L'Égypte craint une deuxième vague alors que les cas de Covid-19 augmentent

Lundi, le ministère égyptien de la Santé a signalé 174 nouveaux cas et 26 nouveaux décès dus à la maladie, des chiffres en augmentation. (Photo AFP).
Lundi, le ministère égyptien de la Santé a signalé 174 nouveaux cas et 26 nouveaux décès dus à la maladie, des chiffres en augmentation. (Photo AFP).
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Publié le Mercredi 12 août 2020

L'Égypte craint une deuxième vague alors que les cas de Covid-19 augmentent

  • Les autorités préviennent que les mesures de santé sont ignorées après les festivités de l'Aïd Al-Adha
  • Les avertissements concernant une deuxième vague en Égypte ont été un sujet « tendance » sur Twitter et « la deuxième vague » était la phrase la plus tweetée !

LE CAIRE : L'Égypte a mis en garde contre une deuxième vague de coronavirus dans le pays à la suite d'un récent pic d'infections.

Cet avertissement anéantit les espoirs de la fin de la pandémie après une baisse prometteuse du nombre de cas au cours de la semaine dernière.

Lundi, le ministère égyptien de la Santé a signalé 174 nouveaux cas et 26 nouveaux décès dus à la maladie, des chiffres en augmentation.

Beaucoup redoutent une deuxième vague, d'autant plus que les précautions sanitaires et les directives relatives aux masques sont ignorées. Les centres commerciaux, les cafés, les restaurants et les plages connaissent une très forte fréquentation dans tout le pays.

« Nous ne pouvons pas dire que nous sommes entrés dans une deuxième vague de coronavirus parce que la vague actuelle n'est pas terminée », a déclaré le conseiller présidentiel pour la santé, Mohammad Awad Tajuddin.

« Le nombre de cas avait baissé, mais nous avons constaté une augmentation ces derniers jours. Nous nous y attendions car la même chose s'est produite lors de l'Aïd Al-Fitr en raison de grands rassemblements sur les côtes et sur les plages », a-t-il ajouté.

Lors d’un entretien sur la chaîne de télévision Al-Mihwar, il a déclaré qu'une deuxième vague est attendue à l'automne en raison de la baisse des températures et de la similitude de la maladie avec la grippe saisonnière.

Le conseiller a ajouté que les hôpitaux d'isolement sont prêts en cas d'augmentation des cas nécessitant des soins intensifs.

Dimanche, la ministre de la Santé et de la Population, Hala Zayed, a exhorté les Égyptiens à suivre des mesures préventives, en particulier après les célébrations de l'Aïd Al-Adha.

Le ministère a récemment rouvert de nombreux hôpitaux d'isolement qui avaient été fermés il y a plusieurs semaines, dans le cadre d'une stratégie de lutte contre la forte augmentation du nombre des cas.

Khaled Mujahid, conseiller médiatique du ministère de la Santé, a déclaré que les hôpitaux traiteraient les cas modérés et graves de coronavirus, tandis que les personnes atteintes de formes mineures de la maladie suivraient les directives d'« autoquarantaine ».

Il a exhorté toute personne âgée de plus de 60 ans ou souffrant de maladies chroniques – notamment le diabète, l'hypertension artérielle, les maladies cardiaques, les maladies pulmonaires chroniques, les maladies cérébrovasculaires, les maladies rénales chroniques –, ainsi que les femmes enceintes, à éviter les rassemblements.

Les avertissements concernant une deuxième vague en Égypte ont été un sujet « tendance » sur Twitter et « la deuxième vague » était la phrase la plus tweetée !

Hussam Hosni, chef du comité scientifique de lutte contre le coronavirus au ministère de la Santé, a déclaré que le retour d'un nombre élevé de cas est dû à l'ignorance des mesures de précaution, il a cependant ajouté que le pays n’est pas encore entré dans la deuxième phase de la pandémie.

Il a expliqué que l'Égypte avait contrôlé la pandémie durant la première phase et il a appelé les gens à suivre des mesures de précaution.

Lundi, le nombre de cas de coronavirus dans le pays depuis le début de la pandémie s'élevait à 95 666, dont 53 779 guérisons et 5035 décès.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.