Injures racistes : 3 mois de prison avec sursis requis contre le fondateur de BarakaCity

 La journaliste et militante anti-islamiste Zineb El Rhazoui. (AFP)
La journaliste et militante anti-islamiste Zineb El Rhazoui. (AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 14 janvier 2021

Injures racistes : 3 mois de prison avec sursis requis contre le fondateur de BarakaCity

  • Le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement le 3 mars
  • Ni Idriss Sihamedi, de son vrai nom Driss Yemmou, ni l'ex-journaliste de Charlie Hebdo n'étaient présents à l'audience

PARIS : Trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende ont été requis mercredi contre le fondateur de l'ONG BarakaCity récemment dissoute par le gouvernement, Idriss Sihamedi, poursuivi pour injures racistes à l'encontre de la journaliste et militante anti-islamiste Zineb El Rhazoui.

Le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement le 3 mars.

Ni Idriss Sihamedi, de son vrai nom Driss Yemmou, ni l'ex-journaliste de Charlie Hebdo n'étaient présents à l'audience.

Le 18 décembre, M. Sihamedi a comparu une première fois devant un tribunal pour cyberharcèlement contre Mme El Rhazoui. Le jugement dans cette première affaire doit être rendu vendredi.

Ce mercredi, il était poursuivi pour le caractère «raciste et injurieux» de certains tweets publiés en septembre à l'encontre de la même journaliste. Un de ces messages qualifiait Mme Rhazoui «d'Arabe de service», d'autres la comparaient à un animal ou évoquait sa supposée servilité dans des termes peu amènes.

Ce dossier s'inscrit «dans un contexte grave», a rappelé l'avocat de Mme Rhazoui, en soulignant que les premiers tweets injurieux avaient visé sa cliente au moment de l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015.

Décrivant M. Sihamedi comme «un influenceur» de l'islamisme en France - il était suivi à l'époque des faits par plus de 20 000 personnes, plus du double aujourd'hui -, Me Thibault de Montbrial a estimé que ses tweets posaient «une cible dans le dos» de sa cliente.

Sous protection policière depuis 2015, Mme Rhazoui a vu sa sécurité renforcée en raison des menaces qui pèsent sur sa personne. «Une minorité (des abonnés au compte du prévenu) est tout à fait capable de passer à l'acte», a alerté l'avocat.

La procureure a estimé quant à elle que les tweets de M. Sihamedi «respirent le mépris» et dénoncé leur caractère «vindicatif», n'y décelant «aucun signe d'humour» ou de second degré.

Les avocats du prévenu ont réclamé la relaxe de leur client, en rappelant qu'il était dans le collimateur des autorités françaises.

L'association humanitaire BarakaCity a été dissoute fin octobre et ses fonds gelés, accusée par le gouvernement «d'inciter à la haine» et de «justifier des actes terroristes» après l'assassinat du professeur Samuel Paty par un jeune islamiste.

«Est-ce si fréquent qu'une personne poursuivie pour cyberharcèlement soit perquisitionnée au petit matin par des policiers du Raid et placée en garde à vue», s'est interrogé à l'audience Me Ouadie Elhammamouchi. Mme Rhazoui «insulte les musulmans», a ajouté l'avocat.

Un autre avocat de M. Sihamedi, Me Sefen Guez Guez, a estimé que son client était un «lanceur d'alerte» et que ses tweets relevaient du «débat d'idées».

 


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Short Url
  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Short Url
  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Short Url
  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.