Patrick Dupond parti rejoindre les «étoiles»

 Patrick Dupond, la star de la danse, n'est plus. (Photo, AFP/Archives)
Patrick Dupond, la star de la danse, n'est plus. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Samedi 06 mars 2021

Patrick Dupond parti rejoindre les «étoiles»

  • Il était le danseur classique français le plus connu du grand public et ancien danseur étoile de l'Opéra de Paris
  • Le Président Macron et son épouse ont salué « une grande étoile du XXe siècle qui sut conquérir de nouveaux publics à la danse et éblouir de son talent par-delà nos frontières »

PARIS : Il était le danseur classique français le plus connu du grand public: Patrick Dupond, ancien danseur étoile de l'Opéra de Paris et star de la danse, est décédé vendredi à l'âge de 61 ans, des suites d'une « maladie foudroyante ».

« Patrick Dupond s'est envolé ce matin pour danser avec les étoiles », a annoncé sa collaboratrice Leïla Da Rocha. « Il est décédé à la suite d'une maladie foudroyante" qui l'a frappé il y a "quelques mois », a-t-elle dit, très émue.

Le Président Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont salué « une grande étoile du XXe siècle qui sut conquérir de nouveaux publics à la danse et éblouir de son talent par-delà nos frontières », et qui « brilla le plus fort sur la scène de l’Opéra de Paris ».

« Il est une icône de la danse, un artiste extraordinaire qui a électrisé la scène et le public. Il avait cette capacité à emmener le public dans son imaginaire grâce à sa technique éblouissante », a affirmé Marie-Claude Pietragalla, nommée étoile de l'Opéra en 1990 par Patrick Dupond durant son mandat de directeur de la danse. Pleurant son partenaire sur scène et son mentor, elle a ajouté que Dupond avait « démocratisé » la danse et « savait en parler ».

« Perdre un si grand artiste et un ami, en cette période, est juste de trop. Dupond et Dupont c'est fini... On aura bien rigolé Patrick », a écrit sur Instagram Aurélie Dupont, l'actuelle directrice de la danse à l'Opéra. « Merci d'avoir brillé si fort », a écrit le danseur étoile Hugo Marchand, en référence à celui qui a inspiré des générations de danseurs masculins.

Blessure profonde

Patrick Dupond avait trouvé sa voie très jeune dans la danse classique après s'être essayé, en vain, au football et au judo. Max Bozzoni, ancien danseur à l'Opéra de Paris et professeur de ballet, sera son « professeur à vie ». 

Sacré à 21 ans étoile de l'Opéra, il a longtemps été l'enfant chéri de l'institution. A 31 ans, il succède au légendaire Rudolf Noureev à la direction de la danse de l'Opéra et de 1990 à 1995, il cumule les fonctions de patron et de danseur, avant de redevenir étoile.

Ses qualités d'acteur séduisent les plus grands chorégraphes, de Roland Petit à Maurice Béjart. Charismatique et spontané, il draine les foules lors de ses tournées à l'étranger, notamment aux Etats-Unis et au Japon. « Une rock star comme il n'y en plus aujourd'hui pour le ballet ! » a regretté l'ex-danseur étoile Manuel Legris, actuellement directeur de la danse à la Scala de Milan.

En 1997, c'est le drame : il quitte « la maison » après son licenciement, il avait accepté, sans l'accord de son employeur, de siéger au jury du festival de Cannes. Il sera dédommagé en cassation mais son départ restera une blessure profonde.

Dans un communiqué, l'Opéra de Paris a fait part vendredi de sa « profonde tristesse » après la disparition du danseur. « Sa personne et son nom resteront attachés à un pan de l’histoire de l’institution ».

Sauvé par la danse 

En 2000, Patrick Dupond est victime d'un grave accident de voiture. Son corps est brisé par 134 fractures et les médecins lui annoncent qu'il ne dansera plus.

« La danse m'a donné un cadre et une liberté, le moyen d'exister de la belle façon, faisant du bien et échappant à tous les pièges. Maintes fois, je suis tombé, la danse m'en a sorti », affirmait-il au Figaro en août.

Après avoir tenté le cinéma (« Dancing Machine » avec Alain Delon en 1990), dansé avec les chevaux du Cadre noir, il est aussi beaucoup apparu sur le petit écran.

Après une participation – « éprouvante », selon lui – dans le programme de téléréalité « La ferme des célébrités » en 2005, il est revenu à la télévision deux ans plus tard comme membre du jury de « La France a un incroyable talent » sur M6.

Il renouvellera l'expérience entre 2014 et 2017 dans « Prodiges » sur France 2 avant de rejoindre en 2018 le jury de « Danse avec les stars » sur TF1 qui s'est dit « très triste » de sa disparition.

Ces dernières années, il s'était installé à Soissons (Aisne), où il avait rejoint l'école de Leïla Da Rocha, avec qui il montait des spectacles mêlant danse classique et orientale. 

Le Ballet de Lorraine, anciennement Ballet Français de Nancy qu'il a dirigé, a rendu hommage à un artiste qui a voulu faire « connaître la danse à tous, et plus seulement aux plus privilégiés ».

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a salué la mémoire d'un artiste « follement talentueux » et son prédécesseur Jack Lang, qui l'avait nommé directeur, un « danseur de rêve ».


Avec la plateforme RMC+, CMA Media accélère sur le streaming

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
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  • "Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain"
  • Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming

PARIS: Chaînes en direct, contenus du média Brut ou séries verticales: le groupe CMA Media, propriétaire de BFMTV et RMC, lance mardi une nouvelle plateforme de streaming avec l'ambition de changer d'échelle sur le numérique.

RMC+, qui succède à RMC BFM Play, va réunir sur une seule plateforme gratuite ses chaînes de la TNT (BFMTV, RMC Story, RMC Découverte, RMC Life), dix chaînes thématiques, dont une chaîne Brut - le média en ligne devenu propriété de CMA Media en 2025 -, et une offre de près de 10.000 heures de contenus à la demande.

En misant sur les classiques des chaînes RMC (mécanique, histoire et découverte, sport, enquêtes criminelles), des mini-séries verticales (ou micro-drama), des telenovelas et des créateurs de contenus comme Nota Bene ou Loury Lag notamment, "ce sera une véritable plateforme de streaming", résume Julie Gauchotte, directrice de la stratégie numérique de RMC BFM.

"Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain", ajoute auprès de l'AFP Stéphane Sallé de Chou, directeur général du pôle Entertainment CMA Media.

"Mais on veut être les meilleurs dans nos univers", poursuit-il.

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. CMA Media est aussi entrée en phase finale d'acquisition de la chaîne RMC Sport, qui diffuse notamment le MMA (arts martiaux mixtes).

Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming. Mais leurs recettes publicitaires se concentrent encore très majoritairement sur la télé dite linéaire, à 93% dans le cas des chaînes BFMTV et RMC, contre 6% pour la plateforme RMC BFM Play et 1% sur les réseaux sociaux, explique-t-on chez CMA Média.

CMA Media a également noué début 2026 un partenariat avec Youtube pour y diffuser ses contenus et a lancé une agence de production audiovisuelle, CMA Studio. Le groupe compte aussi lancer un studio de créateurs de contenus, CMA Creator, d'ici fin 2026.

En parallèle, CMA Media veut faire des économies en vendant les neuf chaînes de télévision locales de BFM.


Mort à 79 ans de l'artiste palestinien Sliman Mansour

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
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  • Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970
  • Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne"

RAMALLAH: Le peintre et sculpteur Sliman Mansour, l'un des artistes palestiniens les plus renommés, est mort lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille.

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches.

"Le dernier chapitre a été écrit. Le cœur serré par un chagrin indicible, nous annonçons que notre cher père a quitté ce monde", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Pour le monde, il laisse derrière lui une vie emplie de beauté et de mémoire, ainsi qu'un héritage qui se perpétuera à travers toutes les personnes dont il a marqué l'existence. Quant à nous, nous avons perdu un père qui était notre source d'amour, de force et notre refuge", ajoute la famille.

Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970.

Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne".

Le ministère a salué sa toile la plus connue, "Camel of Hardships" ("Le Chameau des fardeaux", 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - la qualifiant d'"icône nationale et artistique". L'oeuvre de Sliman Mansour faisait office "de témoin de l'histoire palestinienne et de gardien de l'identité", a-t-il ajouté.

Pleurant une "immense perte", la galerie Zawyeh de Ramallah a salué une "figure artistique majeure", qui, "à travers son œuvre, a exploré les thèmes du déplacement, de la résilience, de la résistance et du lien indéfectible unissant les Palestiniens à leur terre natale".

Sliman Mansour a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2019.


Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais

Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais
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  • Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale
  • Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros)

HIGASHIOSAKA: Pris de vertiges après être arrivé au travail à vélo sous la chaleur écrasante de l'été japonais, Isao Tabuchi, 51 ans, se dirige vers la dernière acquisition de son entreprise: un réfrigérateur pour humains.

"J'ai vraiment pu récupérer grâce à ça. Une fois qu'on l'utilise, c'est vraiment très frais", explique-t-il à l'AFP à la sortie de la machine, dans la ville industrielle de Higashiosaka (ouest du Japon), écrasée par le soleil d'août.

L'engin de la taille d'une cabine téléphonique, où des jets d'air à 5°C maintiennent une température froide, n'a été commercialisé que cette année mais rencontre déjà un vif succès dans un pays confronté à une hausse constante des températures.

Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros). Ses clients les installent notamment sur des chantiers, des usines et des entrepôts.

Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale.

"Il est grand, cher, et ce n'est pas le genre de produit que l'on peut expliquer simplement avec des mots" pour convaincre les clients. "Il y avait donc beaucoup d'incertitudes", explique-t-elle.

Selon les scientifiques, le changement climatique causé par l'activité humaine accroît la fréquence et l'intensité des épisodes de chaleur extrême. En 2025, le Japon a connu l'été le plus chaud de son histoire.

Cette année, l'Agence météorologique japonaise a même introduit un nouveau terme, "kokushobi" ("jour de chaleur cruelle"), lorsque la température atteint 40°C, appelant la population à considérer la chaleur extrême comme une catastrophe naturelle.

Deux minutes pour sécher 

A Tokyo, près de 120 décès liés à la chaleur ont été enregistrés entre mi-juillet et mi-août. À l'échelle nationale, près de 63.000 personnes ont nécessité des soins d'urgence cet été.

Depuis l'an dernier, les entreprises japonaises sont soumises à des obligations renforcées pour protéger les salariés travaillant dans la chaleur. Les chantiers doivent notamment fournir des vêtements adaptés, comme des vestes ventilées, ainsi que des espaces de repos climatisés et des zones ombragées.

L'impact économique est déjà tangible. Selon une enquête de Teikoku Databank publiée en juillet, 50% des entreprises estiment que la chaleur intense perturbe leurs activités, tandis que près de 88% ont renforcé leurs mesures de protection des salariés.

Le réfrigérateur humain, branché sur une prise électrique classique, consomme environ 16 yens d'électricité par heure selon son fabricant. Afin d'éviter tout usage excessif, il s'arrête automatiquement au bout de 20 minutes.

Pour Yutaka Kono, de l'entreprise Konoe, où travaille Isao Tabuchi, investir dans la lutte contre la chaleur est devenu indispensable pour conserver les effectifs et attirer de nouveaux employés.

"J'ai été vraiment surpris par ce concept consistant à faire entrer les gens dans une sorte de réfrigérateur. J'ai trouvé très séduisante l'idée qu'une personne puisse y faire baisser instantanément sa température corporelle à un niveau sûr", explique-t-il.

Taichi Konishi, 24 ans, l'utilise environ trois fois par jour. Après avoir déplacé à la main de lourdes caisses d'outils et de pièces métalliques, il entre dans la cabine et s'assoit.

"C'est vraiment agréable", confie-t-il à l'AFP. "Je n'y suis resté qu'environ deux minutes, mais cela a suffi pour faire sécher toute ma transpiration."