Attaque à l'arme blanche en Suède : le suspect est un Afghan arrivé en 2018

Un bouquet de roses en forme de cœur est placé dans la rue principale de la ville de Vetlanda le 4 mars 2021, un jour après une attaque au couteau. Trois personnes sont en danger de mort après l'attaque au couteau du 3 mars 2021 qui a fait huit blessés dans la ville de Vetlanda, dans le sud de la Suède. (Jonathan NACKSTRAND / AFP)
Un bouquet de roses en forme de cœur est placé dans la rue principale de la ville de Vetlanda le 4 mars 2021, un jour après une attaque au couteau. Trois personnes sont en danger de mort après l'attaque au couteau du 3 mars 2021 qui a fait huit blessés dans la ville de Vetlanda, dans le sud de la Suède. (Jonathan NACKSTRAND / AFP)
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Publié le Jeudi 04 mars 2021

Attaque à l'arme blanche en Suède : le suspect est un Afghan arrivé en 2018

  • Selon les autorités, il était connu de la police pour des infractions mineures
  • Trois des blessés souffrent de blessures engageant leur pronostic vital et deux de blessures graves

STOCKHOLM : Le suspect de l'attaque à l'arme blanche qui a fait sept blessés mercredi en Suède est un Afghan de 22 ans, arrivé dans le pays nordique en 2018, rapportent plusieurs médias suédois jeudi.

L'assaillant présumé vivait depuis quelques mois à Vetlanda, petite ville sans histoires de 13.000 habitants dans le sud de la Suède où a eu lieu l'attaque, et la police a perquisitionné à son domicile durant la nuit, affirment les quotidiens Aftonbladet et Expressen.

La police, qui enquête sur de possibles motivations terroristes en plus de tentatives de meurtres, n'a pas confirmé l'identité ni la nationalité du jeune homme, mais a indiqué qu'il habitait dans la région et qu'il était âgé d'une vingtaine d'années.

Selon les autorités, il était connu de la police pour des infractions mineures - selon les médias locaux il avait fait l'objet d'une condamnation pour une petite consommation de cannabis.

Selon le récit de la police, l'attaque s'est produite vers 15H00 (14H00 GMT) à cinq lieux distincts du centre-ville de Vetlanda, distants de quelques centaines de mètres. Le suspect a ensuite été interpellé un peu plus tard après qu'un policier l'a blessé par balle à la jambe.

Sept personnes ont été blessées dans l'attaque, considérée comme possiblement "terroriste", a indiqué la police dans la nuit de mercredi à jeudi, révisant son bilan à la baisse.

"Le nombre de blessés touchés par l'assaillant présumé s'élève à sept. Auparavant, les informations avançaient un chiffre de huit blessés", a indiqué la police dans un communiqué jeudi matin.

Trois des blessés souffrent de blessures engageant leur pronostic vital et deux de blessures graves, selon un bilan fourni en fin de soirée par l'hôpital de Jönköping, le chef-lieu de la région.

La police avait initialement écarté la piste terroriste mais avait finalement indiqué suspecter un possible "crime terroriste".

Les enquêteurs sont restés prudents mercredi soir lors d'une conférence de presse. "Il y a des détails de l'enquête qui font que nous travaillons sur de possibles motivations terroristes. Mais je ne peux pas préciser de quoi il s'agit", selon la cheffe de la police locale.

Un nouveau point presse doit se tenir jeudi, dans l'après midi.

Le suspect, hospitalisé pour le traitement de ses blessures, n'était pas en état d'être entendu.

La Suède été visée à deux reprises par des attentats ces dernières années, en 2010 et 2017.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.