Le prince Harry et Meghan perdent leurs derniers titres officiels

Le 25 avril 2018, le prince britannique Harry et sa fiancée américaine Meghan Markle assistent à un service de commémoration et d'action de grâce pour marquer le jour d'Anzac à l'abbaye de Westminster à Londres. (Eddie Mulholland/Pool/AFP)
Le 25 avril 2018, le prince britannique Harry et sa fiancée américaine Meghan Markle assistent à un service de commémoration et d'action de grâce pour marquer le jour d'Anzac à l'abbaye de Westminster à Londres. (Eddie Mulholland/Pool/AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 19 février 2021

Le prince Harry et Meghan perdent leurs derniers titres officiels

  • Le prince britannique Harry renoncera à ses titres militaires honorifiques et à ses patronages a annoncé le palais de Buckingham le 19 février 2021
  • Lui-même et son épouse Meghan Markle ont confirmé à la reine qu’ils ne reviendront pas aux activités qui étaient les leurs en tant que membres de la famille royale

LONDRES : La rupture est consommée entre le prince Harry et son épouse Meghan, et la famille royale britannique: le palais de Buckingham a annoncé vendredi que le couple perdait ses derniers titres, après avoir confirmé son retrait définitif de la "firme".

Un an auparavant, Harry et Meghan avaient lâché une bombe en annonçant leur retrait de leurs obligations, l'expliquant par la lourdeur de la pression médiatique et leur désir de mener une vie indépendante de la royauté, y compris au plan financier.

Effective le 31 mars dernier, cette décision devait être revue au bout d'un an. Mais la reine Elizabeth n'a pas même attendu pour trancher et annoncer sa décision, qui frappe particulièrement durement le prince Harry, très attaché à ses titres militaires.

"Le duc et la duchesse de Sussex ont confirmé à sa majesté la Reine qu'ils ne redeviendront pas membres actifs de la famille royale", a annoncé le palais dans un communiqué.

"Attristés"

"La Reine a écrit pour confirmer qu'en renonçant au travail lié à l'appartenance à la famille royale, il n'est pas possible de continuer à exercer les responsabilités et devoirs inhérents à une vie au service du public", ajoute le communiqué, en relevant que "tous sont attristés" par la décision.

Harry, 36 ans, perd ainsi ses titres militaires, notamment dans les Royal Marines, auxquels il était très attaché après avoir servi en Afghanistan, une expérience dont il était sorti mûri après avoir joué le rôle de "bad boy" de la famille, ainsi que sa fonction représentative pour la fédération de rugby.

Meghan Markle, ancienne actrice, perdra ses patronages caritatifs, notamment au National Theatre de Londres et au sein du Commonwealth.

La première réaction du couple est venue via un porte-parole: quel que soit leur rôle officiel, le duc et la duchesse "restent attachés à leur devoir et leur service au Royaume-Uni et dans le reste du monde".

Pour la commentatrice Angela Levin, auteure d'un livre sur Harry, la reine entend être représentée "par le meilleur service, avec des gens dévoués à la cause et un sens élevé du devoir" et "elle a juste senti qu'elle ne pouvait plus laisser durer la situation".

Interview avec Oprah

Harry et Meghan, avec leur fils d'un an, Archie, se sont installés dans leur nouvelle vie en emménageant dans une luxueuse villa située à Santa Barbara, près de Los Angeles. Ils ont d'ores et déjà signé des contrats avec les plateformes Netflix et Spotify.

Le couple met régulièrement en avant sa volonté d'œuvrer pour des causes humanitaires via leur nouvelle fondation, Archwell, au nom inspiré par leur fils.

Tout en critiquant la pression des médias, ils les utilisent régulièrement pour faire passer leurs messages : Meghan a ainsi annoncé récemment dans une tribune au New York Times qu'elle avait subi une fausse couche.

Et le couple a décidé de s'expliquer sur sa décision de couper les ponts avec la famille royale dans un long entretien avec la star de l'interview confession Oprah Winfrey, qui sera diffusé le 7 mars à la télévision américaine.

Les médias britanniques attendent, en transe, les éventuelles révélations de cet entretien, dans un pays où la famille royale, surnommée "la firme", a pour devise  "never complain, never explain"  - ne jamais se plaindre, ne jamais s'expliquer.

Le couple a alimenté la chronique en annonçant le jour de la Saint-Valentin qu'ils attendaient un deuxième enfant.

Autre bonne nouvelle pour eux: Meghan a remporté récemment une action en justice au Royaume-Uni contre la société éditrice du tabloïd Mail on Sunday, qu'elle poursuivait pour atteinte à la vie privée après la publication d'une lettre adressée à son père, avec lequel elle a rompu les ponts depuis son mariage avec Harry.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

Short Url
  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

Short Url
  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".


Les Etats-Unis et l'Iran s'attaquent mutuellement malgré le cessez-le-feu

Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent. (AFP)
Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent. (AFP)
Short Url
  • Les informations de médias américains pendant le week-end faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même
  • Et tandis que sur le front libanais Israël a intensifié son offensive, l'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine

TEHERAN: Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent.

Les informations de médias américains pendant le week-end faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même.

Et tandis que sur le front libanais Israël a intensifié son offensive, l'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dimanche soir sur X.

Ces opérations ont été menées "en réponse à des actions agressives de l'Iran, dont la destruction d'un drone américain MQ-1 qui opérait au-dessus des eaux internationales", a ajouté la même source.

Les Gardiens de la Révolution iraniens, peu après, ont affirmé avoir attaqué une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire.

La localisation de cette base n'a pas été précisée dans le communiqué des Gardiens diffusé par les médias d'Etat.

L'armée du Koweït a annoncé de son côté faire face à une attaque de drones et missiles.

Washington et Téhéran s'étaient déjà accusés mutuellement jeudi de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, après des frappes américaines sur le sud de l'Iran suivies d'une attaque contre le Koweït.

Plus de fermeté 

La guerre a été déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, alors que Téhéran et Washington avaient repris des négociations sur le nucléaire. Le conflit, qui a fait des milliers de morts, ébranle l'économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole.

Alors que les deux pays semblaient ces derniers jours se rapprocher d'un accord, le New York Times a rapporté samedi, sans plus de détails, que le président américain avait durci sa proposition et envoyé une nouvelle version d'un possible protocole d'accord à Téhéran.

Selon le site américain Axios, M. Trump, dont la priorité déclarée est de mettre fin au programme nucléaire iranien et de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, souhaite plus de fermeté des négociateurs de Washington.

La chaîne CBS a rapporté dimanche soir que la nouvelle proposition américaine prévoit une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours avec des clauses prévoyant la réouverture d'Ormuz et un cadre pour une reprise des négociations sur le nucléaire.

"Nous n'approuverons aucun accord tant que nous n'aurons pas la certitude que les droits du peuple iranien ont été pleinement garantis", a averti dimanche le principal négociateur iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

L'Iran, qui revendique son droit à mener un programme nucléaire civil, a toujours démenti vouloir se doter de l'arme atomique, malgré les soupçons en ce sens des Etats-Unis et de nombreux pays.

Il souhaite aborder ce dossier dans un second temps en cas d'accord avec Washington et exige une levée immédiate des sanctions le frappant.

Site stratégique 

Donald Trump a insisté dimanche sur Truth Social que le projet d'accord "stipule très clairement que l'Iran n'aura pas d'arme nucléaire", et ce "en des termes très fermes".

Téhéran insiste aussi pour que tout accord inclue la fin des hostilités au Liban, où Israël veut "éliminer" le Hezbollah pro-iranien.

Mais sur ce front, l'armée israélienne continue à avancer dans le sud du pays où elle a mené de nouvelles frappes, et le Hezbollah poursuit ses attaques notamment dans le nord israélien, malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril, mais non respectée.

L'armée israélienne s'est emparée dimanche de la forteresse médiévale de Beaufort, un site stratégique où elle avait établi une base pendant les deux décennies de l'occupation israélienne, achevée en 2000.

Pour les Etats-Unis, c'est au Hezbollah de cesser les tirs en premier, en contrepartie de quoi Israël "s'abstiendrait de toute escalade à Beyrouth", selon un plan rapporté par un responsable américain à la suite d'entretiens menés dimanche par le chef de la diplomatie Marco Rubio avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

La France a demandé une réunion d'urgence au Conseil de sécurité, qui se tiendra lundi, selon des sources diplomatiques à l'AFP.