Trump évacué pendant sa conférence de presse suite à des tirs à l’extérieur de la Maison-Blanche

Quelques minutes après le début d’une conférence de presse, Trump a été emmené hors de la salle sans aucune explication sur l’interruption. (Brendan SMIALOWSKI/AFP)
Quelques minutes après le début d’une conférence de presse, Trump a été emmené hors de la salle sans aucune explication sur l’interruption. (Brendan SMIALOWSKI/AFP)
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Publié le Mardi 11 août 2020

Trump évacué pendant sa conférence de presse suite à des tirs à l’extérieur de la Maison-Blanche

  • « ll y a eu des tirs et quelqu'un a été transporté à l'hôpital. Je ne connais pas l’état de la personne »
  • « Nous aimerions que les démocrates se concentrent sur autre chose que le renflouement des Etats mal dirigés », a par ailleurs accusé Donald Trump, lors de sa conférence de presse

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump a été brusquement escorté de la salle de conférence de presse de la Maison-Blanche lundi, peu après des tirs survenus à l’extérieur de la clôture entourant le complexe présidentiel.

Le président s’exprimait notamment sur un plan économique d'aide aux Américains, qui fait l’objet d’un litige entre Républicains et démocrates.   

Quelques minutes après le début d’une conférence de presse, Trump a été emmené hors de la salle sans aucune explication sur l’interruption. Le secrétaire du Trésor Steven Mnuchin et Russ Vought, le directeur du Bureau de la gestion et du budget de la Maison-Blanche ont également été emmenés hors de la salle et les portes ont été verrouillées.

A son retour à la conférence de presse après plusieurs minutes, Donald Trump a déclaré qu’un officier des services secrets avait tiré sur quelqu’un et qu’ils avaient été transportés vers un hôpital.  A la question de savoir si ce suspect était armé, le président a répondu: « D’après ce que je comprends, oui. »

« Il s’agissait de tirs à l'extérieur de la Maison-Blanche », a déclaré le président Trump. « Cela semble totalement sous contrôle... Mais il y a eu des tirs et quelqu'un a été transporté à l'hôpital.  Je ne connais pas l’état de la personne. »

Personne d'autre n'a été blessé lors des tirs, a ajouté le président américain. Il a salué la réponse rapide des services secrets et a déclaré que l'agence aurait plus de détails sur l'événement plus tard. « Nous ne disposons pas encore de détails - nous venons de découvrir ce qui s’est passé tout à l'heure », a déclaré Trump aux journalistes. Les services secrets n'ont pas immédiatement répondu aux questions concernant l'incident.

Des négociations au point mort

Les négociations sur un plan d'aide aux Américains étaient au point mort lundi, et la Maison Blanche et les démocrates se rejetaient la responsabilité après deux semaines de discussions tendues à l'approche de la présidentielle et quatre décrets signés par Donald Trump.

« Nous aimerions que les démocrates se concentrent sur autre chose que le renflouement des Etats mal dirigés », a accusé Donald Trump lundi, lors de sa conférence de presse.

Le président américain reproche aux démocrates de vouloir aider des Etats en difficulté financière dirigés par des gouverneurs démocrates.

Le nouveau plan d'aide vise les ménages, les entreprises, les écoles et les collectivités locales, éprouvés par les conséquences de la pandémie de Covid-19.

Mais les discussions achoppent sur les mesures à adopter, et le montant total de l'enveloppe: 3.000 milliards de dollars côté démocrates, 1.000 milliards côté républicains.

Les démocrates ont proposé un compromis à 2.000 milliards, que la Maison Blanche a refusé.

A moins de trois mois de l'élection présidentielle, les votes sont dans toutes les têtes.

Donald Trump, qui raille l'intransigeance de l'opposition dans ces négociations, a signé samedi quatre décrets. Ces mesures temporaires prévoient un gel des charges salariales, une allocation chômage prolongée de 400 dollars par semaine, des protections pour les locataires menacés d'expulsion et un report du remboursement des emprunts étudiants.

Elles risquent toutefois d'être contestées en justice puisque c'est au Congrès que la Constitution américaine confère la plupart des décisions budgétaires du pays.

« Ces décrets sont risibles », a dénoncé le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, lundi sur MSNBC.

Mais cela pourrait pousser les républicains « à s'asseoir avec nous » pour négocier, a-t-il estimé, car « ces décrets sont simplement considérés, au mieux comme inefficaces, au pire comme risibles ».

« Nous sommes prêts. Mais nous devons nous rejoindre à mi-chemin », a-t-il ajouté, disant ne pas vouloir se « contenter de quelque chose de faible qui ne fonctionne pas ».

Et la Maison Blanche de renvoyer la balle: Donald Trump a dit lundi soir avoir parlé à plusieurs démocrates depuis vendredi, mais ni à Chuck Schumer, ni à la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi.

« Nous serons plus que ravis de les rencontrer » lorsqu'ils le souhaiteront, a ajouté Steven Mnuchin, lors de cette même conférence de presse.

Il avait appelé dans la matinée les démocrates à se montrer « raisonnables » pour atteindre un compromis, affirmant que cela ne pourrait être le cas « si leur attitude est ‘’nous préférons ne rien lâcher que de trouver un accord’’ ».

Il avait également assuré que le président Donald Trump était « déterminé à dépenser ce qui est nécessaire ».


Paris accueillera la Coupe du monde d'esport 2026

 L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
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  • C'est la première fois que l'événement se tient en dehors de l'Arabie saoudite
  • La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs

RIYAD: L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris, pour la première fois en dehors de Riyad.

Le tournoi se déroulera du 6 juillet au 23 août et devrait rassembler plus de 2 000 joueurs et 200 clubs de plus de 100 pays.

L'Esports Foundation a déclaré que cette décision reflétait une stratégie à long terme visant à étendre le tournoi à l'échelle internationale par le biais d'une rotation des villes hôtes, tout en maintenant Riyad comme lieu d'accueil de la compétition.

La décision d'organiser l'événement 2026 à Paris fait suite à ce que les organisateurs ont décrit comme un long processus d'évaluation et a été prise "à la lumière de la situation régionale actuelle".

Ralf Reichert, PDG de l'Esports Foundation, a déclaré : Riyad a contribué à faire de la Coupe du monde d'esport un phénomène mondial", ajoutant : "Riyad est la patrie de la Coupe du monde d'esport : "Riyad est le siège d'EWC et l'un des principaux centres mondiaux de l'esport.


Ralf Reichert (G), PDG de l'Esports Foundation, s'entretient avec le président français Emmanuel Macron. (Fourni)
Les organisateurs ont déclaré que la capitale française avait été choisie en raison de son profil sportif mondial et du soutien local important qu'elle apporte aux sports électroniques et aux événements de jeu.

La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs.

L'édition de l'année dernière a généré plus de 350 millions d'heures de visionnage et a été diffusée sur 28 plateformes par 97 partenaires dans 35 langues, touchant des téléspectateurs dans 140 pays.

La compétition de 2026 comprendra 24 matchs répartis en 25 tournois, et les joueurs se disputeront une cagnotte de plus de 75 millions de dollars.

De plus amples informations sur le site de Paris devraient être annoncées dans les semaines à venir.


Financement du terrorisme: les pays n'ont pas d'autre choix que de collaborer, affirme la présidente du Gafi

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
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  • Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme
  • Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump

PARIS: Les pays ne peuvent pas se permettre de ne pas collaborer entre eux pour lutter contre le financement du terrorisme, a déclaré mardi à l'AFP la présidente du Gafi, organisme international chargé de coordonner ce combat.

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris.

Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, notamment en évaluant les systèmes nationaux et en recommandant des mesures de contrôle.

Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump, la Russie et la Chine.

"Nous devons coopérer. Nous devons échanger des informations. Prenez par exemple la France et les Jeux olympiques de 2024: plusieurs attaques terroristes ont été déjouées et stoppées grâce au renseignement financier. Nous savons donc que cela fonctionne et que cela peut dissuader les attaques. Nous n'avons pas le luxe d'arrêter", a-t-elle déclaré.

Lors de sa prise de parole au début de la réunion, le Secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent a réaffirmé que les Etats-Unis devaient être soutenus dans leur politique de sanctions contre l'Iran, un sujet qui n'est que marginalement lié à la lutte contre le financement du terrorisme, selon l'Elysée.

Lors de cette 5e conférence "No money for terror", qui réunit plusieurs dizaines de délégations, l'objectif est de "continuer à travailler pour être capable de faire face aux innovations, adapter les méthodes, les outils, partager les bonnes pratiques", selon la présidence française.

Les services de renseignement constatent un éclatement de la menace terroriste, notamment jihadiste, dans un environnement marqué d'une part par l'affaiblissement des deux grandes centrales, Al-Qaida et l'organisation de l'Etat islamique, au profit de leurs franchises territoriales, et d'autre part, par la montée en puissance de la menace intérieure, émanant de personnes isolées qui n'agissent pas nécessairement en lien avec des donneurs d'ordre en amont.

Les circuits de financement ont aussi évolué. "Le panorama que nous avons aujourd'hui est complètement différent de celui de 2018, lorsque cette conférence a commencé. À l'époque, tout était plus centralisé", rappelle Mme de Anda Madrazo.

"Aujourd'hui, nous avons de multiples cellules et une plus grande décentralisation. Mais les outils ont aussi changé. Nous avons désormais les actifs virtuels, la numérisation et une économie dont l'architecture est différente. Et la combinaison des mécanismes traditionnels et des nouvelles technologies constitue effectivement un défi".


Le G7 Finances «réaffirme son engagement envers une coopération multilatérale» face aux risques sur l'économie mondiale

Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris. (AFP)
Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris. (AFP)
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  • Le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a évoqué "des discussions franches, parfois difficiles, directes pour trouver des solutions de long terme et de court terme aux gros enjeux économiques mondiaux
  • Il a souligné que les ministres des Finances des G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) appelaient notamment à la réouverture du détroit d'Ormuz

PARIS: Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris.

Cela "met en relief l'engagement des partenaires internationaux pour promouvoir la résilience, le développement et la croissance économique afin de garantir une prospérité partagée", ajoutent les participants dans une déclaration, publiée après des échanges élargis mardi à d'autres pays invités (Kenya, Brésil, Inde, Corée du Sud).

La présidence française espérait ce réengagement, dans une période géopolitique troublée.

Les banques centrales, associées aux discussions, ont, elles, indiqué à nouveau être "fermement déterminées à maintenir la stabilité des prix et à assurer la résilience durable du système financier".

"La politique monétaire restera tributaire des données: les banques centrales suivent de près l’impact des tensions sur les prix de l’énergie et des autres matières premières sur l’inflation, les anticipations d’inflation et l’activité économique", ajoute cette déclaration.

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a évoqué "des discussions franches, parfois difficiles, directes pour trouver des solutions de long terme et de court terme aux gros enjeux économiques mondiaux afin de garantir la stabilité économique", lors d'une conférence de presse.

Il a souligné que les ministres des Finances des G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) appelaient notamment à la réouverture du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour les hydrocarbures et l'engrais, bloqué par l'Iran dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient.

Avant le sommet des dirigeants du G7 à Evian du 15 au 17 juin, "nous avons, je pense, pas mal avancé le travail, de manière à ce que nos leaders puissent, je l'espère en tout cas, le conclure sur des sujets aussi importants, très concrètement, que les minerais critiques, que le règlement des déséquilibres globaux", a-t-il par ailleurs indiqué.

M. Lescure a aussi affirmé mardi "la volonté" des pays du G7 de "maintenir la pression sur la Russie" pour qu'elle ne profite pas de la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi prolonger la suspension temporaire des sanctions sur le pétrole russe stocké en mer pour modérer la flambée des cours du brut consécutive à la guerre au Moyen-Orient.