La pandémie au centre des débats du symposium de Riyad sur les perspectives énergétiques

L'impact de la pandémie Covid-19 sur l'équilibre entre l'offre et la demande d'énergie est sans précédent dans l'histoire des marchés de l'énergie, selon un document issu de l'événement. (photo du fichier AFP)
L'impact de la pandémie Covid-19 sur l'équilibre entre l'offre et la demande d'énergie est sans précédent dans l'histoire des marchés de l'énergie, selon un document issu de l'événement. (photo du fichier AFP)
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Publié le Jeudi 18 février 2021

La pandémie au centre des débats du symposium de Riyad sur les perspectives énergétiques

  • La pandémie de coronavirus sera au centre de l'attention lorsque les décideurs politiques, les acteurs industriels et les experts du marché mondial de l'énergie se réuniront pour un événement virtuel organisé depuis Riyad
  • Les ajustements de la production que les producteurs de l'OPEP et des pays non membres de l'OPEP ont acceptés dans le cadre de la déclaration de Vienne de 2016

DUBAÏ : La pandémie de coronavirus est au centre des débats du symposium de Riyad sur les perspectives énergétiques. Les politiques, les acteurs industriels et les experts du marché mondial de l'énergie se réunissent aujourd'hui  dans le cadre d'un événement virtuel organisé depuis Riyad.

"L'impact de la pandémie de Covid-19 sur l'équilibre entre l'offre et la demande d'énergie est sans précédent dans l'histoire des marchés de l'énergie. Les restrictions imposées à l'économie mondiale ont provoqué un choc systémique qui a frappé le plus durement les tendances à court terme de l'offre, de la demande et des variations des stocks de liquides, comme le montrent les révisions radicales", selon un document préparé pour le forum.

"Les ajustements de la production que les producteurs de l'Opep et des pays non membres de l'Opep ont acceptés dans le cadre de la déclaration de Vienne de 2016... ont amorti le coup porté par la Covid-19 aux marchés de l'énergie, comme le soulignent les séries de données ultérieures".

"La politique énergétique structurelle et les changements du marché que la Covid-19 apporte influenceront aussi grandement l'offre et la demande futures d'énergie modélisées dans des scénarios à long terme. Une reprise économique mondiale rapide et inclusive dépend de la manière dont les diverses variables de santé publique, macroéconomiques et autres renforceront la politique énergétique nationale et internationale, le développement durable et les objectifs climatiques", ajoute le document.

Parmi les principales personnalités attendues lors de l'événement figurent le prince Abdelaziz ben Salmane, ministre de l'énergie d'Arabie saoudite, Shri Dharmendra Pradhan, ministre indien du pétrole, du gaz naturel et de l'acier, Timipre Sylva, ministre d'État nigérian chargé des ressources pétrolières, Mohammad Sanusi Barkindo, secrétaire général de l'Opep, Joseph McMonigle, secrétaire général du Forum international de l'énergie et le Dr Fatih Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Sri Lanka: hausse des taux d'intérêt, la crise va s'amplifier

Des automobilistes font la queue le long d'une rue pour acheter du carburant dans une station-service à Colombo le 3 juillet 2022 (Photo, AFP).
Des automobilistes font la queue le long d'une rue pour acheter du carburant dans une station-service à Colombo le 3 juillet 2022 (Photo, AFP).
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  • La Banque centrale du Sri Lanka a établi ses taux directeurs de dépôt et d'emprunt à respectivement 14,5% et 15,5% dans le sillage de données ayant montré une inflation record de 54,6% en juin
  • La banque centrale s'attend par ailleurs à ce que le pays entre en récession dans le courant de l'année, après une croissance de 3,7% en 2021

COLOMBO: Le Sri Lanka, en proie à une crise économique sans précédent depuis son indépendance, a augmenté jeudi ses taux d'intérêt d'un point de pourcentage - seconde hausse en trois mois - et la Banque centrale a prévenu que l'inflation pourrait atteindre 80%, anticipant une récession difficile.

La Banque centrale du Sri Lanka a établi ses taux directeurs de dépôt et d'emprunt à respectivement 14,5% et 15,5% dans le sillage de données ayant montré une inflation record de 54,6% en juin.

Selon les autorités, cette hausse des taux vise à contenir celle des prix qui s'emballe et qui pourrait atteindre 80% d'ici la fin de l'année, ainsi qu'à réduire la pression sur une économie en lambeaux.

Pénuries alimentaires, en carburants et coupures prolongées d'électricité ont entraîné depuis plusieurs mois d'importantes manifestations anti-gouvernementales, appelant notamment à la démission du président Gotabaya Rajapaksa.

La banque centrale s'attend par ailleurs à ce que le pays entre en récession dans le courant de l'année, après une croissance de 3,7% en 2021 et une contraction du Produit intérieur brut de 3,6% en 2020.

Le Premier ministre Ranil Wickremesinghe a indiqué au Parlement que le PIB pourrait fondre jusqu'à 7% cette année.

Le gouvernement, qui a fait défaut sur le remboursement d'une dette étrangère de 51 milliards de dollars en avril, négocie un plan de sauvetage avec le Fonds monétaire international.

"Des progrès importants ont été effectués en ce qui concerne les négociations avec le FMI", a relevé la banque centrale, précisant que des tractations se déroulaient également avec des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour obtenir des financements intermédiaires.


Le pétrole a fait une incursion sous les 100 dollars, malgré un marché en mal de brut

Un trader le 11 mai 2012 à New York (Photo, AFP).
Un trader le 11 mai 2012 à New York (Photo, AFP).
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  • Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, pour livraison en août, a baissé de 0,97% s'installant sous les 100 dollars depuis la veille
  • Les deux références du brut avaient connu leur plus forte baisse quotidienne depuis mars

NEW YORK: Les prix du pétrole ont poursuivi leur déclin mercredi après leur chute de la veille, entraînée par les craintes de récession et d'une baisse de la demande, le Brent faisant une incursion sous les 100 dollars le baril, après le WTI américain qui s'y installe.

Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a perdu 2,02% pour s'inscrire à 100,69 dollars, après avoir glissé en séance sous la barre symbolique des 100 dollars le baril pour la première fois depuis avril.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, pour livraison en août, a baissé de 0,97% s'installant sous les 100 dollars depuis la veille, à 98,53 dollars.

Mardi, les deux références du brut avaient connu leur plus forte baisse quotidienne depuis mars, lorsque les cours s'étaient envolés avec l'annonce d'un embargo américain sur le pétrole russe, avant de plonger quelques jours plus tard.

"Les prix du Brent ont enregistré la troisième plus forte baisse absolue depuis que le contrat à terme a commencé à être négocié en 1988", ont affirmé les analystes d'UBS, le Brent ayant dégringolé de 9,45% à la clôture après avoir dévissé de près de 11%.

"Ces déclins sont précipités par les craintes qu'une récession ne détruise davantage la demande, qui diminue déjà à cause des prix hauts", a indiqué Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

"J'ai traversé six crashes des prix du pétrole dans ma carrière dans l'industrie pétrolière, une récession pourrait en provoquer un septième", a ajouté l'analyste qui juge qu'un ralentissement marqué de l'économie "pourrait renverser" le marché de l'or noir "en provoquant un surplus de l'offre et donc une importante baisse des cours".

"Outre le pessimisme croissant concernant l'avenir de l'économie, les prix du pétrole ont également été affectés par la résurgence du dollar", affirmait pour sa part Stephen Brennock, de PVM Energy.

Le Dollar index, qui compare la devise américaine à d'autres grandes monnaies, a atteint mercredi 107,26 points, un plus haut depuis deux décennies.

Or, une appréciation marquée du billet vert pèse sur l'or noir, puisqu'il affaiblit le pouvoir d'achat des investisseurs utilisant d'autres devises.

Pour Fawad Razaqzada, analyste chez City Index interrogé par l'AFP, les prix du brut ont désormais franchi un niveau psychologique important.

Dans un scénario de récession, les analystes de Citi évoquaient même des prix du pétrole qui tomberaient à 65 dollars le baril d'ici à la fin de l'année, puis à 45 dollars en l'absence d'intervention de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (Opep+).

Pas de changement fondamental

Les analystes insistent cependant sur le fait qu'aucun changement fondamental n'a bouleversé le marché du pétrole depuis mardi. L'approvisionnement en or noir reste scruté, des perturbations de la production ayant lieu dans certains pays producteurs.

Pour Stephen Brennock, après le "bain de sang" de la veille, les prix du pétrole devraient même rebondir, les fondamentaux du marché n'ayant pas changé.

"D'une part, une récession pourrait facilement réduire la demande de pétrole. D'autre part, l'offre reste serrée", résume Russ Mould, analyste chez AJ Bell.

Le géant norvégien Equinor a cependant annoncé mercredi la reprise de la production dans trois gisements de pétrole et de gaz, après l'intervention d'Oslo pour mettre fin à une grève qui menaçait les exportations de la Norvège.

L'incertitude se cristallise autour de la capacité de l'Opep+ à produire plus de brut.

L'alliance a réitéré ses "préoccupations concernant les problèmes de capacité dus à des années de sous-investissement et l'impact des interdictions d'importation de la Russie", souligne Susannah Streeter de Hargreaves Lansdown.

"La capacité de réserve de l'Opep (...) s'est amincie pour atteindre son niveau le plus bas depuis des années", avance Stephen Brennock.


Les chefs du MI5 et du FBI mettent en garde contre l'espionnage commercial chinois

Le directeur du FBI Christopher A. Wray à Washington (Photo, AFP).
Le directeur du FBI Christopher A. Wray à Washington (Photo, AFP).
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  • Les chefs du FBI américain et du MI5 britannique ont averti qu'une invasion chinoise de Taïwan perturberait massivement le commerce international
  • Ils ont appelé le monde des affaires à rester vigilant et à signaler d'éventuelles menaces

LONDRES: Les chefs du FBI américain et du MI5 britannique ont mis en garde mercredi contre une poussée de l'espionnage commercial chinois en Occident, lors d'une rare prise de parole commune au siège du renseignement britannique à Londres.

Devant un parterre de responsables et de cadres du monde des affaires à Thames House, le directeur général du MI5 Ken McCallum et le directeur de la police fédérale américaine Chris Wray ont affirmé que la menace des espions chinois ne cessait de grandir.

D'après M. McCallum, le MI5 --service de renseignement intérieur du Royaume-Uni-- a pris soin d'étoffer ses opérations en lien avec la Chine.

"Aujourd'hui, nous menons sept fois plus d'enquêtes qu'en 2018", a-t-il dit. "Nous prévoyons de nous développer à nouveau d'autant, tout en maintenant un effort important contre les menaces secrètes russes et iraniennes".

Selon lui, les services de renseignement chinois adoptent une approche lente et patiente pour développer des sources et accéder aux informations, et peu de personnes ciblées se reconnaissent comme telles.

"Des activités hostiles se déroulent actuellement sur le sol britannique", a-t-il affirmé.

"En termes de volume, la majeure partie de ce qui est menacé par l'agression du Parti communiste chinois, ce n'est pas, pour ainsi dire, les choses dont je m'occupe. C'est ce dont vous vous occupez --l'expertise, la technologie, la recherche et l'avantage commercial de pointe, développés et détenus par les personnes dans cette salle, et d'autres comme vous", a-t-il ajouté.

M. Wray a lui déclaré que la menace chinoise était un "danger complexe, durable et omniprésent" pour les Etats-Unis et le Royaume-Uni ainsi que pour d'autres alliés.

La Chine est "déterminée à voler votre technologie (...) et à l'utiliser pour saper vos activités et dominer votre marché", a-t-il dit.

Les deux hommes ont également averti qu'une invasion chinoise de Taïwan perturberait massivement le commerce et l'industrie mondiaux.

Ils ont appelé le monde des affaires à rester vigilant et à signaler d'éventuelles menaces.

"Le Parti communiste chinois s'intéresse à nos systèmes démocratique, médiatique et juridique. Pas pour les imiter, malheureusement, mais pour les utiliser à son profit", a déclaré M. McCallum.

Pékin, par la voix de son ambassade à Londres, a rejeté ces accusations, les estimant "dépourvues de fondement".

"Les prétendues affaires qu'ils ont évoquées ne sont que des rideaux de fumée", a indiqué un porte-parole de l'ambassade de Chine au Royaume-Uni dans un communiqué publié sur le site internet de la représentation diplomatique.

"Ils propagent toutes sortes de mensonges au sujet de la Chine pour salir le système politique chinois, pour doper le sentiment anti-chinois et son exclusion, et pour détourner l'attention du public afin de camoufler leurs propres actions infâmes", a-t-il lancé.