L'Irak commence à vacciner contre la Covid-19

Les Irakiens se font vacciner contre la Covid-19 avec le vaccin chinois Sinopharm dans une maison de retraite privée à Bagdad le 2 mars 2021 (Photo, AFP)
Les Irakiens se font vacciner contre la Covid-19 avec le vaccin chinois Sinopharm dans une maison de retraite privée à Bagdad le 2 mars 2021 (Photo, AFP)
Les Irakiens se font vacciner contre la Covid-19 avec le vaccin chinois Sinopharm dans une maison de retraite privée à Bagdad le 2 mars 2021 (Photo, AFP)
Les Irakiens se font vacciner contre la Covid-19 avec le vaccin chinois Sinopharm dans une maison de retraite privée à Bagdad le 2 mars 2021 (Photo, AFP)
Les Irakiens se font vacciner contre la Covid-19 avec le vaccin chinois Sinopharm dans une maison de retraite privée à Bagdad le 2 mars 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 03 mars 2021

L'Irak commence à vacciner contre la Covid-19

  • La campagne de vaccination a été lancée alors que l'Irak lutte contre une deuxième vague d'infections, avec plus de 4 000 nouveaux cas par jour
  • L'Irak dit vouloir vacciner en priorité soignants, forces de l'ordre et personnes âgées, mais jusqu'ici seuls des politiciens sont parvenus à obtenir des doses de vaccin par des voies détournées

BAGDAD: L'Irak a commencé mardi à vacciner des médecins après avoir reçu dans la nuit 50 000 doses de vaccins du laboratoire chinois Sinopharm, alors que le pays de 40 millions d'habitants aux infrastructures en ruines est confronté à une forte hausse de contaminations à la Covid-19.  

Cette campagne a été lancée alors que l'Irak lutte contre une deuxième vague d'infections, avec plus de 4 000 nouveaux cas par jour, et avant la visite de trois jours du pape François à partir de vendredi.  

Dans la Cité médicale de Bagdad, connue jusque dans les années 1980 dans tout le monde arabe mais aujourd'hui décrépie, des médecins ont reçu leur première dose devant la presse et le ministre de la Santé, Hassan al-Tamimi.  

« Nous avons distribué les vaccins dès leur arrivée, d'autres vaccinations auront lieu demain dans d'autres provinces et dans des lieux reculés », a-t-il assuré.  

Il a ajouté que cinq centres de vaccination avaient ouvert dans le pays, sans toutefois donner plus de précisions.  

Officiellement, l'Irak dit vouloir vacciner en priorité soignants, forces de l'ordre et personnes âgées, mais jusqu'ici seuls des politiciens sont parvenus à obtenir des doses de vaccin par des voies détournées.  

Les premières doses arrivées par avion dans la nuit étaient « un cadeau », selon l'ambassade de Chine.  

Mais aussitôt ces vaccins reçus, Bagdad a commandé 2 millions de doses supplémentaires à Pékin, a ajouté le ministère de la Santé.  

Sinopharm assure que son vaccin est efficace à 72,51%, contre 95% pour Pfizer-BioNTech et 94,5% pour Moderna.  

Au même moment, le ministère lançait une plate-forme en ligne de rendez-vous pour une vaccination « gratuite ». Elle ne fonctionnait pas mardi, ont constaté des journalistes.  

Depuis des mois, les autorités sont critiquées pour leur gestion de la Covid en Irak, dont les frontières sont très poreuses avec l'Iran, pays le plus touché du Moyen-Orient par la Covid.   

Dans le même temps, très peu d'Irakiens se plient à la distanciation sociale ou au port du masque, malgré les confinements décrétés.  

Si les premiers Irakiens ont été vaccinés mardi, deux hauts responsables et un troisième, retiré des affaires, ont indiqué avoir reçu en janvier déjà une ou deux doses du « vaccin chinois ».  

Ils ont expliqué qu'un des politiciens les plus en vue du pays avait reçu un millier de doses via des contacts en Chine, qu'il avait ensuite distribuées à de nombreux élus et responsables gouvernementaux.  

Pour le reste des 40 millions d'Irakiens, qui manquent de médicaments, d'hôpitaux et de médecins depuis des décennies, le pays devrait recevoir environ 2 millions de doses d'AstraZeneca via le dispositif Covax d'aide aux pays défavorisés.  

Bagdad, qui traverse la pire crise économique de son histoire, assure avoir en outre déjà commandé 1,5 million de doses à Pfizer grâce à un prêt de la Banque mondiale.  

Selon un récent sondage de la Banque mondiale, seuls 39% des 10 000 Irakiens interrogés veulent se faire vacciner. Quant aux personnels soignants interrogés, ils n'étaient que 42% à vouloir le faire.  

A ce jour, le pays recense officiellement 703 778 contaminations, dont 13 458 décès.  


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
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Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.