Nouvelle-Calédonie : les indépendantistes remportent la majorité au gouvernement

Un drapeau du Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS) flotte lors de la dernière réunion de la campagne du FLNKS pour le "OUI" au référendum d'autodétermination de la Nouvelle-Calédonie, à Nouméa.  (Theo Rouby / AFP)
Un drapeau du Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS) flotte lors de la dernière réunion de la campagne du FLNKS pour le "OUI" au référendum d'autodétermination de la Nouvelle-Calédonie, à Nouméa. (Theo Rouby / AFP)
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Publié le Mercredi 17 février 2021

Nouvelle-Calédonie : les indépendantistes remportent la majorité au gouvernement

  • L’élection d’un nouveau gouvernement, selon un scrutin de listes par les 54 élus du Congrès, intervenait après la chute le 2 février du précédent exécutif à majorité loyaliste
  • Convoqués par le haut-commissaire de la République, les 11 membres du gouvernement doivent se retrouver en fin de journée pour élire en son sein un président et un vice-président

NOUMÉA : Les indépendantistes ont remporté mercredi la majorité au gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie avec six membres sur onze, pour la première fois depuis le début de l’accord de Nouméa (1998), a constaté l’AFP.

L’élection d’un nouveau gouvernement, selon un scrutin de listes par les 54 élus du Congrès (assemblée délibérante), intervenait après la chute le 2 février du précédent exécutif à majorité loyaliste.

Les indépendantistes sont parvenus à remporter l’élection grâce à une alliance avec un petit parti charnière, l’Eveil océanien (EO), dont les trois élus ont voté pour la liste Union Calédonienne-FLNKS. Cette liste a obtenu trois "ministres".

L’autre liste nationaliste, celle de l’Union nationale pour l’indépendance-FLNKS (UNI-FLNKS) a également obtenu trois membres du gouvernement.

En face, les non indépendantistes étaient répartis sur deux listes. Celle de la coalition majoritaire dont était issu le président sortant, l’Avenir en Confiance (AEC), a décroché quatre portefeuilles, avec 18 voix sur 54, et Calédonie ensemble, parti de centre-droit, en obtient un seul.

L'élection ne s'est toutefois pas déroulée comme prévu car l'UC-FLNKS espérait remporter un siège de plus, 4 au lieu de 3, permettant à un représentant de l'Eveil Océanien de figurer dans le gouvernement. Mais la voix de l'élue du Parti travailliste, petite formation indépendantiste, ainsi que celle plus surprenante d'un loyaliste de l'AEC en faveur de la liste UNI-FLNKS, ont déjoué ce scénario.

Convoqués par le haut-commissaire de la République, les 11 membres du gouvernement doivent se retrouver en fin de journée pour élire en son sein un président et un vice-président.


Homme tué par un policier à Nice: la thèse accidentelle retenue par le parquet

Cette photographie prise le 19 janvier 2022 montre une scène de crime où un homme d'une vingtaine d'années a été abattu par un policier lors de son interpellation à Nice, dans le sud-est de la France. (AFP)
Cette photographie prise le 19 janvier 2022 montre une scène de crime où un homme d'une vingtaine d'années a été abattu par un policier lors de son interpellation à Nice, dans le sud-est de la France. (AFP)
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  • Le fonctionnaire de police, membre de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de la police judiciaire de Nice, avait été mercredi placé en garde à vue pour homicide volontaire
  • La victime, née en 1999 et originaire de Marseille, a été touchée par le tir «au niveau de l'arrière du lobe inférieur de l'oreille droite» et est décédée «des suites de ses blessures»

NICE: Le commandant de police qui a tué mercredi à Nice un homme d'une vingtaine d'années lors d'une interpellation a été déféré vendredi "en vue de l'ouverture d'une information judiciaire du chef d'homicide involontaire", a annoncé le parquet de Nice.

"Le parquet requerra le placement sous contrôle judiciaire strict du policier", a-t-il ajouté.

"Les investigations menées, notamment les exploitations vidéo de la scène des faits, les auditions de témoins, le recueil de données techniques sur l'arme utilisée, ne permettent pas à ce jour de contredire la thèse accidentelle avancée par le mis en cause", a indiqué le parquet de Nice.

Le fonctionnaire de police, membre de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de la police judiciaire de Nice, avait été mercredi placé en garde à vue pour homicide volontaire dans le cadre d'une enquête de flagrance confiée à l'Inspection Générale de la police nationale (IGPN) de Nice.

Il "affirme n'avoir eu aucunement l'intention d'attenter à la vie de la victime et fait état, lors de ses auditions, d'un tir accidentel lié aux circonstances de l'interpellation", selon le communiqué du parquet.

Mercredi, une série d'interpellations avait été organisée dans le quartier niçois de Las Planas, une cité située dans le nord de la ville, où avait eu lieu dans la nuit du 24 au 25 décembre l'homicide d'un jeune homme de 24 ans, Ermelindo Goncalves Fontes, mort d'une balle dans la poitrine. Une information judiciaire avait été ouverte pour assassinat en bande organisée.

Lors d'une de ces interpellations, rue de la Buffa à Nice, à quelque 500 m de la Promenade des Anglais, le fonctionnaire de police, décrit par le procureur de Nice, Xavier Bonhomme, comme un commandant "expérimenté", a "fait usage de son arme et a atteint la tête de l'un des individus ciblés alors par l'opération de police", a souligné le parquet.

La victime, née en 1999 et originaire de Marseille, a été touchée par le tir "au niveau de l'arrière du lobe inférieur de l'oreille droite" et est décédée "des suites de ses blessures" alors qu'elle était prise en charge par les services de secours, a-t-il poursuivi.

L'information judiciaire ouverte pour "homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence" devra "s'attacher à poursuivre, notamment au travers d'examens techniques non réalisés dans le cadre de l'enquête de flagrance, les investigations pour déterminer précisément les circonstances de ce décès", selon le parquet.


«Génocide» des Ouïghours: la Chine fustige les députés français

L'artiste de rue français Mahn Kloix peint une fresque représentant Tursunay Ziawudum, une ancienne détenue ouïghoure qui a quitté la Chine et a parlé publiquement de son expérience d'internement, à Marseille, dans le sud de la France, le 7 octobre 2021. (Nicolas Tucat/AFP)
L'artiste de rue français Mahn Kloix peint une fresque représentant Tursunay Ziawudum, une ancienne détenue ouïghoure qui a quitté la Chine et a parlé publiquement de son expérience d'internement, à Marseille, dans le sud de la France, le 7 octobre 2021. (Nicolas Tucat/AFP)
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  • L’Assemblée nationale française «reconnaît officiellement les violences perpétrées par les autorités de la République populaire de Chine à l'encontre des Ouïghours comme constitutives de crimes contre l'humanité et d'un génocide»
  • Des études occidentales accusent Pékin d'avoir interné dans des «camps» au moins un million de personnes, majoritairement ouïghoures

PÉKIN : Une résolution qui «fait fi de la réalité»: la Chine s'est dite vendredi «fermement opposée» au texte adopté la veille par l'Assemblée nationale française, qui a qualifié de «génocide» le traitement par Pékin des Ouïghours.

Pour la plupart musulmans sunnites, les Ouïghours constituent le principal groupe ethnique du Xinjiang (nord-ouest de la Chine), une région longtemps meurtrie par des attentats et qui fait désormais l'objet d'une surveillance policière draconienne.

Les députés français ont adopté jeudi une résolution stipulant que l'Assemblée nationale «reconnaît officiellement les violences perpétrées par les autorités de la République populaire de Chine à l'encontre des Ouïghours comme constitutives de crimes contre l'humanité et d'un génocide», et qu'elle les «condamne».

Le texte «invite le gouvernement français» à faire de même.

Sans portée contraignante, la résolution défendue à la tribune par le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, a reçu le soutien des députés du parti présidentiel LREM et a été adopté à la quasi-unanimité des présents (169 votes pour, un contre et cinq abstentions).

«La résolution de l'Assemblée nationale française (...) fait fi de la réalité et du bon sens en matière de droit», a déclaré Zhao Lijian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

«Cela constitue une ingérence grossière dans les affaires intérieures chinoises. La Chine y est fermement opposée», a-t-il souligné lors d'une conférence de presse régulière.

- Surveillance au Xinjiang -

Le Xinjiang et d'autres provinces de Chine ont été frappés pendant plusieurs décennies, et notamment de 2009 à 2014, par des attentats attribués à des islamistes ou des séparatistes ouïghours.

Depuis plusieurs années, la région fait ainsi l'objet d'une intense surveillance: caméras omniprésentes, portiques de sécurité dans les bâtiments, forces armées très visibles dans les rues, restrictions à la délivrance des passeports...

Des études occidentales, fondées sur des interprétations de documents officiels, des témoignages de victimes présumées et des extrapolations statistiques, accusent Pékin d'avoir interné dans des «camps» au moins un million de personnes, majoritairement ouïghoures, d'effectuer des stérilisations et avortements «forcés» ou encore d'imposer du «travail forcé».

La Chine dément ces accusations. Elle réfute toute idée de «stérilisation forcée» mais concède appliquer au Xinjiang, comme partout ailleurs dans le pays, sa politique de limitation des naissances, pendant longtemps mise en oeuvre avec laxisme dans la région.

Pékin présente en outre les «camps» comme des «centres de formation professionnelle» destinés à éloigner les habitants de l'extrémisme religieux et qui seraient désormais fermés car tous les «étudiants» auraient «achevé leur formation».

- «Démagogie» -

«Si un génocide était véritablement perpétré au Xinjiang, comment se fait-il que la population ouïghoure connait toujours un taux de croissance démographique aussi important?», a déclaré le porte-parole Zhao Lijian, statistiques à l'appui.

«A ceux qui feignent (de ne pas voir les faits) ou qui font de la démagogie pour plaire du grand public, je leur dis ceci: vos paroles et vos actes ne méritent aucune attention», a-t-il assuré. «Un mensonge répété même 1.000 fois reste un mensonge».

Avant l'Assemblée nationale française, les députés de plusieurs pays occidentaux (Belgique, Royaume-Uni, Pays-Bas, Canada) avaient qualifié de «génocide» le traitement des Ouïghours par la Chine.

Le gouvernement américain utilise le même qualificatif.

Les journalistes étrangers peuvent se rendre au Xinjiang mais y sont systématiquement suivis. Il leur est donc difficile d'infirmer ou de confirmer les affirmations des différentes parties.

Amnesty International a appelé mercredi la communauté internationale à ne pas laisser la Chine utiliser les Jeux olympiques d'hiver, organisés à Pékin du 4 au 20 février, pour détourner l'attention de la situation des Ouïghours.


C1: les clubs étrangers en France devront «en principe» respecter le pass vaccinal

Photo prise lors du match de football du groupe F de la Ligue des champions de l'UEFA Napoli contre Feyenoord Rotterdam le 26 septembre 2017, au stade San Paolo à Naples. (Photo, AFP)
Photo prise lors du match de football du groupe F de la Ligue des champions de l'UEFA Napoli contre Feyenoord Rotterdam le 26 septembre 2017, au stade San Paolo à Naples. (Photo, AFP)
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  • La question se pose pour les équipes étrangères qui vont jouer des matches de Coupes d'Europe en France, où le ministère des Sports a annoncé lundi que le futur pass vaccinal allait s'appliquer dans les stades à «tout le monde»
  • En Angleterre, la Premier League avait indiqué fin décembre que 16% des joueurs n'avaient reçu aucune dose de vaccin

PARIS : Les équipes de football doivent "en principe" respecter les règles sanitaires de chaque pays, a rappelé jeudi l'UEFA, ravivant l'hypothèse de voir des joueurs non-vaccinés ne pas pouvoir évoluer en Ligue des champions en France, où un pass vaccinal va entrer en vigueur.

"Chaque équipe devra en principe se conformer aux règles applicables du pays dans lequel la rencontre se déroule", a écrit l'instance européenne dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Mais les annexes des compétitions spécifiques - toujours en cours d'écriture - qui contiennent des règles spéciales liées à la Covid pour la phase à élimination directe, pourront fournir des orientations supplémentaires à ce sujet", a-t-elle nuancé.

La question se pose pour les équipes étrangères qui vont jouer des matches de Coupes d'Europe en France, où le ministère des Sports a annoncé lundi que le futur pass vaccinal allait s'appliquer dans les stades à "tout le monde, aux bénévoles, aux sportifs de haut-niveau y compris venant de l'étranger, et jusqu'à nouvel ordre."

Cette nouvelle réglementation pourrait contraindre le club anglais de Chelsea, qui joue à Lille le 16 mars, ou les Espagnols du Real Madrid, au Paris SG le 15 février, de se priver de leurs éléments non-vaccinés, pour ces 8e de finale de la Ligue des champions.

Sont aussi concernés les Azerbaïdjanais du FK Qarabag, qui se rendent à Marseille le 17 février pour la première manche d'un barrage de qualification pour la phase finale de Ligue Europa Conférence.

En Angleterre, la Premier League avait indiqué fin décembre que 16% des joueurs n'avaient reçu aucune dose de vaccin.