Les prix des logements anciens à Paris commencent à baisser, après une hausse en 2020

Le «freinage, initié dans Paris, se dessine et se diffuse progressivement vers la proche périphérie», selon la Chambre des notaires. (AFP)
Le «freinage, initié dans Paris, se dessine et se diffuse progressivement vers la proche périphérie», selon la Chambre des notaires. (AFP)
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Publié le Jeudi 25 février 2021

Les prix des logements anciens à Paris commencent à baisser, après une hausse en 2020

  • Dans la capitale, «les prix ont fait une pause du 3e au 4e trimestre 2020 en passant de 10.790 EUR le m2 à 10 770 EUR», selon la Chambre des notaires du Grand Paris
  • «Après un record historique en novembre 2020 (10.850 EUR le m2) suivi d'une baisse, la tendance baissière des prix devrait se prolonger dans les prochains mois à Paris. La hausse annuelle pourrait être inférieure à 1%, ce qui n’est pas arrivé depuis 2015»

PARIS: Les prix des logements anciens à Paris ont grimpé de 5,4% sur un an au quatrième trimestre 2020, avec une moyenne de 10.770 EUR le mètre carré, mais ont amorcé une légère baisse qui pourrait se prolonger en 2021, selon la Chambre des notaires.

Dans la capitale, «les prix ont fait une pause du 3e au 4e trimestre 2020 en passant de 10.790 EUR le m2 à 10 770 EUR», selon la Chambre des notaires du Grand Paris.

«Après un record historique en novembre 2020 (10.850 EUR le m2) suivi d'une baisse, la tendance baissière des prix devrait se prolonger dans les prochains mois à Paris. La hausse annuelle pourrait être inférieure à 1%, ce qui n’est pas arrivé depuis 2015», ajoute l'organisation dans un communiqué.

«Aujourd'hui, la tension [sur les prix] diminue» mais «quand les biens sont au prix du marché, les ventes se font sans négociation», a commenté au cours d'une conférence de presse Thierry Delesalle, le président de la commission des statistiques immobilières de la Chambre.

Le «freinage, initié dans Paris, se dessine et se diffuse progressivement vers la proche périphérie», selon la Chambre. 

Globalement, selon les notaires, de nombreux éléments décrivent en Ile-de-France «un marché qui résiste, compte tenu d’un contexte économique, psychologique et social particulièrement difficile, mais qui s’essouffle et se fragilise».

Ainsi à Paris »les prix, qui augmentaient encore de 8% par an au 1er trimestre 2020, de 7,8% au 2e trimestre puis de 7% au 3e trimestre, n’étaient plus qu’en hausse annuelle de 5,4% au 4e trimestre 2020», selon l'organisation professionnelle.

D'après les indicateurs avancés sur les avant-contrats, dans Paris, «le mouvement légèrement baissier se prolongerait début 2021 pour laisser un prix au mètre carré attendu à 10.600 EUR en avril 2021, en baisse de 0,4% en 3 mois». 

Il serait ainsi quasiment identique (+0,8%) à la valeur d’avril 2020 (10.520 EUR le m2), selon la même source.

La Grande Couronne attire

Au quatrième trimestre, les prix au m2 s'échelonnent entre 9.210 EUR dans le XIXe arrondissement et 14 240 EUR dans le VIe, c'est-à-dire «1,55 fois plus cher que le XIXe» ce qui est un «ratio historiquement bas», selon les notaires.

Au 4e trimestre 2000, le quartier le plus onéreux était cinq fois plus cher que le quartier le plus abordable, rappellent la Chambre des notaires.

Quatre arrondissements se situent encore en dessous de 10.000 EUR le m2 (XIIe, XIIIe, XIXe et XXe), tandis que quatre dépassent 12.000 EUR le m2 (Paris Centre, Ve, VIe et VIIe). Le VIe arrondissement est le seul à dépasser 14.000 EUR le m2.

Conséquence de l'épidémie de Covid-19 et des restrictions de déplacement, le nombre d'acquéreurs étrangers non-résidents, habituellement très présents sur le marché de l'immobilier haut de gamme, n'a jamais été aussi bas, avec 1,8% des ventes contre 2,5 à 3% habituellement. 

Pour 2021, les notaires restent prudents, car l'année sera «la résultante, complexe et incertaine, d’un contexte économique qui pourrait se durcir pour les ménages et d’une situation sanitaire toujours très fragile».

Par ailleurs, la situation sanitaire, les confinements et le développement du télétravail semblent précipiter les choix de vie pour certains en poussant de nombreux parisiens hors de la capitale.

Le marché de la maison en Ile-de-France «a bel et bien profité d’une attractivité renforcée avec une croissance de ses volumes de ventes de 8%, uniquement imputable à la Grande Couronne (+13%), où l’offre est abondante et les prix plus modérés».

Les notaires de Grande Couronne indiquent rencontrer davantage d’acquéreurs parisiens et de la Petite Couronne que dans le passé, intéressés par de grandes maisons.

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Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com