Une explosion due au gaz dévaste une rue de Madrid : au moins trois morts et un disparu

Les pompiers marchent devant un immeuble de Madrid le 20 janvier 2021 après qu'une forte explosion l'ait secoué. (AFP)
Les pompiers marchent devant un immeuble de Madrid le 20 janvier 2021 après qu'une forte explosion l'ait secoué. (AFP)
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Publié le Mercredi 20 janvier 2021

Une explosion due au gaz dévaste une rue de Madrid : au moins trois morts et un disparu

  • Il était presque 15H lorsqu'une très forte explosion a retenti rue de Tolède, dans un  quartier d'habitation de la capitale
  • Cette explosion a fait au moins trois morts, un disparu et plusieurs blessés, dont un dans un état grave

MADRID: une énorme explosion apparemment due à une fuite de gaz a ravagé mercredi un immeuble du centre de Madrid, faisant au moins trois morts, un disparu et plusieurs blessés, dont un dans un état grave.

Selon le délégué du gouvernement central pour la région de la capitale espagnole, José Manuel Franco, qui a fourni ce bilan provisoire, «il pourrait y avoir une victime supplémentaire», car une personne était toujours portée disparue. 

Le département régional de la Santé a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir recensé quatre blessés hospitalisés, des hommes âgés de 27 à 53 ans, dont un dans un état grave.

Il était presque 15H lorsqu'une très forte explosion a retenti rue de Tolède, dans un  quartier d'habitation de la capitale.

La déflagration, dont tous les témoins ont souligné la violence, a détruit un immeuble situé au numéro 98.

«Je n'ai jamais entendu un bruit aussi fort», a réagi auprès de l'AFP Lorenzo Fomento, un vendeur âgé de 43 ans et de nationalité italienne travaillant dans le quartier.

Six étages du bâtiment ont été soufflés et la façade était complètement éventrée, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Deux heures après la tragédie, des centaines de pompiers et de membres des services de secours s'affairaient au milieu des débris sous une pluie fine, sans toutefois pouvoir entrer dans le bâtiment de peur qu'il ne s'effondre.

De la fumée s'échappait encore de l'immeuble et des flammes étaient visibles au niveau du sous-sol, a précisé ce correspondant.

L'immeuble jouxte une résidence pour personnes âgées et est proche d'un établissement scolaire.

Arrivés très rapidement sur place, les services de secours ont immédiatement entrepris d'évacuer les occupants de la maison de retraite, tandis que la police fermait les accès à la rue.

Le maire de Madrid a précisé qu'aucun occupant de cette résidence pour personnes âgées et aucun enfant n'avait été blessé.

«J'ai cru que c'était une bombe»

«On a entendu une explosion très forte», a raconté à l'AFP Valentin Moreno, 48 ans, qui était sur le point de sortir dans la rue. 

«Elle était tellement forte que j'ai cru que c'était une bombe», a-t-il poursuivi, encore secoué par ce qu'il venait de voir.

«Malheureusement, nous déplorons la mort de plusieurs personnes», a dit sur Twitter le chef du gouvernement, le socialiste Pedro Sánchez.

Il a souligné avoir  parlé au maire de Madrid, José Luis Martínez Almeida, un membre de l'opposition de droite, «pour lui exprimer mon soutien et ma solidarité».

L'édifice où s'est produit l'explosion appartient à une paroisse et les appartements étaient les logements de prêtres, a précisé à la presse le cardinal de Madrid, Carlos Osoro Serra.

L'archevêché a fait savoir qu'un prêtre qui résidait dans l'immeuble figurait parmi les blessés et avait été hospitalisé.

Parmi les morts se trouve une femme de 85 ans et un homme dont l'âge n'est pas connu, a relevé le maire de la capitale.

Il a ajouté que le corps de la troisième personne tuée était encore sous les décombres à l'intérieur du bâtiment.

«On attend que l'incendie soit éteint pour que les pompiers puissent entrer», a encore dit José Luis Martínez Almeida.

Compte-tenu de la quantité de débris tombés dans la cour de l'école, la tragédie aurait pu être «gigantesque», a-t-il estimé. 

«Nous étions à la maison et nous avons vu nos fenêtres et tout l'immeuble qui ont bougé», a raconté à l'AFP Simona Garufi, une femme de 45 ans vivant à moins d'un kilomètre du lieu de l'explosion. Son fils, qui va dans une école du quartier, est indemne.

Cette tragédie s'est produite à un moment où la capitale espagnole se remet à peine d'une tempête de neige historique et d'une vague de froid polaire tout aussi historique qui l'ont complètement paralysée, peu habituée à ce genre de choses.

Moins de deux semaines plus tard, malgré le début du redoux, des tas de neige durcie et des plaques de glace encombrent encore de nombreux trottoirs.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.