L'UE annonce des livraisons de vaccins supplémentaires

AstraZeneca a signé en août un contrat avec Bruxelles pour une précommande de 400 millions de doses au total (Photo, AFP).
AstraZeneca a signé en août un contrat avec Bruxelles pour une précommande de 400 millions de doses au total (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 01 février 2021

L'UE annonce des livraisons de vaccins supplémentaires

  • Au total, le laboratoire anglo-suédois «va fournir 9 millions de doses supplémentaires par rapport à ce qui était offert la semaine dernière, soit 40 millions au total»
  • Astrazeneca avait argué d'une «baisse de rendement» sur un site de fabrication européenne pour expliquer ses retards de livraisons à l'UE

BERLIN: L'Union européenne, critiquée de toutes parts pour la lenteur des vaccinations contre la Covid, a annoncé dimanche soir qu'elle recevrait au premier trimestre 30% de doses en plus d'AstraZeneca, mais prévenu que les mois de février et mars resteraient «difficiles».
Au total, le laboratoire anglo-suédois «va fournir 9 millions de doses supplémentaires par rapport à ce qui était offert la semaine dernière, soit 40 millions au total», a écrit la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur Twitter.

Elle a précisé sur la chaîne de télévision allemande ZDF que cet accord avait été conclu suite à un entretien dans la journée avec le PDG du groupe pharmaceutique, Pascal Soriot, et avec les responsables d'autres groupes avec l'un de ces accords. de livraison de vaccins.
Dans le même temps, l'entreprise, qui subit depuis plusieurs jours les foudres des dirigeants européens en raison d'importants retards de production, «commencera les livraisons une semaine plus tôt que prévu» et «étendra également sa capacité de fabrication en Europe», a ajouté Mme von der Leyen.
Les livraisons commenceront «à priori, la deuxième semaine de février», a précisé une source européenne.

Malgré tout, la présidente de la Commission a reconnu que les mois de février et mars resteraient «une phase difficile» pour ce qui est de l'approvisionnement en vaccins et admis que l'UE affiche actuellement un bilan de vaccination inférieur à celui de la Grande-Bretagne notamment.
Au deuxième trimestre le vaccin du laboratoire Johnson & sera mis sur le marché «et les fabricants auraient résolu leurs difficultés de départ, ce qui fait que nous pourrons attendre davantage de vaccins», a assuré Mme von der Leyen.
Objectif 70% des adultes
En dépit des problèmes actuels, la dirigeante a également maintenue sur la chaîne allemande ZDF l'objectif de l'UE de vacciner 70% des adultes d'ici «la fin de l'été».
Le 19 janvier, l'UE devait également avoir donné pour objectif de vacciner 80% des professionnels de la santé et des plus de 80 ans d'ici mars.
Astrazeneca, dont le vaccin a été autorisé vendredi sur le marché européen, avait annoncé une réduction de trois quarts des promesses de livraisons à l'UE au premier trimestre.

Astrazeneca avait argué d'une «baisse de rendement» sur un site de fabrication européenne pour expliquer ses retards de livraisons à l'UE.
Une explication jugée «insatisfaisante» par la Commission, qui a réclamé une inspection du site industriel belge concerné, gérée par un sous-traitant du groupe, intervenue jeudi dernier.

Dans un entretien à certains médias, le PDG d'AstraZeneca, le Français Pascal Soriot, avait cependant exigé devoir réserver aux Britanniques la production des usines au Royaume-Uni.
Un argument fermement contesté par Bruxelles: le recours aux usines britanniques pour approvisionner l'UE «n'est pas une option, c'est une obligation contractuelle», avait insisté un responsable européen.
Berlin a menacé dimanche d'action en justice les laboratoires ne respectant pas leurs obligations de livraison de vaccins à l'UE.
AstraZeneca a signé en août un contrat avec Bruxelles pour une précommande de 400 millions de doses au total, qui a été publié par la Commission, mais amputé de nombreux passages jugés «confidentiels».
L'entreprise «s'est engagée à faire tous les efforts raisonnables en vue de mettre sur pied des capacités pour produire 300 millions de doses de vaccin, sans en tirer de bénéfices ni d'essuyer de pertes», indique le texte, mentionnant l'autorisation pour l'UE de commander 100 millions de doses supplémentaires.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.