Un général turc aurait été tué pour avoir révélé des financements du Qatar à des groupes extrémistes en Syrie

Nordic Monitor affirme que lors d’une audience devant la dix-septième Haute Cour pénale d'Ankara en mars 2019, Semih Terzi aurait été victime d’un meurtre prémédité. (Facebook)
Nordic Monitor affirme que lors d’une audience devant la dix-septième Haute Cour pénale d'Ankara en mars 2019, Semih Terzi aurait été victime d’un meurtre prémédité. (Facebook)
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Publié le Mardi 04 août 2020

Un général turc aurait été tué pour avoir révélé des financements du Qatar à des groupes extrémistes en Syrie

  • Le général Semih Terzi n’aurait pas été tué en raison de son implication dans la tentative de coup d’Etat contre Erdogan, mais parce qu’il aurait eu connaissance de détournements d’argent provenant du Qatar pour armer l’opposition syrienne
  • Les révélations ont été faites par un colonel lors d’une audience de 2019 au cours de laquelle il a été condamné à la prison à vie pour sa participation au putsch, selon le site Nordic Monitor

LONDRES: Le 15 juillet 2016, un groupe d’officiers militaires tente de renverser le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. Les comploteurs présumés sont accusés d'être des partisans du religieux exilé Fethullah Gulen. Parmi eux le brigadier général Semih Terzi, qui a mené l’assaut contre le quartier général des forces spéciales à Ankara. Lors de l’attaque, il est tué par le sergent Omer Halidesmir, sous les ordres du lieutenant-général Zekai Aksakalli.

C’est le récit de l’histoire officielle. Mais selon le site web anti-Erdogan Nordic Monitor, la raison du meurtre de Terzi ne serait pas liée à l’attaque du quartier général des forces spéciales, mais aurait pour origine d’autres motifs, selon des extraits d’un jugement obtenus par le site.

Nordic Monitor affirme en effet que lors d’une audience devant la dix-septième Haute Cour pénale d'Ankara en mars 2019, le colonel Firat Alakus – membre du Commandant des forces spéciales et condamné à la prison à vie pour avoir participé à la tentative de putsch contre Erdogan - a affirmé que Semih Terzi aurait été victime d’un meurtre prémédité par le lieutenant-général Zekai Aksakalli et le chef du commandement des forces spéciales de la Turquie. Semih Terzi avait en effet découvert que le Qatar transférait de l’argent vers des groupes extrémistes en Syrie par l’intermédiaire de la Turquie,  notamment via Zekai Aksakalli.

Alakus a témoigné que Terzi avait découvert qu'Aksakalli travaillait secrètement avec l'agence de renseignement turque (MIT) pour mener des opérations illégales en Syrie à des fins personnelles. « Terzi était au courant du financement fourni à la Turquie par le Qatar pour l’achat d’armes et de munitions pour l’opposition, syrienne. ll savait combien d’argent était en fait utilisé par des fonctionnaires et combien avait été détourné » a déclaré le colonel dans la salle d’audience.

Il s'est opposé à ce que les services de renseignement turcs fournissent des armes et entraînent des factions syriennes extrémistes, présentées à l’époque comme des combattants de l'opposition modérée. Firat Alakus a également affirmé que Semih Terzi était informé de l’implication de la Turquie dans la contrebande de pétrole en provenance de Syrie.

« Le meurtre de Semih Terzi s’explique par le piège conçu par Zekai Aksakalli, qui ne voulait pas que de tels faits soient révélés », a affirmé le colonel.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur ArabNews.com


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.