Dans le sud égyptien, sur les pas d'Agatha Christie

Short Url
Publié le Mardi 26 janvier 2021

Dans le sud égyptien, sur les pas d'Agatha Christie

  • Construit pour la famille royale égyptienne avant d'être transformé en bateau de croisières en 1921, le « Sudan » a accueilli la romancière, auteure de 66 romans, avec son époux, l'archéologue Max Mallowan, en 1933
  • Aujourd'hui, le bateau ne fonctionne plus au charbon d'antan mais au diesel et à l'énergie solaire, et 67 employés veillent « jour et nuit » à l'entretien du navire qui compte 23 chambres et suites

ASSOUAN: Coque noire étincelante, boiseries et ambiance Belle Epoque, le bateau à vapeur « Sudan » construit en 1885 et qui a inspiré la romancière britannique Agatha Christie, semble défier le temps en continuant de perpétuer sur le Nil, malgré son grand âge, la légende de la « reine du crime ». 

1
Construit pour la famille royale égyptienne avant d'être transformé en bateau de croisières en 1921, le « Sudan » a accueilli la romancière, auteure de 66 romans (Photo, AFP)

La ligne élégante du navire de 73 mètres de longueur et de 14,5 mètres de largeur, amarré à Assouan dans le sud-est de l'Egypte, contraste avec les autres embarcations souvent rudimentaires. 
Et malgré la pandémie de coronavirus qui a obligé les compagnies de croisières à de longs mois d'arrêt, le « Sudan » a rapidement repris du service en octobre. « Nous avons eu des réservations immédiatement », se réjouit Amir Attia, directeur du bateau de croisières. 
« L'ambiance du voyage » a inspiré à Agatha Christie ses premiers chapitres de « Mort sur le Nil », paru en 1937, affirme M. Attia. 
Une oeuvre encore d'actualité puisqu'une énième adaptation cinématographique du célèbre roman, réalisée par le Britannique Kenneth Branagh, doit sortir en 2021. 
Construit pour la famille royale égyptienne avant d'être transformé en bateau de croisières en 1921, le « Sudan » a accueilli la romancière, auteure de 66 romans, avec son époux, l'archéologue Max Mallowan, en 1933. 
Une croisière de luxe que peuvent s'offrir les passionnés d'histoire... pour 3 600 à 4 500 euros, dans le cadre d'un package de huit jours incluant des nuitées dans deux hôtels historiques où le couple a séjourné. 
Plusieurs fois abandonné, le navire connait une nouvelle jeunesse depuis son rachat et sa rénovation dans les années 2000 par un voyagiste français. 

1
Sur le pont en bois, la vue sur les palmiers et les rives sablonneuses du Nil depuis des fauteuils en rotin est la même qu'au temps d'Hercule Poirot, le légendaire détective belge des romans d'Agatha Christie (Photo, AFP)

Voyage dans le temps 
Aujourd'hui, le bateau ne fonctionne plus au charbon d'antan mais au diesel et à l'énergie solaire, et 67 employés veillent « jour et nuit » à l'entretien du navire qui compte 23 chambres et suites. 
La suite de l'écrivaine reste « la plus prisée », avec « des demandes de réservation jusqu'à deux ans à l'avance », selon M. Attia.  
Sur le pont en bois, la vue sur les palmiers et les rives sablonneuses du Nil depuis des fauteuils en rotin est la même qu'au temps d'Hercule Poirot, le légendaire détective belge des romans d'Agatha Christie. 
Et à Assouan, le voyage dans le temps passe également par l'hôtel Old Cataract, qui a lui aussi gardé des traces du passage de la romancière. 
Jean-Pierre Pichardier, professeur d'université franco-suisse à la retraite, y séjourne pour la troisième fois. Il note ne pas venir « spécifiquement pour Agatha Christie », mais apprécier « cet aspect historique ». 
Dans le hall d'entrée de l'hôtel, derrière un cordon en velours, se trouve une chaise à bascule et un petit bureau, où s'asseyait l'auteure dans sa suite, affirme Selim Shawer, directeur général de l'hôtel. 
Depuis sa construction en 1899, le luxueux Old Cataract est un point de chute privilégié pour les hommes d'Etat, les artistes et la haute bourgeoisie internationale. 
Winston Churchill, le prix Nobel de littérature égyptien Naguib Mahfouz et « presque tous les présidents français des quarante dernières années » y ont séjourné, selon M. Shawer. 
Mais, d'après lui, c'est surtout « la possibilité de voir où Agatha Christie a écrit les premiers chapitres » de son roman égyptien qui attire la clientèle étrangère. 


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Short Url
  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Short Url
  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

--
« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Short Url
  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.