Microsoft et General Motors font équipe dans les véhicules autonomes

Mark Reuss, président de General Motors (Photo, AFP).
Mark Reuss, président de General Motors (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 20 janvier 2021

Microsoft et General Motors font équipe dans les véhicules autonomes

  • Microsoft a annoncé qu'il apportait, aux côtés de Honda, de GM et d'autres investisseurs, plus de 2 milliards de dollars à Cruise, la filiale de voitures autonomes de GM
  • Ce «partenariat stratégique de long terme» est destiné à «accélérer la commercialisation des véhicules autonomes», d'après un communiqué

SAN FRANCISCO: La course aux véhicules autonomes a pris une nouvelle dimension mardi avec l'alliance d'un géant de la tech à un mastodonte de l'automobile, même si certains experts doutent de la capacité de Microsoft et General Motors (GM) à damer le pion aux deux leaders actuels, Waymo (Google) et Tesla.

Le groupe informatique Microsoft a annoncé mardi qu'il apportait, aux côtés de Honda, de GM et d'autres investisseurs, plus de 2 milliards de dollars à Cruise, la filiale de voitures autonomes de GM. Elle est désormais valorisée à plus de 30 milliards de dollars (25 milliards d'euros).

Ce « partenariat stratégique de long terme » est destiné à « accélérer la commercialisation des véhicules autonomes », d'après un communiqué, grâce à des collaborations au niveau de l'ingénierie ou du cloud (informatique à distance).

« Microsoft, en tant que référence dans la démocratisation de la technologie, nous aidera à multiplier nos capacités à commercialiser notre flotte de véhicules autonomes, entièrement électriques et partagés », a fait valoir Dan Ammann, le directeur général de Cruise.

La nouvelle était bien accueillie en Bourse : le titre du constructeur automobile bondissait de plus de 9% à Wall Street. A 30 milliards de dollars, Cruise vaut un peu moins de la moitié de GM en Bourse (environ 76 milliards de dollars actuellement). 

« Cela n'aurait aucun sens pour l'un comme pour l'autre de s'atteler à ce projet tout seul », a réagi Jessica Caldwell, spécialiste du marché automobile pour Edmunds. « Microsoft a toujours été doué pour rendre l'informatique accessible au grand public, c'est l'un de leurs principaux savoir-faire ».

Alliés

Mais les deux sociétés « sont toutes les deux énormes, ce ne sont pas des start-up agiles et rapides », nuance-t-elle.

Signe de l'intérêt des investisseurs pour le futur des transports, la société américaine Rivian, qui doit livrer dans l'année ses premiers gros véhicules électriques - un pick-up, un SUV et un camion de livraison pour Amazon - vaut désormais 27,6 milliards de dollars, a-on appris mardi auprès d'une source proche de l'entreprise.

Les analystes s'attendent à une multiplication des investissements et partenariats dans le secteur, alors que des années de recherche et d'innovation commencent à déboucher sur des lancements de produits pour l'industrie et le grand public.

Waymo, filiale de Google, a étendu cet automne son service de robotaxis, des voitures autonomes sans chauffeur, à un nombre plus important de passagers à Phoenix (Arizona), où l'entreprise teste déjà, depuis 2017, ses véhicules.

De son côté, Tesla teste depuis quelques semaines une version améliorée de son logiciel d'aide à la conduite Autopilot, baptisée « Full Self Driving », avec un petit groupe de clients. Le fabricant de véhicules électriques a vu sa valeur en Bourse s'envoler ces derniers mois pour atteindre près de 800 milliards de dollars. 

« Il y a une convergence entre les acteurs de la tech et les fabricants automobiles, et nous pensons qu'Apple n'est pas loin de se jeter aussi à l'eau », note Dan Ives de Wedbush, qui chiffre le marché des véhicules électriques et autonomes à 1 000 milliards de dollars sur la décennie à venir.

Concurrents

« Il est probable que le gouvernement de Joe Biden subventionne largement les véhicules électriques, et des groupes automobiles comme GM pourrait en bénéficier », ajoute Garrett Nelson, de CFRA Research.

Plusieurs analystes ne croient pas au potentiel de GM face à Waymo ou Tesla.

« Tesla a une approche holistique, avec des écosystèmes pour la partie logiciel, pour la production industrielle et pour les batteries, tous liés entre eux d'une façon fluide », souligne Trip Chowdhry de Global Equities Research.

« On ne peut pas juste moderniser une usine (...) D'ici 5 ou 10 ans, GM va réaliser qu'il a fait une erreur et Microsoft aura gagné de l'argent » grâce à l'utilisation d'Azure, sa plateforme de cloud.

Mais il reste difficile à ce stade de déterminer qui sortira victorieux. La pandémie a un peu rebattu les cartes du secteur de la mobilité - l'appétit pour les transports en commun a largement diminué - et toutes les approches ne sont pas comparables. 

« GM est un acteur formidable des véhicules autonomes. Ils reçoivent moins d'attention que Tesla ou Waymo parce que les gens pensent que les fabricants automobiles ne peuvent pas y arriver. C'est une erreur », commente David Whiston de Morningstar.


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.