Le premier ambassadeur émirati en Israël prend ses fonctions

Mohamed Mahmoud Fateh Ali Al Khaja. (AFP)
Mohamed Mahmoud Fateh Ali Al Khaja. (AFP)
Short Url
Publié le Lundi 01 mars 2021

Le premier ambassadeur émirati en Israël prend ses fonctions

  • Mohamed Mahmoud Fateh Ali Al Khaja a présenté ses lettres de créance au président israélien Reuven Rivlin lors d'une cérémonie à la résidence présidentielle à Jérusalem
  • S'exprimant en hébreu après quelques mots de bienvenue en arabe, M. Rivlin a salué le diplomate émirati l'assurant de «l'émotion de tout un peuple (...) avide de faire connaissance avec votre peuple»

JERUSALEM : Le premier ambassadeur émirati en Israël a pris ses fonctions lundi, se disant «fier» et «honoré» d'oeuvrer à développer les relations entre les deux pays, quelques mois après leur normalisation.

Mohamed Mahmoud Fateh Ali Al Khaja a présenté ses lettres de créance au président israélien Reuven Rivlin lors d'une cérémonie à la résidence présidentielle à Jérusalem.

S'exprimant en hébreu après quelques mots de bienvenue en arabe, M. Rivlin a salué le diplomate émirati l'assurant de «l'émotion de tout un peuple (...) avide de faire connaissance avec votre peuple».

«Je mettrai tout en œuvre pour renforcer ces liens et rapprocher la culture des deux pays et de leurs peuples», a déclaré le diplomate émirati, aux côtés de M. Rivlin. 

 «Je travaillerai sans relâche pour renforcer les liens politiques entre nos deux pays au service de nos peuples et de la stabilité régionale», a-t-il ajouté

Lors d'une rencontre avec le chef de la diplomatie israélienne Gabi Ashkenazi, le diplomate émirati avait dit auparavant «être très fier et honoré d'être le premier ambassadeur émirati auprès de l'Etat d'Israël».

«Ma mission ici est de nourrir et de développer cette relation. Nous espérons que cela apportera la paix et la prospérité aux peuples du Moyen-Orient», avait encore affirmé le diplomate, qui doit visiter mardi Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem.

Les Emirats arabes unis ont été, avec Bahreïn, les premiers pays du Golfe à avoir conclu en septembre dernier des accords de normalisation des relations avec Israël, négociés sous l'égide des Etats-Unis.

Dans la foulée de cette vague de normalisation, de nombreux accords commerciaux ont été signés entre les Emirats et Israël dans les secteurs de l'agro-alimentaire, du tourisme et des hautes technologies.

Fin janvier, Israël avait annoncé l'ouverture d'une ambassade aux Emirats et l'arrivée de son représentant Eitan Na'eh.

La première ambassade émiratie en Israël est située à Tel-Aviv, métropole israélienne où sont basées la majorité des représentations diplomatiques car ne reconnaissant pas Jérusalem comme capitale d'Israël.

Israël a annexé en 1967 la partie orientale de la ville sainte et considère l'ensemble de Jérusalem comme sa capitale «indivisible», tandis que les Palestiniens aspirent à faire de Jérusalem-Est la capitale d'un éventuel Etat indépendant.

 

 


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Short Url
  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Short Url
  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
Short Url
  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.