Brigitte Macron lance l'opération Pièces Jaunes

«Cela fait partie du soin d'avoir près de soi ceux qu'on aime», a expliqué dimanche sur TF1 l'épouse du chef de l'Etat, dont la fondation finance les frais inhérents à l'hospitalisation, comme l'hôtel ou des logements pour les proches ou des équipements de loisirs pour les enfants (Photo, AFP).
«Cela fait partie du soin d'avoir près de soi ceux qu'on aime», a expliqué dimanche sur TF1 l'épouse du chef de l'Etat, dont la fondation finance les frais inhérents à l'hospitalisation, comme l'hôtel ou des logements pour les proches ou des équipements de loisirs pour les enfants (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 18 janvier 2021

Brigitte Macron lance l'opération Pièces Jaunes

  • Depuis 31 ans, les opération Pièces Jaunes ont permis de collecter près de 98 millions d'euros et de financer plus de 8 900 projets, selon la Fondation
  • L'impatience des Français dans la lutte contre le Covid-19, «je la comprends très bien et je la partage, mais on n'est pas mauvais»

PARIS: Brigitte Macron, présidente de la fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, a lancé la 32e opération Pièces Jaunes en faveur des jeunes hospitalisés, par des interventions dans les médias ce week-end, suivies lundi de la visite d'un hôpital dans les Yvelines. 

«Cela fait partie du soin d'avoir près de soi ceux qu'on aime», a expliqué dimanche sur TF1 l'épouse du chef de l'Etat, dont la fondation finance les frais inhérents à l'hospitalisation, comme l'hôtel ou des logements pour les proches ou des équipements de loisirs pour les enfants. 

Un besoin renforcé par la crise sanitaire, qui a isolé les petits patients.

«Il y a des règles sanitaires strictes, qui font qu'on a droit qu'à un seul parent dans les chambres. Les associations qui apportaient de la musique, de la lecture, de l'humain, ne peuvent plus aller à l'hôpital. Et il n'y a plus d'endroits conviviaux communs», a-t-elle souligné.

L'opération Pièces jaunes sera cette année élargie au «dépistage de toutes les violences faites aux enfants, physiques, psychologiques ou sexuelles», «parce qu'on s'est rendu compte qu'un jour ou l'autre, tous ces enfants, ces ados sont passés à l'hôpital. Il faut à ce moment-là qu'on les repère, qu'on les inscrive dans un parcours de soins», a-t-elle déclaré.

Pas de tirelire cette année disposée dans les bureaux de poste et les grandes surfaces mais une collecte entièrement dématérialisée sur internet ou par sms, Covid-19 oblige, a-t-elle expliqué.

Pour appeler aux dons, elle s'est même prêtée au jeu, au côté du parrain de l'opération, le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps, d'une vidéo humoristique avec le présentateur de «Mask Singer» et de «Danse avec les Stars», qui lui suggère de participer à ces émissions. 

Brigitte Macron, qui a succédé à Bernadette Chirac en 2019 à la tête de la fondation, doit se rendre lundi dans un hôpital des Yvelines pour promouvoir l'opération Pièces jaunes, en compagnie de Didier Deschamps.

L'épouse du président, qui a contracté le Covid-19 à Noël, reste extrêmement discrète et rare dans les médias et se garde d'intervenir sur le terrain politique.

Mobilisée sur le thème de l'enfance, de l'éducation et de l'hôpital, l'ex-prof de français était en octobre au côté de son époux pour faire connaître les nouvelles aides accordées aux parents qui prennent des congés pour s'occuper d'un enfant handicapé. 

La fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France a participé à la mobilisation contre le Covid-19 en faisant livrer des milliers de tablettes numériques aux personnes âgées coupées de leur proche ainsi que des repas et des courses alimentaires aux soignants des hôpitaux.

Depuis 31 ans, les opération Pièces Jaunes ont permis de collecter près de 98 millions d'euros et de financer plus de 8 900 projets, selon la Fondation. Elle reçoit également des dons qui ont diminué ces dernières années, à environ 1,5 million par an, avec le recul de l'utilisation de l'argent liquide. 

Brigitte partage «l'impatience» des Français

L'impatience des Français dans la lutte contre le Covid-19, «je la comprends très bien et je la partage, mais on n'est pas mauvais», a estimé Brigitte Macron, alors que son mari est critiqué sur la lenteur de la vaccination.

«Les choses vont aller mieux mais on ne peut pas dire quand, et ça, c'est extrêmement difficile parce que vous ne pouvez pas vous projeter très clairement dans un avenir», a dit l'épouse du président.

Elle a décrit la difficulté de la gestion de la crise avec «des chiffres qui arrivent, des choses assez contradictoires ou paradoxales. Parfois il me montre». «Ce qu'ont les présidents, les dirigeants, à gérer, pour moi, c'est immense et quasiment dantesque. C'est d'une complexité folle», a-t-elle lancé.

Interrogée sur la volonté ou non d'Emmanuel Macron de se représenter en 2022, elle a répondu que «ce n'est pas sa préoccupation immédiate, en tout cas, il ne m'en parle pas». «Son obsession est de sortir la France au mieux» de la crise», a-t-elle ajouté.

Nécessité d'une «réforme judiciaire»

Brigitte Macron a dit souhaiter dimanche une réforme judiciaire pour lutter contre l'inceste, un crime mis en lumière récemment par l'affaire Olivier Duhamel.

«C'est difficile d'en parler, c'est courageux d'en parler», mais «il faut absolument que ces actes soient sus et que ces actes ne soient pas tus», a -t-elle affirmé .

Interrogée sur la nécessité d'une «réforme judiciaire» à laquelle l'exécutif réfléchit, elle a d'abord répondu qu'il s'agissait d'un «terrain sur lequel» elle ne voulait pas aller, avant d'ajouter: «Je le souhaite, je l'espère, j'appelle de mes vœux».

L'inceste reste un sujet profondément tabou dans la société et encore minimisé, alors qu'il serait massif en France avec près d'une personne sur dix potentiellement touchée.


Un hommage national rendu au militaire français tué en Irak

L'adjudant-chef Frion a été promu au grade de major à titre posthume. Il avait rejoint les chasseurs alpins de Haute-Savoie en 2004 et avait par la suite été projeté au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Afghanistan, au Mali, au Niger et en Estonie. (AFP)
L'adjudant-chef Frion a été promu au grade de major à titre posthume. Il avait rejoint les chasseurs alpins de Haute-Savoie en 2004 et avait par la suite été projeté au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Afghanistan, au Mali, au Niger et en Estonie. (AFP)
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  • "La Nation se tient aux côtés de sa famille, de ses proches, de ses frères d'armes. Et j'ai évidemment aussi une pensée particulière pour nos militaires blessés qui sont encore, pour certains, dans les soins intensifs en ce moment-même à l'hôpital"
  • Arnaud Frion, 42 ans, a été tué jeudi soir dans une frappe de drone qui a également blessé six militaires français, depuis rapatriés et hospitalisés en France

VARCES-ALLIERES-ET- RISSET: Emmanuel Macron a salué mardi, au début d'un conseil de défense sur le conflit au Moyen-Orient, la mémoire du major Arnaud Frion "mort pour la France" en Irak, auquel la ministre des Armées Catherine Vautrin a aussi rendu un hommage solennel au 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère) où il servait.

"Le major Frion est mort pour la France en Irak en fin de semaine dernière lors d'une attaque de drones perpétrée par une milice pro-iranienne, alors qu'il œuvrait à la lutte contre le terrorisme, au combat contre Daech (État islamique, NDLR), à la défense de la souveraineté irakienne et, ce faisant, à notre sécurité", a déclaré le chef de l’État.

"La Nation se tient aux côtés de sa famille, de ses proches, de ses frères d'armes. Et j'ai évidemment aussi une pensée particulière pour nos militaires blessés qui sont encore, pour certains, dans les soins intensifs en ce moment-même à l'hôpital", a-t-il ajouté.

Arnaud Frion, 42 ans, a été tué jeudi soir dans une frappe de drone qui a également blessé six militaires français, depuis rapatriés et hospitalisés en France.

"La France n'oubliera pas le prix de la vie d'Arnaud Frion (...) ce prix douloureux, c'est celui de notre sécurité, de notre souveraineté, de notre liberté", a également affirmé Catherine Vautrin à Varces.

Face à elle, le cercueil du major est recouvert du drapeau bleu blanc rouge et de trois coussins sur lesquels reposent ses décorations, la croix de chevalier de la Légion d'honneur reçue à titre posthume et la tarte, béret distinctif des chasseurs alpins.

"Le parcours d'Arnaud Frion raconte un homme qui était devenu par le travail, par la valeur, par l'exemple, l'une des plus belles figures du soldat français", a salué la ministre au côté du chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Pierre Schill.

L'adjudant-chef Frion a été promu au grade de major à titre posthume. Il avait rejoint les chasseurs alpins de Haute-Savoie en 2004 et avait par la suite été projeté au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Afghanistan, au Mali, au Niger et en Estonie. Marié et père d'un enfant, il avait reçu la médaille militaire le 31 décembre 2021.

Il a été frappé avec ses compagnons d'armes alors qu'il se trouvait dans une base placée sous l'autorité des combattants kurdes peshmergas, située au sud-ouest d'Erbil, à Mala Qara, dans le Kurdistan irakien. Ils y étaient déployés dans le cadre de la coalition internationale mise en place en 2014 contre le groupe jihadiste État islamique.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le Kurdistan irakien et Erbil ont essuyé de multiples attaques de drones Shahed imputées à des factions pro-iraniennes, visant notamment les dispositifs militaires américains dans la région. Ces attaques ont été pour la plupart neutralisées par la défense antiaérienne.


Macron convoque un nouveau conseil de défense mardi après-midi sur la situation au Moyen-Orient

Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse avec Volodymyr Zelensky à l’Élysée, le 13 mars 2026, après des discussions sur le soutien à l’Ukraine et la pression sur la Russie. (AFP)
Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse avec Volodymyr Zelensky à l’Élysée, le 13 mars 2026, après des discussions sur le soutien à l’Ukraine et la pression sur la Russie. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron convoque un conseil de défense sur la situation en Iran et au Moyen-Orient, dans un contexte de pressions de Donald Trump concernant la sécurisation du détroit d’Ormuz
  • Isaac Herzog appelle les pays européens à agir contre le Hezbollah, tandis que la France propose une médiation entre le Liban et Israël pour éviter une escalade régionale

PARIS: Le président Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale mardi après-midi "sur la situation en Iran et au Moyen-Orient", a annoncé l'Elysée.

Ce nouveau conseil de défense réunissant les ministres et responsables chargés des questions de sécurité - le dernier remonte au 10 mars - intervient alors que Donald Trump fait pression sur la France pour qu'elle réponde positivement à sa demande d'aide pour la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Le président israélien Isaac Herzog a de son côté appelé lundi les pays européens à "soutenir tout effort visant à éradiquer" le mouvement islamiste libanais Hezbollah, allié de l'Iran.

Il a aussi salué l'offre française de faciliter des discussions directes entre le Liban et Israël qui a lancé des frappes aériennes massives et des "opérations terrestres limitées" contre le Hezbollah.

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient lorsque le Hezbollah a attaqué Israël le 2 mars pour venger l'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué deux jours plus tôt par une frappe israélienne à Téhéran.

Emmanuel Macron a appelé samedi Israël à accepter des "discussions directes" avec l'exécutif libanais et "toutes les composantes" du Liban, qu'il s'est dit prêt à "faciliter" en "les accueillant à Paris", afin d'empêcher que "le Liban ne sombre dans le chaos".

Israël a poursuivi mardi ses bombardements sur Téhéran et contre le Hezbollah pro-iranien dans la banlieue sud de Beyrouth, au 18e jour de la guerre au Moyen-Orient qui embrase aussi l'Irak, théâtre de nombreuses attaques.


Au cœur du centre de crise du Quai d’Orsay: rapatrier mais également écouter et rassurer

Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable. (Arlette Khouri)
Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable. (Arlette Khouri)
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  • Depuis le début de la crise, près de 15 000 appels ont été enregistrés
  • Chaque appel permet de créer un dossier pour identifier la situation des personnes et déterminer les priorités

PARIS: Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable.

Le Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, dirigé par l’ambassadeur Louis L’alliot, a été immédiatement mobilisé. Ses équipes travaillent jour et nuit pour répondre aux appels des Français, organiser des évacuations et coordonner les actions diplomatiques et humanitaires.

Environ 400 000 Français vivent au Moyen-Orient, auxquels s’ajoutent de nombreux touristes. La fermeture des espaces aériens rend les départs très difficiles. Une plateforme téléphonique composée d’environ 30 répondants, dont une majorité de bénévoles de la Croix-Rouge, traite les appels de personnes inquiètes ou bloquées. Au total, plus de 50 agents peuvent répondre simultanément grâce à plusieurs centres d’appel.

Depuis le début de la crise, près de 15 000 appels ont été enregistrés. Chaque appel permet de créer un dossier pour identifier la situation des personnes et déterminer les priorités. Les personnes vulnérables (personnes âgées, malades, familles avec jeunes enfants) sont prioritaires pour les vols spéciaux affrétés par l’État, dont le coût est en partie pris en charge.

Jusqu’à présent, plus de 1 500 personnes ont été rapatriées par ces vols, tandis qu’environ 17 000 Français ont quitté la région par leurs propres moyens.

Le centre fonctionne grâce à plusieurs pôles spécialisés : gestion des ressources humaines, relations internationales, soutien médical, organisation des vols et le « pôle communauté » chargé de contacter les ressortissants prioritaires.

Les bénévoles de la Croix-Rouge jouent également un rôle important en apportant écoute et soutien psychologique aux appelants souvent stressés ou inquiets.

Créé en 2008, le Centre de crise et de soutien est aujourd’hui un outil essentiel de la diplomatie française, capable d’activer une cellule de crise en moins d’une heure et de fonctionner 24h/24 lors de situations internationales majeures.