Armin Laschet, un conservateur modéré dans la pure tradition merkelienne

Le Premier ministre de Rhénanie du Nord-Westphalie élu à la tête de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), Armin Laschet. (Odd Andersen/Pool/AFP)
Le Premier ministre de Rhénanie du Nord-Westphalie élu à la tête de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), Armin Laschet. (Odd Andersen/Pool/AFP)
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Publié le Samedi 16 janvier 2021

Armin Laschet, un conservateur modéré dans la pure tradition merkelienne

  • Armin Laschet est considéré comme un Européen convaincu, fervent défenseur des politiques d'accueil et d'intégration dans la lignée directe d'Angela Merkel
  • Sa victoire lui ouvre, en théorie, la course à la succession de la chancelière en vue du scrutin législatif du 26 septembre

BERLIN : Sous ses airs affables et bonhommes, le nouveau président des conservateurs allemands Armin Laschet est considéré comme un Européen convaincu, fervent défenseur des politiques d'accueil et d'intégration dans la lignée directe d'Angela Merkel.

Le catholique de 59 ans (né le 18 février 1961) a remporté samedi la présidence de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), le plus grand parti d'Allemagne, face aux deux autres candidats, Friedrich Merz et Norbert Röttgen.

Sa victoire lui ouvre, en théorie, la course à la succession de la chancelière en vue du scrutin législatif du 26 septembre.

"Je veux que nous réussissions ensemble et que nous fassions en sorte que l'Union" soit portée à la chancellerie en septembre, a-t-il réagi après sa victoire.

M. Laschet revient de loin : donné favori il y a près d'un an au lancement de la course pour le remplacement d'Annegret Kramp-Karrenbauer, démissionnaire, sa cote a fondu en raison de sa gestion jugée hésitante de la crise sanitaire.

Armin Laschet dirige depuis 2017 le land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le plus peuplé d'Allemagne où il s'est vu reprocher son manque de détermination dans la lutte contre la pandémie.

A tel point que son co-listier à la présidence du parti, le ministre de la Santé Jens Spahn, a fini par lui faire de l'ombre, gagnant en popularité à la faveur de la crise.

"Armin le Turc"

Ce père de trois enfants est vu comme un modéré proche de la chancelière, dont il entend maintenir le cap centriste. "Une rupture avec Angela Merkel serait exactement le mauvais signal", a-t-il déclaré, estimant que cela ouvrirait notamment un boulevard aux Verts, principaux adversaires de la CDU pour les élections à venir.

Il fut l'un des rares à la soutenir sans réserve après sa décision d'accueillir des centaines de milliers de migrants de Syrie ou d'Afghanistan en 2015.

Ses convictions sur cette question sensible ne datent pas d'hier. Sa politique d'intégration libérale alors qu'il était ministre régional en 2005 lui a valu le surnom d'"Armin le Turc" au sein de la CDU.

La diversité ethnique n'est pas "une menace, mais un défi et une chance", déclarait-il en 2009.

L'ancien journaliste se présente aussi comme un "Européen passionné". Après cinq années au Bundestag, il se frottera directement à la politique de l'UE entre 1999 et 2005, en tant que député à Bruxelles spécialisé dans les questions de sécurité et de politique internationale.

A cet égard, il dit admirer Charlemagne, le "père de l'Europe" dont le centre de l'empire carolingien était situé à Aix-la-Chapelle, lieu de naissance d'Armin Laschet.

Un buste doré du grand homme trône sur son bureau.

Une récente biographie à son sujet assure d'ailleurs que la famille Laschet n'exclut pas de descendre du célèbre empereur, ce qui lui a valu des commentaires amusés dans les médias.

"Indécis"

Si ses qualités de rassembleur ont souvent été louées, il souffre d'une image de responsable "indécis, agissant parfois de manière irréfléchie" qui font douter de sa capacité à diriger la première économie européenne, écrivait récemment le quotidien Süddeutsche Zeitung.

Ce qui se reflète dans sa faible popularité. Selon le dernier baromètre vendredi de la télévision publique ZDF, seulement 28% des personnes interrogées estiment qu'il a la carrure d'un chancelier. Quand le chef du gouvernement bavarois conservateur Markus Söder, auréolé de son image de gestionnaire résolu de crise, recueille 54%.

Lors de la première vague de la pandémie, Armin Laschet avait notamment rejeté dans un premier temps des mesures strictes de restrictions, avant de faire volte-face en imposant le premier confinement local du pays suite à l'émergence d'un vaste foyer d'infection dans un abattoir.

Il fut aussi vertement critiqué pour avoir affirmé que les travailleurs est-européens employés par cette entreprise avaient importé le virus, avant de s'excuser.

Plus récemment, il a dû se défendre d'accusations de népotisme concernant des commandes par son gouvernement régional de masques et équipements de protection confectionnés par une entreprise de textile locale.

Car son fils Johannes, dit "Joe", un influenceur de mode, avait fait de la publicité pour cette marque sur son blog.

 


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.