L’exposition virtuelle Nzaha: une ode à la résilience artistique à Fès

Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Du 23 janvier au 3 février, une exposition virtuelle met à l’honneur les artistes contemporains de Fès (Photo Fournie)
Short Url
Publié le Vendredi 29 janvier 2021

L’exposition virtuelle Nzaha: une ode à la résilience artistique à Fès

  • Du 23 janvier au 3 février, Fès accueille une exposition numérique d’art contemporain décalée et multiforme présentant une quinzaine d’œuvres d’artistes originaires de la ville
  • Les artistes de la capitale spirituelle du Maroc n’ont pas hésité à poursuivre leur combat en faveur de la culture, malgré la situation difficile, en laissant s’exprimer pleinement leur passion

CASABLANCA: La visite s’effectue en quelques clics, et ravira les amateurs d’art contemporain. L’exposition virtuelle autour de la résilience artistique Nzaha, créée à l’initiative du collectif des structures d’art et de culture Dar Do, se tient du 23 janvier au 3 février sur des plateformes digitales. L’événement virtuel se déroule à Fès, à l’endroit même où se trouve le premier générateur électrique au Maroc, datant de 1913, dans l’enceinte du Palais El Mokri.

Un lieu qui fait écho à la création, à l’énergie et au renouveau. D’ailleurs, c’est  la première fois depuis sa restauration, que cet endroit, devenu au fil des années une friche, accueille un tel événement. L’exposition 100% digitale rassemble une quinzaine d’œuvres et d’artistes originaires de Fès.

Les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands et proposent un programme artistique varié, quelque peu décalé, avec, entre autres, de la musique électronique, de la photographie, de la peinture mais aussi de la dramaturgie, de la danse contemporaine et une réinterprétation de contes populaires. Une exposition pluridisciplinaire, mais avec un même leitmotiv: la résilience artistique en réponse à la paralysie du secteur culturel, très limité en raison des restrictions liées à la crise sanitaire.

À cet égard, les artistes de la capitale spirituelle n’ont pas hésité à poursuivre leur combat en faveur de la culture, malgré la situation difficile, en laissant s’exprimer pleinement leur passion. Hors de question donc, pour les membres du collectif Dar Do de faire taire leur art. Ils ont de ce fait décidé de se réinventer en exposant leurs œuvres, d’une autre manière. C’est en effet sur la Toile que ces amoureux d’art en tous genres,  partagent leurs créations, avec un large public connecté depuis les quatre coins de la planète. 

L’art pour tous

Né d’une initiative venue de la rencontre de plusieurs structures d'art et de cultures, Dar Do  se veut être un incubateur culturel pour la ville de Fès et sa région. Pour Mohammed Hamdouni, chercheur en art contemporain et directeur artistique du collectif, cet événement permet d’offrir à la fois une tribune aux artistes mais pas seulement: cette galerie digitale va également apporter une  bouffée d’oxygène aux internautes et aux férus d’art en particulier.

«Nous n’avons pas mesuré l’impact de la crise sanitaire sur le bien-être et la psychologie des gens avec l’arrêt quasi total de la culture. Cette exposition est une manière pour notre collectif de faire revivre la Nzaha (une tradition populaire au Maroc, notamment à Fès, qui permet aux habitants de se réunir autour d’un pique-nique avec de la musique melhoun et andalouse, ndlr)», assure-t-il.  

Par ailleurs, les œuvres présentées racontent une histoire et sont, pour certaines, représentatives de la personnalité de leurs créateurs. Ainsi, parmi les installations proposées aux internautes, celle de Souad el-Maysour est particulièrement chargée d’émotion. Un style propre à l’artiste plasticienne, militante féministe et engagée. Dans ses œuvres, la franco-marocaine, diplômée en politiques culturelles, œuvre pour la  mémoire de l’esclavage  en dénonçant la traite des êtres humains, et met également en lumière les questions postcoloniales. «Mon installation présente deux espaces: l’espace d’installation lui-même, dans lequel on peut déambuler, et l’espace vidéo. Dans celui-ci, l’œil de la caméra permet de scruter les détails comme les gestes d’un homme lavant les pieds d’un autre homme.»

On découvre aussi le travail d’Amine Houari, mis en avant à travers cette exposition. Le jeune artiste de 20 ans est en effet l’un des 14 photographes du collectif Noorseen, venus de différentes villes du Royaume. Il présente une série de photographies en noir et blanc se focalisant sur le lieu qui abrite l’événement. Par ces clichés, Amine Houari entend faire du générateur le point de départ du renouveau de l’activité culturelle. «C’est ma première exposition depuis le début de la crise, j’espère qu’elle marquera un nouveau départ. Exposer en ligne nous offre une belle visibilité, on s’adapte à la situation. Les galeries virtuelles pourraient perdurer même après la crise. C’est une nouvelle voie à explorer», confie-t-il. 

Le collectif Dar Do espère que la première édition du Festival Nzaha pourra connaitre un véritable succès. Les créateurs comptent davantage sur une  deuxième édition en présentiel, cette fois-ci, car l’art c’est aussi et surtout l’interaction, la rencontre entre l’artiste et son public...


L’Institut du monde arabe rend hommage à Leila Shahid

Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark. (AFP)
Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark. (AFP)
Short Url
  • Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré dans un communiqué que Leïla Shahid "avait incarné le modèle d'une diplomatie engagée envers les valeurs de liberté, de justice et de paix"
  • "Elle est la Palestine incarnée dans le monde francophone", a résumé de son côté le représentant adjoint de la Palestine à l'ONU Majed Bamya, évoquant sur X une personnalité "si universelle et si palestinienne"

PARIS: Mardi 31 mars 2026, l’Institut du monde arabe rendra hommage à Leila Shahid pour une soirée exceptionnelle. Proches, amis et compagnons de route évoqueront son parcours et son engagement, avec notamment les interventions d’Elias Sanbar, Karim Kattan et de nombreux invités. Un moment de mémoire et de dialogue pour saluer une grande voix de la Palestine.

Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark.

Elle a ensuite été déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France de 1994 à 2005, avant d'occuper les mêmes fonctions à Bruxelles auprès de l'UE durant la décennie suivante.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré dans un communiqué que Leïla Shahid "avait incarné le modèle d'une diplomatie engagée envers les valeurs de liberté, de justice et de paix".

"Elle est la Palestine incarnée dans le monde francophone", a résumé de son côté le représentant adjoint de la Palestine à l'ONU Majed Bamya, évoquant sur X une personnalité "si universelle et si palestinienne".

"Combattante infatigable" 

L'ancien Premier ministre français et ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin a salué, toujours sur X, "une ardente amoureuse de la culture, de la poésie et des arts", qui "fut de celles et ceux qui, dès les premières heures, crurent obstinément à la possibilité d'une paix juste et durable au Proche-Orient".

De nombreuses réactions en France sont venues de la gauche, à l'instar de l'ancienne ministre socialiste Martine Aubry, qui a évoqué une "inlassable militante pour la reconnaissance d'un État palestinien et pour la paix avec Israël".

"Leïla Shahid aura été de ces diplomates exemplaires qui marquent une génération", a pour sa part réagi dans un communiqué l'Institut du Monde Arabe (IMA): "Combattante infatigable, héroïne des temps modernes, elle portait la Palestine en elle avec force et dignité".

"Le désastre des souffrances du peuple palestinien à Gaza l'a hantée jusqu’à sa fin tragique", ajoute l’institution parisienne.

Face à la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, Leïla Shahid n'avait eu de cesse d'appeler la communauté internationale à agir pour un cessez-le feu.

Mais dans un entretien à France-Inter deux jours après le 7-Octobre, elle se disait "pessimiste" quant à l'avenir de la Palestine, et mettait en garde contre une annexion par Israël de "ce qu'il reste comme territoires palestiniens".


La femme au cœur de la transformation saoudienne selon Doha Brahim

L’épouse de l’ambassadeur Fatima Al Ruwaily accueillant ses invités.
L’épouse de l’ambassadeur Fatima Al Ruwaily accueillant ses invités.
L’épouse de l’ambassadeur Fatima Al Ruwaily accueillant ses invités.
L’épouse de l’ambassadeur Fatima Al Ruwaily accueillant ses invités.
L’épouse de l’ambassadeur Fatima Al Ruwaily accueillant ses invités.
L’épouse de l’ambassadeur Fatima Al Ruwaily accueillant ses invités.
Short Url
  • Décorés sobrement, mais avec beaucoup d’élégance, les salons de la résidence de l’Arabie saoudite ont été, l’espace d’une soirée, un lieu de retrouvailles et de convivialité
  • Après une brève allocution de bienvenue, Al Ruwaily a donné la parole à la docteure Doha Brahim, spécialiste en administration des affaires et membre de la Commission des droits de l’homme en Arabie saoudite depuis 2020

PARIS: Délicatesse et chaleur humaine étaient au rendez-vous lors de l’iftar organisé par l’épouse de l’ambassadeur saoudien à Paris, Fatima Al Ruyaily, qui a réuni plusieurs dizaines de personnalités féminines connues de la place parisienne.

Décorés sobrement, mais avec beaucoup d’élégance, les salons de la résidence de l’Arabie saoudite ont été, l’espace d’une soirée, un lieu de retrouvailles et de convivialité.

Après une brève allocution de bienvenue, Al Ruwaily a donné la parole à la docteure Doha Brahim, spécialiste en administration des affaires et membre de la Commission des droits de l’homme en Arabie saoudite depuis 2020.

De passage à Paris pour quelques heures seulement, la docteure Brahim a livré un témoignage éclairant sur l’évolution de la place des femmes dans le Royaume.

Vision 2030 et promotion du rôle des femmes

Arrivée le matin même de Riyad, elle devait repartir dès le lendemain, mais son intervention a permis de mesurer l’ampleur des transformations engagées ces dernières années.

Au cœur de son propos : la Vision 2030, vaste programme de réformes lancé par le Royaume pour diversifier son économie et transformer en profondeur la société saoudienne.

« Nous vivons un moment historique dans l’histoire de notre pays », a-t-elle déclaré, ajoutant que cette vision stratégique constitue bien plus qu’un projet économique : elle dessine une transformation globale fondée sur l’innovation, le progrès social et l’ouverture culturelle.

Portée par le roi Salman ben Abdelaziz et mise en œuvre par le prince héritier Mohammed ben Salmane, la Vision 2030 place le développement humain au cœur de ses priorités. « Les citoyens sont à la fois le moteur, le sujet et les bénéficiaires de cette vision », a insisté Doha Brahim.

Dans ce cadre, la promotion des femmes occupe une place centrale. Loin d’être perçue comme un simple symbole ou un privilège, l’autonomisation féminine est présentée comme un droit fondamental et un levier indispensable du développement.

« Un développement global ne peut être atteint que par la participation de tous », a-t-elle affirmé, soulignant que les réformes engagées dépassent le cadre économique pour s’inscrire dans une véritable transformation culturelle et sociale.

Cette évolution s’inscrit également dans les engagements internationaux du Royaume, notamment dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations unies, parmi lesquels figure l’égalité entre les sexes.

Au cours des dernières années, l’Arabie saoudite a multiplié les initiatives destinées à mesurer et encourager la participation des femmes dans la société, parmi lesquelles la création d’outils statistiques et d’institutions dédiées, comme l’Observatoire national des femmes, chargé de suivre leur participation dans les différents secteurs de la vie publique et économique.

Ces efforts commencent à produire des résultats tangibles, souligne Brahim. La participation des femmes au marché du travail a connu une progression spectaculaire, passant d’environ 17 % à plus de 36 %, dépassant même les objectifs initialement fixés dans le cadre de la Vision 2030.

Aujourd’hui, les femmes saoudiennes occupent des postes dans des domaines autrefois largement masculins. Elles participent à la vie politique à travers leur présence dans les instances consultatives, exercent des responsabilités diplomatiques et contribuent activement au développement économique.

La femme saoudienne est également présente dans les secteurs d’avenir, notamment la technologie, l’innovation et l’entrepreneuriat, et cette présence ne cesse de croître.

De nombreuses femmes créent désormais leurs propres entreprises, contribuant à dynamiser l’économie nationale et à renforcer le tissu entrepreneurial du pays.

L’éducation constitue l’un des moteurs les plus puissants de cette transformation, puisque les femmes représentent aujourd’hui plus de la moitié des étudiants dans les universités du Royaume, notamment dans les disciplines scientifiques.

Certaines participent désormais à des projets scientifiques internationaux majeurs, affirme Brahim, qui signale au passage la participation d’une astronaute saoudienne à une mission vers la Station spatiale internationale.

La transformation touche également des domaines inattendus : les femmes s’illustrent dans les arts, la littérature et la culture, devenant des ambassadrices de l’identité saoudienne sur la scène internationale.

Mais c’est peut-être dans les secteurs de la sécurité et de la justice que le changement apparaît le plus marquant, car les femmes sont désormais présentes dans les forces armées, la garde nationale ou encore l’armée de l’air.

Parallèlement, le système judiciaire s’est ouvert à leur participation, avec un nombre croissant d’avocates et de juristes. Sur la scène diplomatique, plusieurs femmes ont été nommées ambassadrices, représentant le Royaume dans des capitales importantes et au sein d’organisations internationales, y compris auprès de l’Union européenne.

Le sport féminin constitue un autre symbole de cette évolution rapide. En quelques années seulement, l’Arabie saoudite est passée d’une absence quasi totale de pratique sportive féminine à la création de ligues professionnelles et à la participation de sportives saoudiennes à des compétitions internationales.

Pour Doha Brahim, ces évolutions traduisent une transformation profonde de la société saoudienne. « Le parcours d’autonomisation des femmes n’est pas un projet temporaire », a-t-elle souligné. Il s’inscrit dans une dynamique de long terme visant à construire une société plus inclusive et durable.

« Nous ne construisons pas seulement une économie », a-t-elle conclu, « nous construisons aussi une société fondée sur la justice, le partenariat et l’égalité des opportunités ».

L’iftar, qui s’est prolongé par un échange entre les convives sur le potentiel des femmes et le rôle central qui leur revient dans le développement social, a constitué une parenthèse de détente et d’espoir au milieu des turbulences que traverse le monde.


Mode féminine: des fleurs pour le défilé Dior, des smokings chez Saint Laurent

Christian Dior – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Christian Dior – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • À la Fashion Week de Paris, Jonathan Anderson pour Dior a présenté une collection féminine automne-hiver 2026 très florale, inspirée par la nature et réinterprétant l’héritage de la maison
  • Anthony Vaccarello a célébré ses dix ans à Saint Laurent avec des smokings féminins structurés, dentelles sombres et silhouettes épurées, affirmant une vision moderne et libératrice de la femme

PARIS: La semaine de la mode parisienne est entrée dans le vif du sujet mardi avec un deuxième défilé féminin de Jonathan Anderson pour Dior, très floral, et des smokings pour femmes et dentelles sombres par Anthony Vaccarello pour Saint Laurent.

Sous un soleil radieux, le défilé Dior s'est tenu dans le jardin des Tuileries, où le bassin de l'Octogone, aux eaux fleuries de nénuphars, était entouré d'une passerelle vitrée et couverte dans le vert caractéristique des chaises du lieu, dont la version miniature a servi d'invitation.

L'actrice française Isabelle Adjani, le réalisateur espagnol Pedro Almodovar ou le chanteur et producteur américain Pharrell Williams étaient notamment présents sous la verrière.

Malgré un contexte international tendu, il n'y aura "pas d'annulation, pas de modification", avait assuré lundi à l'AFP Pascal Morand, président exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode (FHCM), deux jours après le lancement d'une attaque israélo-américaine sans précédent contre l'Iran.

Les organisateurs de cette semaine de la mode féminine dédiée à l'automne-hiver 2026 restent toutefois "très attentifs à la situation, en lien avec la préfecture", avait-il ajouté.

- "Styliste jardinier" -

Chez Dior, "la +grammaire+ de la Maison est vraiment installée, avec un prêt-à-porter ayant presque des accents +Couture+ et une narration extrêmement cohérente", a souligné après le show Pierre Groppo, rédacteur en chef mode et lifestyle de Vanity Fair France.

Emblématique de la maison, "le tailleur Bar est là mais retravaillé", avec basques à effet boule et jupes - très courtes - à godet, et les mannequins, des "princesses un peu primesautières", a-t-il détaillé à l'AFP, qualifiant le show de "post-romantique".

"C'est frais parce que très végétal", lié à l'amour de Christian Dior pour la nature, a-t-il affirmé, citant des "détails lotus ou floraux" dessinés par un styliste "qui serait devenu jardinier", avant de lancer: "c'est une collection qui a de la sève".

Pour Jeanne Le Bault, rédactrice en chef mode du magazine Marie Claire, Jonathan Anderson "a conservé l'esprit Dior mais l'a réinterprété à la lumière des sensibilités contemporaines, entre classicisme élégant et détails novateurs dans la coupe et les superpositions".

--
Christian Dior – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)

En résumé, c'est "une collection qui célèbre l'héritage Dior tout en le rendant plus frais, fluide et inspiré par la nature", selon elle.

Souvent présenté comme l'un des enfants prodiges de la mode, Jonathan Anderson, ancien directeur artistique de Loewe, est devenu en juin 2025 le premier styliste depuis Christian Dior à superviser les trois lignes de la maison phare de LVMH.

- Dix ans -

Autre moment fort de la journée, le défilé Saint Laurent par Anthony Vaccarello, son directeur artistique depuis 2016, s'est tenu dans le cadre magique des jardins du Trocadero avec la Tour Eiffel en toile de fond, devant l'actrice française Charlotte Gainsbourg et la chanteuse de K-pop Rosé.

Pour célébrer ses dix ans à la tête de la maison française, le créateur belge de 44 ans, à la vision novatrice et pointue, a signé un "manifesto" reprenant en 49 looks l'essentiel de sa vision de la mode, où s'impose la dentelle, dans une palette de couleurs réduite.

"Depuis ses débuts, une simplicité de silhouette - comme tracée de quelques coups de crayon - définit l'idéal Saint Laurent", écrit le styliste dans sa note d'intention, pour qui des "pièces épurées, dénuées de détails superflus" composent un "ethos fondateur".

--
Saint Laurent – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)

Vestes de smoking très structurées pour un "sentiment libérateur d'aisance et de liberté", chignons serrés, escarpins ultra-pointus, et des mannequins - dont Bella Hadid - aux moues boudeuses mais décidées: la femme Vaccarello s'affirme.

La Fashion Week se poursuit mercredi, avec notamment les défilés de Courrèges, Balmain - pour lequel officiera pour la première fois Antonin Tron, qui a remplacé l'emblématique Olivier Rousteing -, Dries van Noten, Stella McCartney et Tom Ford.

En soirée, les fashionistas assisteront au dernier défilé du créateur belge Pieter Mulier pour Alaïa, avant son départ pour Versace, annoncé début février.