Fusils et pistolet: une élue du Congrès américain expose ses armes sur Zoom

Lauren Boebert pose pour un portrait au Shooters Grill à Rifle, Colorado, le 24 avril 2018. Un membre républicain du Congrès américain a fait sourciller le 18 février 2021 lorsqu'elle a participé à une réunion du comité Zoom avec un arsenal d'armes à feu stratégiquement disposées dans son arrière-plan. (EMILY KASK / AFP)
Lauren Boebert pose pour un portrait au Shooters Grill à Rifle, Colorado, le 24 avril 2018. Un membre républicain du Congrès américain a fait sourciller le 18 février 2021 lorsqu'elle a participé à une réunion du comité Zoom avec un arsenal d'armes à feu stratégiquement disposées dans son arrière-plan. (EMILY KASK / AFP)
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Publié le Vendredi 19 février 2021

Fusils et pistolet: une élue du Congrès américain expose ses armes sur Zoom

  • Siégeant à la Chambre des représentants depuis janvier, Lauren Boebert, 34 ans, s'est déjà faite connaître en affirmant qu'elle comptait garder son arme de poing au Congrès
  • Les images de Lauren Boebert parlant devant ses armes ont rapidement circulé sur Twitter, suscitant de vives critiques

WASHINGTON : Une élue républicaine du Congrès américain connue pour sa farouche défense du droit à porter des armes est apparue jeudi avec, derrière elle, trois fusils et un pistolet, lors de la réunion en ligne d'une commission parlementaire d'ordinaire plus ronronnante.   

Siégeant à la Chambre des représentants depuis janvier, Lauren Boebert, 34 ans, s'est déjà faite connaître en affirmant qu'elle comptait garder son arme de poing au Congrès, puis en protestant contre l'installation de détecteurs à métaux à l'entrée de l'hémicycle après l'assaut meurtrier du Capitole.

Cette fervente partisane de Donald Trump voulait dénoncer jeudi une règle de la commission sur les Ressources naturelles interdisant les armes dans sa salle de réunion à Washington.

"Cette règle est absurde", a lancé l'élue depuis sa circonscription du Colorado, lors d'une réunion sur Zoom. "C'est une violation flagrante de nos droits constitutionnels", a-t-elle martelé, ses armes exposées derrière elle sur une étagère.

Une règle "nécessaire", a rétorqué un élu démocrate, Jared Huffman, en la citant en exemple. 

"Si quelqu'un veut avoir un autel en l'honneur de son fétichisme des armes en fond Zoom dans sa vie privée, il peut le faire", a-t-il poursuivi sur Zoom.

"Mais il s'agit de notre salle d'audience, et à un moment, nous allons surmonter l'épidémie de Covid et nous allons tous commencer à revenir en personne, et il est donc important de prendre en considération notre sécurité et notre capacité à mener nos affaires civilement et sans nous sentir menacés", a-t-il ajouté. 

Les images de Lauren Boebert parlant devant ses armes ont rapidement circulé sur Twitter, suscitant de vives critiques. 

Le compte souvent humoristique "Room Rater", qui note les fonds visible derrière les intervenants dans des réunions Zoom, a dénoncé son choix, en affirmant que "le rangement dangereux d'armes à feu ne fait pas rire". 

"Qui a dit qu'elles étaient rangées", a répondu l'élue sur Twitter. "Elles sont prêtes à être utilisées."

Mariée et mère de quatre enfants, Lauren Boebert est originaire de la ville de Rifle, dans le Colorado. Un nom qui signifie justement "fusil" en anglais. 

Elle souligne sur sa page officielle du Congrès que les employés de son restaurant "Shooters Grill", décoré dans un style Western, portent ouvertement leurs armes.

 


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.