L’Autorité palestinienne accuse Israël de bloquer l'entrée de vaccins anti-Covid19 à Gaza

Fresque représentant une soignante vaccinant le virus de la Covid-19, à Gaza (Photo, AFP).
Fresque représentant une soignante vaccinant le virus de la Covid-19, à Gaza (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 16 février 2021

L’Autorité palestinienne accuse Israël de bloquer l'entrée de vaccins anti-Covid19 à Gaza

  • Plus de 2000 doses de vaccins Spoutnik V seraient bloquées à l'entrée de l'enclave palestinienne de deux millions d'habitants
  • La ministre palestinienne de la Santé dénonce une décision politique liée aux pourparlers entre Israël et le Hamas

RAMALLAH: Israël a refusé l'entrée de milliers de vaccins contre la Covid-19 dans la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants sous contrôle du mouvement islamiste Hamas, a accusé lundi soir l'Autorité palestinienne. 

L'Autorité présidée par Mahmoud Abbas, qui siège en Cisjordanie occupée, a lancé au début du mois de février son programme de vaccination auprès de son personnel médical après avoir reçu 2 000 doses de vaccins de l'Etat hébreu, sous la pression de l'ONU et d'ONG.

Dans la foulée, l'Autorité palestinienne avait reçu de la Russie 10 000 doses du vaccin Spoutnik V et indiqué son intention d'en partager une partie avec les Palestiniens de la bande de Gaza, territoire géographiquement séparé de la Cisjordanie par Israël.  

Or lundi soir, la ministre palestinienne de la Santé a affirmé qu'Israël avait bloqué l'entrée de 2 000 doses de vaccins Spoutnik V envoyées par son ministère dans la bande de Gaza.

Israël « porte l'entière responsabilité de cette mesure abusive », a déclaré dans un communiqué la ministre Mai al-Kaila, soutenant que ces doses devaient être acheminées plus tôt en journée et étaient destinées au personnel médical gazaoui.

Au cours des derniers jours des sources israéliennes ayant requis l'anonymat ont suggéré que le transfert de vaccins à Gaza n'était pas une simple mesure administrative du Cogat -l'organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens- mais une décision politique qui pourrait être liée à des pourparlers engageant Israël et le Hamas.

Une porte-parole du Cogat a confirmé lundi soir que l'Autorité palestinienne avait fait une demande de transfert de 1 000 doses de vaccins vers la bande de Gaza mais que « cette demande était en cours dans l'attente d'une décision politique ». 

Israël accuse le Hamas et le Jihad islamique, second mouvement armé de la bande de Gaza, de menacer sa population avec des tirs répétés de roquettes ou de ballons incendiaires vers son territoire.

Aussi, Israël réclame la libération de deux Israéliens qui seraient otages du Hamas et de lui rendre les dépouilles de deux autres soldats tués pendant la dernière guerre de Gaza en 2014. 

L'Autorité palestinienne a indiqué avoir signé plusieurs contrats avec des laboratoires étrangers, qui permettraient de vacciner 70% de la population palestinienne.

En Cisjordanie, le ministère de la Santé a officiellement recensé 114 850 cas, dont près de 1 400 décès. 

Dans la bande de Gaza, près de 53 600 infections ont été enregistrées depuis le début de la pandémie, dont 537 morts, mais les sources médicales ont fait état d'une diminution des hospitalisations ces dernières semaines.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.