saoudite et la France, avec une coopération couvrant le patrimoine, le tourisme, la culture et le développement durable
  • Les avancées récentes, notamment la Villa Hegra, les collaborations culturelles et l’essor de la recherche archéologique, renforcent la position d’AlUla comme destination internationale du patrimoine et du tourisme

​​​​​​PARIS : Le développement d’AlUla s’impose comme un axe majeur de la coopération franco-saoudienne dans les domaines du patrimoine, de l’archéologie, de la culture, du tourisme et du développement durable, selon Jean-Yves Le Drian, président exécutif de l’Agence française pour le développement d’AlUla (AFALULA).

Jean-Yves Le Drian, qui est également envoyé personnel du président de la République française pour le Liban et ancien ministre, a décrit les relations entre Riyad et Paris comme particulièrement étroites, AlUla constituant un volet spécifique de cette coopération.

« Il y a un partenariat très fort entre l’Arabie saoudite et la France », a déclaré Le Drian lors d’un entretien avec Arab News en français, soulignant la solidité des relations entre les deux pays. 

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Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian (G) accueille le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane (D) à l’aéroport de Paris-Le Bourget, au nord de Paris, le 8 avril 2018. (Photo fournie par le Palais royal saoudien / AFP/archives) 

Il a rappelé le soutien de la France à l’Arabie saoudite, ainsi que la poursuite de leur coopération dans les domaines de la sécurité et sur d’autres questions stratégiques.

« Donc, nous avons une relation très forte », a-t-il déclaré, ajoutant que ce partenariat s’étendait à de grandes initiatives, notamment l’Exposition universelle prévue en Arabie saoudite en 2030.

Dans ce cadre plus large, le développement d’AlUla occupe une place particulière. Le partenariat franco-saoudien consacré à AlUla remonte à un accord intergouvernemental signé au palais de l’Élysée le 10 avril 2018, établissant un cadre de coopération pour le développement économique durable, touristique et culturel de la région.

Pour Le Drian, l’objectif n’est pas simplement d’accroître le nombre de visiteurs, mais de révéler toute la richesse d’un territoire exceptionnel.

« Faire en sorte que l’ensemble de cette richesse de ce site exceptionnel soit mise en valeur pour en faire un site de référence mondiale en matière touristique, en matière patrimoniale, en matière de développement raisonné, en matière de développement durable », a-t-il déclaré.

AlUla abrite un vaste ensemble de sites archéologiques, de vestiges historiques, de formations rocheuses spectaculaires et une oasis façonnée par des milliers d’années d’activité humaine. Son développement s’inscrit également dans le cadre plus large de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui accorde une place importante à la culture, au patrimoine et au tourisme. 

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AlUla a reçu le prix du « Meilleur projet de tourisme culturel au Moyen-Orient 2023 » lors des World Travel Awards du Moyen-Orient, renforçant la visibilité de cette oasis historique, qui figure parmi les destinations les plus prisées de la région. (Photo SPA)

Le Drian a estimé que le partenariat franco-saoudien à AlUla produisait déjà des résultats concrets, tout en reconnaissant que le travail à accomplir restait considérable.

« On a encore beaucoup, beaucoup de travail », a-t-il déclaré.

Parmi les avancées récentes figure la Villa Hegra, un lieu culturel institutionnel inauguré à AlUla à la fin de 2025. Le Drian a indiqué qu’elle devait rejoindre les grands lieux culturels français prestigieux à l’international, à l’image de la Villa Médicis à Rome.

« Ce sera du même niveau, mais c’est une collaboration entre l’Arabie saoudite et la France », a-t-il déclaré.

La coopération culturelle s’est également développée avec le Centre Pompidou. Le Drian a cité une exposition présentant des œuvres de Pablo Picasso comme un exemple de la manière dont ce partenariat contribue à renforcer l’attractivité culturelle et touristique d’AlUla.

Il a qualifié cette exposition d’« élément attractif » pour « la force culturelle et touristique que peut représenter cette région ».

La dimension archéologique du partenariat est tout aussi importante. Des équipes saoudiennes et françaises mènent d’importants travaux de recherche archéologique à AlUla et dans la région voisine de Khaybar, contribuant à approfondir la connaissance de l’histoire et des civilisations anciennes de la région. 

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Des équipes saoudiennes et françaises mènent d’importantes recherches archéologiques à travers AlUla et dans la région voisine de Khaybar, contribuant à approfondir la connaissance de la riche histoire de la région et de ses civilisations anciennes. (Photo SPA)

Le Drian a décrit l’ampleur de cette coopération en des termes particulièrement forts.

« Et puis nous avons développé un ensemble de recherches archéologiques qui font qu’aujourd’hui c’est à AlUla que se trouve le hub archéologique le plus important du monde en ce moment, sur une initiative conjointe entre l’Arabie saoudite et la France, dont nous avons là une expérience assez unique », a-t-il déclaré.

Les recherches couvrent différentes périodes de l’histoire d’AlUla, de sa préhistoire aux anciens royaumes de Dadan et des Nabatéens, ainsi que des périodes plus récentes, notamment l’époque islamique.

Les travaux archéologiques menés notamment à Dadan continuent d’apporter de nouveaux éléments sur l’histoire préislamique de la région, tandis que les partenariats avec des musées et des expositions ont contribué à faire connaître le patrimoine d’AlUla auprès d’un public international.

Le développement d’AlUla s’accompagne parallèlement d’efforts visant à préserver son patrimoine archéologique et naturel, la durabilité et la préservation constituant des éléments importants de la stratégie touristique globale.

Les ambitions de développement restent considérables, AlUla étant appelée à devenir une destination internationale majeure tout en contribuant au tourisme, à l’emploi et à l’économie saoudienne. 

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Le président français Emmanuel Macron s’est rendu dans le gouvernorat d’AlUla en décembre 2024 et a visité l’« Exposition du partenariat saoudo-français » à la salle Maraya, qui mettait en lumière les efforts conjoints dans les domaines de la culture, des arts, de l’agriculture durable et de la préservation archéologique, entre autres. (Photo d’archives SPA)

Le partenariat réunit ainsi préservation culturelle, tourisme et développement durable. Le Drian estime que les progrès accomplis jusqu’à présent montrent l’orientation prise.

« Nous sommes contributeurs partenaires avec la Commission royale, avec le prince Badr évidemment, mais aussi avec la CEO, Abeer Alakel, directrice de la Commission royale, pour faire en sorte que ce partenariat soit exceptionnel, soit unique », a déclaré Le Drian.

« Et il l’est. »

Alors qu’AlUla entre dans les prochaines étapes de son développement, le partenariat franco-saoudien devrait continuer à jouer un rôle central dans la transformation de la région. Son importance dépasse les seules infrastructures touristiques, en faisant de l’archéologie, de la culture et du patrimoine des piliers essentiels d’un modèle de développement à long terme.

Pour les deux pays, AlUla est ainsi devenue une expression visible de leur relation stratégique, avec l’archéologie, la culture, le patrimoine et le développement durable au cœur du partenariat.


Léa Salamé se met en retrait du 20H de France 2 après la candidature de son compagnon Raphaël Glucksmann

La journaliste française Léa Salame arrive pour une audition devant la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 février 2026. (AFP)
La journaliste française Léa Salame arrive pour une audition devant la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 février 2026. (AFP)
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  • "Le 20h est un carrefour stratégique où les interviews des candidats et les reportages sur la campagne seront autant de temps forts de l'année à venir. Partout où se tiendra la campagne, je m'efface"
  • Elle sera remplacée dès lundi par son joker Jean-Baptiste Marteau, 43 ans, mais restera aux commandes du talk show hebdomadaire "Quelle Epoque!"

PARIS: Conséquence attendue de la candidature son compagnon Raphaël Glucksmann à l'élection présidentielle, Léa Salamé a annoncé lundi son retrait de la présentation du 20H de France 2, dont elle a tenu la barre pendant une saison houleuse.

"Le 20h est un carrefour stratégique où les interviews des candidats et les reportages sur la campagne seront autant de temps forts de l'année à venir. Partout où se tiendra la campagne, je m'efface", a indiqué sur son compte Instagram la journaliste de 46 ans, évoquant une décision "évidente et difficile".

Elle sera remplacée dès lundi par son joker Jean-Baptiste Marteau, 43 ans, mais restera aux commandes du talk show hebdomadaire "Quelle Epoque!".

Gros coup du mercato des médias de 2025, celle qui avait formé un duo emblématique avec Nicolas Demorand à la matinale de France Inter avait prévenu dès son arrivée à France Télévisions qu'elle se mettrait en retrait si Raphaël Glucksmann, leader du mouvement de gauche Place publique, se portait candidat.

"Que les Français se posent la question, c'est légitime", mais "avant d'être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête, une femme libre", avait-elle réaffirmé en février, face au rapporteur UDR de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, Charles Alloncle.

Tout comme en 2019 et 2024 lors des candidatures de Raphaël Glucksmann aux élections européennes, ce retrait s'inscrit dans une volonté d'éviter les soupçons de conflit d'intérêts, dans un contexte toutefois plus tumultueux pour l'audiovisuel public, vivement attaqué ces derniers mois.

En 2007, Béatrice Schönberg avait définitivement quitté le JT de France 2 après la nomination de son époux Jean-Louis Borloo au gouvernement Fillon, tout comme Anne Sinclair en 1997 pour l'émission "7 sur 7", lors de l'entrée de Dominique Strauss-Kahn au gouvernement Jospin.

"Cela ne remet pas en cause son professionnalisme. Mais c'était écrit d'avance", souligne le président de la société des journalistes de France Télévisions, Valéry Lerouge. "Cela fait trois (présentateurs) en trois ans, alors qu'on a besoin de stabilité", pointe-t-il, "même si Jean-Baptiste (Marteau) connaît très bien la maison, la rédaction et le JT".

Rendez-vous "sacré" 

Durant la saison écoulée, Léa Salamé, qui succédait à Anne-Sophie Lapix, a maintenu les audiences du JT de la chaîne publique à près de 20% (3,7 millions de téléspectateurs), dans un contexte de baisse généralisée pour la télévision classique. Le JT de Gilles Bouleau sur TF1 reste loin devant (4,9 millions, 27% de part d'audience).

Connue pour son style direct et spontané, Léa Salamé était attendue au tournant et n'a pas été épargnée par les polémiques. Dès septembre, la séquence de fin de son entretien avec l'actrice Marion Cotillard, à qui elle avait demandé comment elle allait après sa rupture avec Guillaume Canet, avait créé le malaise.

Fin mars, son interview du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a suscité une pluie de critiques et d'accusations de complaisance, y compris des gouvernements français et ukrainiens.

Son JT a aussi été pointé du doigt pour une confusion entre les professeurs Dominique Bernard et Samuel Paty, tous deux victimes d'assassinats jihadistes, ainsi que la diffusion d'un faux témoignage de l'humoriste Mehdi Jibril dans un sujet sur le pouvoir d'achat.

"Je mentirais si je disais que j'ai été insensible aux attaques", avait-elle confié au Parisien en mars. "Mais c'est la loi du genre car le 20 heures est très exposé, c'est sacré pour les Français".

Star du paysage audiovisuel, Léa Salamé a parallèlement cherché à se rapprocher du public, racontant les coulisses du JT sur les réseaux sociaux dans de courtes vidéos sur ses préparatifs, les dernières minutes avant l'antenne ou l'envers du plateau.

La franco-libanaise a commencé sa carrière à France 24 et iTélé (devenue CNews en 2017). Elle s'est faite connaître du public en 2014 comme chroniqueuse dans l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" (France 2), et en menant la même année l'interview de 7h50 sur France Inter.

Devenue incontournable dans le paysage audiovisuel, elle a mené avec Gilles Bouleau le débat télévisé du second tour de la présidentielle 2022 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.


Paris: la visite du prince héritier saoudien, un geste fort qui illustre le dynamisme des relations bilatérales

Mohammed ben Salmane a ainsi débuté son séjour parisien en assistant, avec Macron, à la finale de l’Esports World Cup, une compétition initialement prévue à Riyad et délocalisée à Paris. (AFP)
Mohammed ben Salmane a ainsi débuté son séjour parisien en assistant, avec Macron, à la finale de l’Esports World Cup, une compétition initialement prévue à Riyad et délocalisée à Paris. (AFP)
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  • Paris et Riyad ont déjà mis en place une task force bilatérale consacrée aux interconnexions énergétiques et logistiques, qui se réunit au niveau ministériel pendant la visite
  • Mais la visite de ben Salmane ne se résume évidemment pas aux questions énergétiques. Le Moyen-Orient dans son ensemble est au centre des discussions

PARIS: En se rendant à Paris les 23 et 24 août - pour sa première visite à l’étranger depuis son déplacement à Washington en novembre 2025 - le prince héritier et Premier ministre saoudien Mohammed ben Salmane fait un choix diplomatique qui en dit beaucoup sur l’état des relations entre Paris et Riyad.

« C’est sa première visite à l’étranger depuis ce moment-là et donc il a choisi la France », souligne le palais de l’Élysée, qui estime que ce déplacement constitue « un signal important et un geste fort » qui témoigne du « dynamisme de la relation entre la France et l’Arabie saoudite ».

Ce choix intervient pourtant dans un contexte régional particulièrement tendu, avec la guerre avec l’Iran, qui se prolonge depuis plusieurs mois, la fermeture du détroit d’Ormuz et les perturbations des routes énergétiques et commerciales, qui placent la sécurité des approvisionnements au cœur des préoccupations européennes.

Dans ce contexte à risque, l’Arabie saoudite occupe une position stratégique, étant l’un des maillons essentiels des nouvelles routes permettant de relier le Moyen-Orient à l’Europe.

Paris et Riyad ont déjà mis en place une task force bilatérale consacrée aux interconnexions énergétiques et logistiques, qui se réunit au niveau ministériel pendant la visite.

L’objectif est d’identifier les projets prioritaires, de les financer et de permettre leur réalisation.

Il ne s’agit pas seulement de contourner le détroit d’Ormuz, mais de tracer des routes portuaires alternatives, de développer des projets de pipelines, qui seront renforcés ou doublés en volume, ainsi que des liaisons ferroviaires.

La France entend y associer ses entreprises et son expertise, l’enjeu étant de transformer une crise régionale en accélérateur de coopération.

Le Moyen-Orient au cœur des préoccupations bilatérales

Mais la visite de ben Salmane ne se résume évidemment pas aux questions énergétiques. Le Moyen-Orient dans son ensemble est au centre des discussions avec le président Emmanuel Macron, à commencer par l’Iran, le conflit israélo-palestinien, le Liban et la Syrie.

Le Liban occupe notamment une place importante, puisque la France et l’Arabie saoudite travaillent étroitement sur ce dossier et partagent, selon l’Élysée, une même volonté de soutenir la souveraineté du pays et ses autorités.

La Syrie constitue également un sujet majeur, notamment en ce qui concerne les enjeux énergétiques et logistiques.

Au-delà de cette convergence politique, les deux pays partagent d’autres ambitions.

Lundi, le président et le prince héritier coprésident pour la première fois le Conseil de partenariat stratégique franco-saoudien, créé lors de la visite du président français à Riyad à la fin de 2024.

Si cette première réunion intervient près de deux ans après la création du conseil, ce n’est pas faute de contacts, assure l’Élysée, en soulignant que « les contacts bilatéraux sont évidemment très étroits », et en évoquant les échanges réguliers entre les deux dirigeants et les nombreux travaux menés par les différents sous-comités ministériels.

La réunion de Paris donne simplement à cette relation le cadre politique au plus haut niveau qui lui manquait encore.

L’économie est aussi l’un des grands piliers de cette nouvelle étape. Un forum consacré aux investissements franco-saoudiens réunit à Paris les grands dirigeants français et une importante délégation économique saoudienne.

La logique est désormais de rapprocher les ambitions de la Vision 2030 saoudienne et celles de France 2030, d’autant plus que Riyad cherche à transformer son économie et à développer de nouveaux secteurs.

Paris, pour sa part, veut attirer davantage de capitaux étrangers. Le fonds souverain saoudien PIF ayant annoncé l’ouverture d’un bureau à Paris, l’Élysée espère voir se multiplier les investissements saoudiens en France.

La France veut également se positionner sur les grands projets du Royaume, notamment l’Expo 2030, qui se tiendra à Riyad. Là encore, l’objectif est de faire valoir l’expertise française dans des projets dont les dimensions dépassent largement les seuls marchés traditionnels.

La finale de l'Esports World Cup

Interrogée sur un éventuel investissement saoudien dans un parc d’attractions consacré à Dragon Ball Z en région parisienne, l’Élysée esquive en indiquant qu’aucune annonce n’est prévue à ce stade.

Pour ce qui est des accords attendus lundi, plusieurs signatures sont annoncées dans des secteurs aussi variés que le quantique, les transports, l’énergie ou encore la santé, et viennent consolider la relation économique entre les deux pays.

Le sport et le divertissement offrent une illustration de cette nouvelle relation, et ben Salmane a ainsi débuté son séjour parisien en assistant, avec Macron, à la finale de l’Esports World Cup, une compétition initialement prévue à Riyad et délocalisée à Paris.

« Les choses se sont bien passées à Paris », souligne l’Élysée, qui rapporte la satisfaction saoudienne concernant l’organisation, la participation et les résultats de l’événement. Pour Riyad comme pour Paris, l’opération apparaît donc comme « gagnante-gagnante ».

La culture constitue un autre terrain emblématique de ce rapprochement. La coopération franco-saoudienne autour d’AlUla, engagée depuis près d’une décennie, est présentée par l’Élysée comme l’un des piliers de la relation.

Il est donc clair que la relation franco-saoudienne ne repose plus sur un seul secteur, ni même sur une simple proximité politique, mais s’étend de la diplomatie régionale aux infrastructures, de l’énergie à l’intelligence artificielle, et du sport à la culture.


Le prince héritier saoudien assiste à la cérémonie de clôture de l’Esports World Cup à Paris

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont assisté à la cérémonie de clôture de l’EWC. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont assisté à la cérémonie de clôture de l’EWC. (SPA)
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  • La cérémonie célèbre les clubs, les joueurs et les moments inoubliables qui ont marqué l’EWC 2026

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont assisté dimanche à Paris à la cérémonie de clôture de l’Esports World Cup.

L’événement, qui réunit les meilleurs acteurs de l’esport, des jeux vidéo aux échecs, se tient pour la première fois en dehors de l’Arabie saoudite.

Les deux premières éditions de l’EWC avaient été organisées dans la capitale saoudienne avec un grand retentissement, mais un contexte géopolitique régional incertain a conduit à choisir un nouveau lieu pour 2026. Paris, désignée comme nouvelle ville hôte seulement en mai, s’est finalement révélée être un choix particulièrement inspiré.

La capitale française avait pour mission urgente de garantir une transition fluide de l’événement depuis Riyad. Depuis, Paris a démontré à quel point l’EWC est désormais devenu un événement mondial, attirant plus de 2 000 joueurs et 200 clubs issus de plus de 100 pays depuis son lancement le 3 juillet.

Dimanche, l’équipe chinoise All Gamers a battu le double champion Team Falcons, d’Arabie saoudite, pour remporter l’EWC dans la catégorie jeu vidéo. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com