France-Algérie: « ni déni ni repentance »

Les Algériens et les Européens d'Algérie déposent leur bulletin de vote pour le référendum sur l'autodétermination de l'Algérie dans les urnes du bureau de vote de Kéria, près de Tiaret, le 08 janvier 1961, pendant la guerre d'Algérie. Le président de Gaulle a décidé le référendum dans l'espoir de mettre fin au conflit qui avait débuté en novembre 1954 pour l'indépendance de l'Algérie. Jacques Landry / AFP
Les Algériens et les Européens d'Algérie déposent leur bulletin de vote pour le référendum sur l'autodétermination de l'Algérie dans les urnes du bureau de vote de Kéria, près de Tiaret, le 08 janvier 1961, pendant la guerre d'Algérie. Le président de Gaulle a décidé le référendum dans l'espoir de mettre fin au conflit qui avait débuté en novembre 1954 pour l'indépendance de l'Algérie. Jacques Landry / AFP
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Publié le Mardi 02 mars 2021

France-Algérie: « ni déni ni repentance »

  • La réconciliation entre Paris et Alger doit s'inscrire dans le cadre d'une reconnaissance mutuelle qui ne soit « ni déni ni repentance », affirme l'ambassadeur de France en Algérie
  • Dans un interview télévisée, le président Abdelmadjid Tebboune, avait affirmé que les Algériens « ne renoncer(aie)nt jamais à (leur) mémoire »

ALGER : La réconciliation entre Paris et Alger doit s'inscrire dans le cadre d'une reconnaissance mutuelle qui ne soit "ni le déni, ni la repentance", affirme mardi l'ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette, dans une interview à un quotidien algérien.

gouyette
L'ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette. (AFP).

"C'est d'un dialogue entre nos deux pays que pourront émerger des mesures symboliques et des actes concrets qui concrétiseront cette volonté nouvelle de réconciliation des peuples français et algérien", plaide M. Gouyette, interrogé sur le récent rapport de l'historien français Benjamin Stora.

M. Stora, spécialiste reconnu de l'histoire contemporaine de l'Algérie, a été chargé en juillet par le président Emmanuel Macron de "dresser un état des lieux juste et précis du chemin accompli en France sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie".

Diversement accueilli, son rapport, remis le 20 janvier, a soulevé de vives critiques, aussi bien en Algérie qu'en France, notamment pour ne pas avoir préconisé des "excuses" de Paris pour la colonisation.

"Je pense que l'objet même de la mission de Benjamin Stora a été mal compris par certains, en France comme en Algérie", estime le diplomate, dans son entretien avec le quotidien francophone L'Expression, proche du pouvoir. 

"Depuis son élection, le président Macron a engagé une démarche de reconnaissance lucide des crimes commis durant la période coloniale dans une volonté sincère d'apaisement des mémoires, en France comme dans notre relation avec l'Algérie".

François Gouyette, ambassadeur de France en Algérie

"Nous avons observé des réactions critiques de la part de différents groupes mémoriels qui ont jugé que le rapport ne rendait pas suffisamment justice à leur propre expérience de la colonisation et de la guerre", dit-il.

Premier président français né après la guerre d'Algérie (1954-1962), M. Macron s'est engagé à prendre des "actes symboliques" pour tenter de réconcilier les deux pays, mais il a exclu toute "repentance" et "excuses".

"Depuis son élection, le président Macron a engagé une démarche de reconnaissance lucide des crimes commis durant la période coloniale dans une volonté sincère d'apaisement des mémoires, en France comme dans notre relation avec l'Algérie", explique l'ambassadeur.  

"Il souhaite poursuivre ce travail par des gestes réciproques, dans un espace de reconnaissance mutuelle avec l'Algérie qui ne soit ni le déni ni la repentance", précise-t-il.

Dans un interview télévisée lundi soir, le président Abdelmadjid Tebboune, interrogé sur le même sujet, a répondu que les Algériens "ne renoncer(aie)nt jamais à (leur) mémoire".

"Nous ne privilégierons pas de bonnes relations (avec la France, ndlr) au détriment de l'histoire et de la mémoire, mais les problèmes se règlent avec intelligence et dans le calme, et non avec des slogans", a-t-il ajouté.

A l'approche du 60e anniversaire de la fin de la guerre et de l'indépendance de l'Algérie en 2022, la "réconciliation des mémoires" est un dossier prioritaire entre Alger et Paris.

MM. Macron et Tebboune se sont engagés à travailler ensemble sur cette question mémorielle.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com