Libye: Washington prône un règlement politique et annonce des sanctions

"Le contrôle des voies de contrebande, des installations pétrolières et des centres de transport est un moteur clé du conflit en Libye", a souligné le Trésor US (Photo, AFP)
"Le contrôle des voies de contrebande, des installations pétrolières et des centres de transport est un moteur clé du conflit en Libye", a souligné le Trésor US (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 07 août 2020

Libye: Washington prône un règlement politique et annonce des sanctions

  • Le Trésor américain a gelé les avoirs d'un ressortissant et de deux de ses associés et d'une société basée à Malte
  • Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a évoqué la crise libyenne lors d'un entretien téléphonique avec le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réitéré jeudi leur appel à un règlement politique de la guerre civile en Libye, et imposé des sanctions à des Libyens soupçonnés d'alimenter le conflit en menant un trafic de pétrole et de drogue.
Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a évoqué la crise libyenne lors d'un entretien téléphonique avec le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri, dont le pays est l'un des principaux soutiens de l'homme fort de l'Est libyen, Khalifa Haftar.
Le secrétaire d'Etat américain et Choukri ont discuté de "l'importance de soutenir un cessez-le-feu négocié par l'ONU en Libye, par le biais de discussions politiques et économiques", a indiqué le département d'Etat.
Cet entretien est intervenu alors que le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, se trouvait à Tripoli, où Ankara soutient activement le gouvernement d'union (GNA).
M. Cavusoglu a estimé que pour qu'un cessez-le-feu soit "durable", le GNA doit pouvoir étendre son contrôle sur Syrte et Joufra, plus au sud, où se trouve une importante base aérienne, aujourd'hui toutes deux sous le contrôle des pro-Haftar.
Dans le même temps, le Trésor américain a gelé les avoirs d'un ressortissant libyen, Faysal al-Wadi, de deux de ses associés et d'une société basée à Malte, Alwefaq Ltd, les accusant d'exporter illégalement du pétrole et des drogues vers l'Union européenne via Malte.
"Le contrôle des voies de contrebande, des installations pétrolières et des centres de transport est un moteur clé du conflit en Libye", a souligné le Trésor dans un communiqué.
La Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Depuis la fin 2019, le GNA bénéficie d'un soutien militaire accru et décisif dans la bataille de Tripoli de la Turquie. Haftar, de son coté, est lui appuyé par l'Egypte, les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite et la Russie.
La Maison Blanche a condamné mardi la présence de forces militaires étrangères en Libye, affirmant qu'il n'y avait pas de "gagnants" dans la guerre civile qui déchire le pays.
Les Etats-Unis reconnaissent le gouvernement de Tripoli mais le président Donald Trump avait semé la confusion l'an dernier en faisant les louanges du maréchal Haftar
 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.