Syrie: plus de la moitié des enfants privés d'école (Unicef)

Un hélicoptère de l'armée américaine plane alors que des Syriens passent au crible une décharge près d'un champ pétrolifère dans la campagne de Malikiya, dans le nord-est de la Syrie, le 17 janvier 2021. (AFP)
Un hélicoptère de l'armée américaine plane alors que des Syriens passent au crible une décharge près d'un champ pétrolifère dans la campagne de Malikiya, dans le nord-est de la Syrie, le 17 janvier 2021. (AFP)
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Publié le Dimanche 24 janvier 2021

Syrie: plus de la moitié des enfants privés d'école (Unicef)

  • La majorité des enfants syriens sont privés d'école en raison de la guerre qui ravage le pays depuis près de dix ans et de la pandémie de nouveau coronavirus
  • « En Syrie, plus de 2,4 millions d'enfants sont non scolarisés », ont assuré dans une déclaration commune le directeur régional de l'Unicef pour le Moyen-Orient et le coordinateur humanitaire régional de l'ONU pour la crise syrienne

AMMAN : La majorité des enfants syriens sont privés d'école en raison de la guerre qui ravage le pays depuis près de dix ans et de la pandémie de nouveau coronavirus, s'est alarmé dimanche le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

« En Syrie, plus de 2,4 millions d'enfants sont non scolarisés », ont assuré dans une déclaration commune Ted Chaiban, le directeur régional de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, et Muhannad Hadi, le coordinateur humanitaire régional de l'ONU pour la crise syrienne.

À ceux-là s'ajoutent les 700 000 jeunes syriens réfugiés dans les pays voisins et qui ne vont pas à l'école non plus, a précisé à l'AFP Juliette Touma, porte-parole régionale de l'Unicef, portant à 3,1 millions le nombre d'enfants syriens non scolarisés, sur un total de cinq millions.

L'année dernière, l'agence onusienne estimait qu'un enfant syrien sur trois était déscolarisé.

« Ce nombre a probablement augmenté en 2020 en raison de l'impact de la pandémie de Covid-19, qui a accru la désorganisation du système éducatif », insistent MM. Chaiban et Hadi à l'occasion de la journée internationale de l'éducation.

Selon eux, « le système éducatif en Syrie est surchargé, sous-financé, fragmenté et incapable de fournir des services équitables et durables à des millions d'enfants ».

Selon l'Unicef, une école sur trois en Syrie est inutilisable car elle a été détruite, endommagée ou utilisée à des fins militaires.

Quand les enfants peuvent s'y rendre, ils se retrouvent dans des classes surchargées et dans des bâtiments ne disposant pas d'installations suffisantes en eau, en électricité ou en chauffage.

L'Unicef appelle les combattants à s'abstenir d'attaquer les établissements scolaires et leur personnel. « Près de 700 attaques ont visé des établissements d'enseignement en Syrie » depuis 2014. « L'année dernière, 52 attaques ont été confirmées ».

Déclenchée en 2011 par la répression sanglante de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 380 000 morts et entraîné le déplacement de millions de personnes.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.